L’industrie du doute...

source : JOURNAL L'ÂGE DE FAIRE·LUNDI 28 NOVEMBRE 2016
site web : ici

Les sels nitrités, injectés dans les jambons pour leur donner la couleur rose, ne présentent aucun danger pour la santé ; les rejets de boues rouges en Méditerranée n’ont aucun impact sur l’environnement ; le réchauffement climatique n’a aucun lien avec l’activité humaine. Ne vous énervez pas : L’âge de faire n’a pas brutalement retourné sa veste. Nous ne croyons évidemment à aucune de ces affirmations. Et pourtant : vous trouverez facilement des « études scientifiques » qui vous démontreront que toutes ces allégations décrivent bel et bien la vérité.

« Ce travail de désinformation se fait à plusieurs niveaux. Et le premier niveau, c’est celui du langage », explique l’expert en storytelling, Christian Salmon, dans le documentaire Zone Rouge (L’ÂdF n°112). Ainsi, plutôt que de parler de « boues », les experts en communication au service de l’industriel ont préféré imposer le terme de « résidus ». Et plutôt que de dire qu’elles n’étaient « pas toxiques » (ce qui laisse toujours supposer l’inverse), ils ont opté pour un terme parfaitement neutre : « inerte ». Avouons-le : rejeter des « résidus inertes » au fond de l’eau, c’est beaucoup moins inquiétant que de balancer des « boues toxiques » dans la Méditerranée.

Deuxième niveau : celui de la lutte scientifique. Il y a heureusement des experts pour alerter sur les dangers de telle ou telle pratique, de tel ou tel produit. Le magazine Cash investigation, diffusé sur France 2, était par exemple allé à la rencontre de Susan Preston-Martin, une chercheuse en épidémiologie qui avait montré un lien entre une consommation excessive de hotdog et le développement de certains cancers. À peine ses conclusions étaient-elles publiées qu’une armée de « confrères », rémunérés par l’industrie agroalimentaire, se mettait en branle pour pointer de supposées approximations et de prétendues erreurs de la scientifique. « C’est un grand classique », explique, dans Cash, le professeur Stanton Glantz, qui a étudié les méthodes développées par l’industrie du tabac. Les professeurs Seralini (qui fait un lien entre la consommation d’OGM et l’apparition de certains cancers) et Belpomme (qui a dénoncé l’utilisation du très nocif pesticide chlordécone aux Antilles et travaille sur les ondes électromagnétiques) peuvent vous en parler. Et nous manquons ici de place pour citer tous les chercheurs ayant fait l’objet de telles cabales.

Après avoir décrédibilisé l’adversaire, l’industriel s’emploie généralement à produire sa propre documentation pour donner un (semblant de) crédit scientifique aux thèses qui lui conviennent. Le professeur Stanton Glantz poursuit : « Comme les questions abordées sont assez techniques, [lorsque] vous êtes un politique ou un journaliste, à moins d’être très pointu, tout ce que vous entendez, c’est : "tel scientifique a dit ça, tel autre a dit le contraire". » « Tant qu’il y a controverse, il y a doute, et le doute bénéficie toujours à l’accusé », poursuit dans Zone Rouge Frédéric Ogé, chercheur au CNRS. En faisant valoir qu’il n’y a pas de consensus scientifique, l’industriel repousse les décisions politiques. Une méthode qui est d’autant plus efficace que les responsables politiques ne demandent souvent qu’à se faire bercer d’illusions par les grandes firmes. Il n’y a pas si longtemps, fumer était bon pour la santé, l’amiante ne présentait aucun danger et le Médiator était un médicament homologué par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssap). Les OGM dans nos assiettes, les ondes électromagnétiques, l’aluminium de nos vaccins, les sels nitrités de nos jambons, ou les boues toxiques dans la Méditerranée sont-ils inoffensifs ? Chacun a le droit d’en douter. Au minimum !

Nicolas Bérard

Recette de jus de chou kale, pomme et gingembre

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Recette de Melle L sur le site de nos amis suisses : veggieromandie.ch

Faire son jus maison, c’est un petit luxe que je me suis accordée il y a 1 an. Pour moi, c’est vraiment la meilleure manière de commencer la journée: c’est hydratant, niveau santé bien mieux que les jus industriels et surtout, c’est délicieux !

Ayant eu la chance de recevoir un extracteur de jus (un moyen de gamme, ce qui suffit amplement) à la Noël, je peux chaque matin me régaler de ces jus verts. Car oui, souvent, c’est une verdure avec une pomme, mon jus en devient automatiquement vert !

Mon classique: persil + pomme. Mais aujourd’hui, cette recette se fera avec le très célèbre chou «kale», le chou plume (ou frisé, on s’en sort plus) comme on l’appelle ici.

Le chou kale/plume a énormément de vertus ! Riche en vitamine A et K, il est excellent pour les yeux et la protection du système immunitaire notamment. Il y a tout à y gagner à l’incorporer dans son alimentation, et en version crue, it’s best!

INGRÉDIENTS

Pour un grand verre de jus:

  • 3 feuilles de chou plume « kale » vert
  • 1 ou 2 pommes, au goût
  • 1 petit bout de gingembre
  • optionnel: un quartier de citron sans la peau

RECETTE

Couper en petits bouts les tiges et les feuilles de chou, les pommes et le gingembre (pas besoin de le peler) et passer à l’extracteur de jus.

Déguster immédiatement et lentement, faut en profiter héhé… de préférence au soleil près d’une fenêtre, ça peut être plus agréable que devant son smartphone ^_^

PAS D’EXTRACTEUR ?

Pas de panique ! Passer les ingrédients au blender/mixer, avec un peu d’eau, et filtrer avec une étamine, un bas propre ou à travers un chinois.

On peut aussi juste mixer le tout et en faire un smoothie au lieu d’un jus 😉 Dans ce cas, il faut retirer les tiges dures des feuilles de chou et peler le gingembre.

Conseil: garder en bouche quelques secondes avant d’avaler, pour pré-digérer le smoothie, et ainsi éviter les ballonnements.

Cultiver et faire sa propre moutarde, c'est simple, bien, bon et de saison !

La moutarde est une plante extrêmement intéressante en agriculture. Elle sert en effet d'engrais vert et peut également être utilisée pour préparer de la moutarde (le condiment) ou assaisonner des conserves, comme les cornichons par exemple.

Nom : moutarde blanche (il existe d'autres variétés)
Nom scientifique : Sinapis alba
Famille : Brassicacées
Origine : Afrique du Nord, Proche Orient et Europe
La moutarde n'est pas panifiable. D'ailleurs, ça vaut mieux... Un pain fait avec de la farine de moutarde vous tuerait certainement !

Grains de moutarde blanche comparés à une pièce de 1 €

Grains de moutarde blanche comparés à une pièce de 1 €

Préparation du sol avant le semis

La moutarde se débrouille en tout sol, même très pauvre. En tant qu'engrais vert, elle a même la particularité de fertiliser le sol en lui apportant de l'azote.
La moutarde ne craint pas vraiment les mauvaise herbes car elle pousse très vite (et occupe donc le terrains avant que les autres plantes ne s'installent). Un bêchage rapide est suffisant.

Quand semer de la moutarde ?

Semez la moutarde à la volée, durant toute la belle saison (mai à septembre). Recouvrez éventuellement les graines en passant le râteau. En général, la moutarde est semée juste après les récoltes potagères. En occupant le sol rapidement, elle limite l'invasion des mauvaises herbes et le lessivage des sols durant l'hiver.

Les différentes étapes de la culture de la moutarde

La moutarde germe et se développe très vite. Elle peut atteindre 50 à 80 cm, sa taille adulte, en seulement un mois si les conditions sont favorables. Elle met plutôt 2 mois pour arriver à maturité.

Les étapes de la croissance de la moutarde blanche

Les étapes de la croissance de la moutarde blanche

La moutarde est une plante mellifère, qui favorisera la pollinisation au sein de votre jardin.

Quand récolter la moutarde ?

Selon votre objectif, la moutarde ne se récoltera pas au même moment.
Si vous souhaitez amender votre sol (= l'enrichir), n'attendez pas que les gousses qui contiennent les graines se forment. La moutarde se ressèmerait... Coupez-la et enfouissez-la peu profondément juste avant la floraison, lorsqu'elle est encore "tendre". Elle se décomposera mieux.

Si l'hiver s'annonce, laissez les tiges coupées à même le sol, cela protégera un peu la vie souterraine et incitera les vers de terre à remonter pour aérer votre terre de jardin. Cela évitera également la repousse des mauvaises herbes.

Si au contraire votre but est de récolter les graines de moutarde, attendez que les gousses se forment et soient bien remplies puis arrachez-les lorsqu'elles sont bien sèches. Il suffit de les pincer entre les doigts pour qu'elles explosent et libèrent les graines.
Lors de cette opération, méfiez-vous de ne pas trop écraser de graines de moutarde. La puissante odeur de moutarde qui se dégage pourrait vous incommoder.

Source : monjardinbio.com
 

LA RECETTE !

Tout le monde sait faire une mayonnaise, mais très peu d’entre nous savent qu’il est possible de faire une belle et savoureuse moutarde maison. Vous allez voir qu’il est très facile de réussir cette recette et qu’il deviendra alors inutile d’en acheter des toutes faites qui contiennent des ingrédients qui n’ont rien à faire là. La recette que nous allons vous donner correspond à un pot de moutarde que vous pourrez conserver environ six mois au frigo.

Quels sont les Ingrédients ?

  • 1/4 de tasse de graines de moutarde jaune
  • 1/2 tasse de vinaigre de cidre
  • 3 cuillères à soupe d’huile de sésame
  • 1 cuillère d’arrow-root (optionnel, utilisé comme épaississant)
  • 1 cuillère à café de sirop d’érable
  • 1/2 cuillère à café de curcuma moulu
  • 1/2 cuillère à café de sel de mer
  • 1 pincée de paprika

Comment le préparer ?

Je vous ai promis une recette toute simple et je vais m’y tenir. Commencez par mettre à tremper les graines de moutarde une trentaine de minutes. Il vous faudra ensuite filtrer le tout pour retirer le maximum d’eau. Vous pourrez jeter cette eau de trempage qui est inutile. Prenez votre blinder ou votre mixeur, ajoutez-y tous les autres ingrédients et mettez en dernier vos graines de moutarde. Mixez le tout à vitesse moyenne jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène lisse.

Eh bien voilà, votre moutarde maison est terminée. Quand je vous disais que la recette était ultra simple ! Mettez-la au frigo quelque temps pour profiter de ses arômes avant de la consommer comme sauce de salade ou en assaisonnement pour vos viandes. Régalez-vous !


source : Pierro sur permacultuers.com

Fin de l'été au jardin ! on récolte ses graines pour l'année d'après

Fin de l'été au potager : c'est le moment de surveiller la montée à graines ou bien le degré de maturité des fruits et des semences que vous souhaitez récupérer.

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L’habitude est dorénavant prise d’acheter dans le commerce ses graines et d’avoir ainsi la garantie d’une semence certifiée. Pourtant, il n’est pas si loin le temps où, faute de pouvoir se les procurer à l’extérieur, les jardiniers assuraient eux-mêmes cette part fondamentale de la culture.
Sans vouloir produire à tout-va, il est cependant envisageable de retrouver – en respectant quelques règles simples – ce plaisir oublié. Quelle joie de voir s’accomplir dans son jardin le cycle complet de la plante, du semis à la future graine !

La fin de l’été demeure une des meilleures périodes pour récolter les graines, tant dans les fruits, pour la plupart bien mûrs, que sur les fleurs que les jours longs et les rayons de soleil estivaux commencent à dessécher. Signe qu’un temps nouveau se profile, celui de la reproduction. À nous de savoir tirer profit de cette fabuleuse capacité de la nature à proliférer, et de repérer la juste maturité des porte-graines. Ces derniers auront été soigneusement sélectionnés au cours de la saison, condition sine qua non de la réussite. Quant à la récolte et au stockage, nul besoin de matériel onéreux : un peu d’observation, bien entendu, un peu de temps et quelques astuces suffiront.

Récolter avec la lune

Les jours-graines et fruits en période de lune ascendante sont propices à la récolte des graines. Repérez les dates dans le calendrier lunaire. Le jardinier soucieux de respecter le cycle lunaire doit y être attentif. Qu’il s’agisse de récolter des graines de légumes (à feuilles ou à racines), de fleurs ou alors de fruits, les jours sont les mêmes. Attention, suivre le cycle lunaire apporte une contrainte météorologique supplémentaire. Afin de faciliter le séchage et d’améliorer encore la conservation, sachez que de nombreuses graines réclament un temps particulièrement sec et sain, ce qui n’est pas toujours le cas aux bonnes dates lunaires.

Tomate, l’art de la fermentation

À moins que l’été ne soit extrêmement chaud et que les températures caniculaires ne provoquent une très large ouverture des fleurs, les tomates ne s’hybrident pas naturellement...
Découvrez comment récolter, conserver les graines : la tomate, l’art de la fermentation.

Les graines des fruits charnus

Morelle, physalis... pas besoin de fermentation pour récupérer leurs graines. Mode d'emploi.
La fermentation de certains fruits et légumes potagers, pourtant du même type que les tomates, n’est pas indispensable pour récupérer les graines. C’est en effet le cas des morelles (Balbis, Ogomo ou encore Sunberry), qui appartiennent pourtant au genre Solanum, mais aussi de nombreux fruits charnus (cerises de terre, tomatillos, coquerets du Pérou…), du genre Physalis.

La méthode
Les fruits sélectionnés sont tout simplement passés au mixeur. Les graines petites, dures et glissantes ne sont pas blessées par le couteau de l’appareil. Ensuite, elles sont énergiquement brassées : les bonnes semences tombent dans le fond avant d’être filtrées dans un chinois à maillage très fin.
La conservation
Les graines séchées sont placées dans des sachets en papier gardés 3 ans dans un lieu sec et ventilé.

Cas particuliers : légumes sans semences fécondes

Quelques très rares plantes potagères ne fleurissent pas, donc ne produisent pas de graines. Ainsi, il est inutile de guetter l’apparition de hampe florale sur le vrai estragon (Artemisia dracunculus) ! Celui-ci ne se multiplie que par fragments ou boutures. Quant aux nombreuses variétés d’échalotes, la plupart ne développent que des caïeux. D’autres végétaux plus traîtres, comme la chayote, ne contiennent qu’une graine, bien dissimulée dans le fruit, qu’il est vain d’ouvrir. Méfiez-vous également de certaines espèces exotiques comme la stévie, lethym des Antilles ou encore la poire de terre. En effet, même si elles fleurissent parfois, elles ne donnent pas de graine viable.

Hybrides F1 et plantes allogames
Si les graines sont un symbole de promesse, elles peuvent être malheureusement une source de déception. C’est le cas des hybrides F1. Issus de lignées dites pures, ils n’ont pas de caractère fixé. La semence, si elle n’est pas systématiquement stérile, a néanmoins une moins bonne faculté germinative. Les sujets issus de cette reproduction seront, quoi qu’il en soit, différents de la plante d’origine. Soyez particulièrement attentif dans le cas où vous récolteriez des semences de végétaux allogames. Il est possible qu’une fécondation croisée entre deux individus d’une même espèce, mais de variétés différentes, se produise. Les résultats peuvent créer de bonnes surprises, mais ils sont hélas souvent décevants.

Aneth vraiment facile

Les feuilles d'aneth relèvent salades, légumes ou poissons d'une saveur entre menthe et fenoui. Les graines, quant à elles, sont utilisées dans la préparation de liqueurs et confitures.

Rien de plus aisé que de récupérer les graines d’aneth. La récolte doit cependant être abondante, non seulement pour les ressemer, mais également pour en consommer une large part dans des confitures par exemple.
La méthode
Tout d’abord, sélectionnez quelques beaux sujets qui seront tuteurés. En septembre ou en octobre, les ombelles brunâtres sont cueillies, puis entreposées idéalement dans une cagette à l’ombre afin de finir de sécher. Ensuite, elles sont soigneusement enfermées dans un sachet papier et battues à la main.
La conservation
Les nombreuses graines ainsi récupérées sont alors triées avant d’être ensachées dans du papier et stockées dans un lieu frais et sec. Leur durée germinative est de 2 ans environ.

Arroche abondante

L'arroche est une plante potagère pouvant atteindre 1,50m de hauteur. A la façon de l'épinard. ses feuilles se consomment au jus, à la crème ou au beurre.

L’arroche est très prolifique. Il suffit de laisser quelques tiges monter à graines, puis de les couper et de les laisser sécher, suspendues la tête en bas. Théoriquement, il n’existe pas d’hybridation entre deux variétés d’arroche. La prudence recommande néanmoins d’isoler les pieds.
La méthode
Enveloppées dans une large valve, les graines se cueillent aisément.
La conservation
La durée germinative des arroches est extrêmement brève. Par conséquent, vous veillerez scrupuleusement à dater tous les sachets qui contiennent ces graines. Et vous renouvellerez l’opération tous les ans si nécessaire. En effet, sachez qu’elles se ressèment la plupart du temps spontanément dans les jardins. Alors, récoltez-les pour les donner ou les troquer.

Basilic : une variété unique

Le basilic est une plante allogame. Vous risquez donc une pollinisation croisée, c’est-à-dire une fécondation entre deux variétés ou espèces. Distancez les basilics de 50 à 100 m, ou bien ne laissez fleurir ou ne cultivez qu’une seule sorte de basilic la même année.
La méthode
Cette plante est souvent trop rapide à monter à graines. La récolte se fait quand les épis commencent à roussir. Ils sont alors coupés et étalés sur une toile ou un drap en plein air, en évitant un soleil trop brûlant. Les épis sont ensuite égrenés, puis conservés dans des sachets en papier dans un endroit frais, mais sec.
La conservation
Particularité remarquable, les graines de basilic ont une excellente durée germinative et se gardent 8 ans !

Concombre autofertile

Cultivé pour son fruit charnu, le concombre est le légume fraîcheur de votre potager.

La tâche se complique avec les concombres, une espèce potagère allogame et autofertile à la fois. Ce légume est un champion de l’hybridation naturelle entre deux variétés ! Une solution s’impose : n’en cultiver qu’une à la fois en s’assurant que ce ne soit pas un hybride F1. Passées ces contraintes, la récolte des graines ne pose pas de difficulté particulière.
La méthode
Les fruits sont soigneusement choisis sur des pieds exceptionnellement sains. Ils sont cueillis à maturité, quand ils sont suffisamment gros et ont commencé à mollir. Vous les couperez en deux dans le sens de la longueur, puis vous les éviderez. Les graines ainsi recueillies seront lavées avant d’être séchées.
La conservation
Entre 8 à 10 ans.

Coriandre : feuilles ou graines

Antiseptique, aphrodisiaque, digestive... les propriétes de lacoriandre sont multiples. Feuilles et graines de cette plante condimentaire aromatisent viandes, salades et pâtisseries.

Cette championne de la graine en produit souvent au détriment des feuilles : celles-ci diminuent en effet comme peau de chagrin quand la coriandre fleurit en une multitude de superbes fleurs blanc rosé. Ces graines délicieusement aromatiques sont capables de germer très facilement et même spontanément au jardin l’année suivant le semis. Pour récolter les graines, vous cueillerez les ombelles quand elles seront brunes.
La méthode
Une fois la récolte effectuée, les ombelles sont mises à sécher à l’ombre dans un local bien aéré. Ensuite, il est temps de récupérer les akènes, ces fruits contenant les graines : groupés par deux, ils sont aisément repérables, et leur parfum est caractéristique.
La conservation
Il est plutôt conseillé de réaliser une récolte de graines chaque année.

Courge à identifier

Citrouille, pâtisson, gourde, butternut ou potiron... les courges comptent de nombreuses variétés, à vous de choisir celle que vous préférez!

Les courges s’hybrident spontanément au sein d’une même espèce. Il est indispensable, afin de garder la pureté variétale, de connaître le nom du groupe auquel elles appartiennent. Les pâtissons et les citrouilles (Cucurbita pepo), les butternuts (C. moschata), potirons (C. maxima) et gourdes (Lagenaria siceraria) seront identifiés. Vous ne cultiverez qu’une représentante de chaque espèce ou les distancerez de plusieurs centaines de mètres, ce qui n’est pas forcément facile à réaliser. Les collectionneurs les féconderont manuellement. Mais la suite est plus simple.
La méthode
Récolté mûr avant les gelées, le fruit est coupé, la graine prélevée, lavée et séchée.
La conservation
Gardée au sec et au frais, la graine germera encore très bien 4 à 6 ans après la récolte.

Cresson alénois ultrarapide

Plante endémique de France, le cresson alénois est utilisé comme légume ou comme aromate. En raison de son goût âcre, il est aussi appelé passerage ou nasitort.

Pourquoi ne pas réaliser la récolte avec les enfants ? En effet, le cresson alénois peut germer en seulement 24 h et fournir des graines deux mois après le semis !
La méthode
Tout d’abord, vous laisserez quelques pieds monter à graines. Les semences se trouvent, seules et sèches, dans les silicules qui jouent le rôle d’enveloppes. Quand ces dernières se fonceront et se détacheront facilement, vous couperez les tiges. Vous opérerez avant que les silicules ne s’ouvrent seules. Mises à l’ombre pour finir de mûrir, les silicules seront battues ou bien décortiquées pour récupérer la précieuse semence.
La conservation
Les graines ont une durée germinative de 5 ans. Elles se mangent aussi en germes.

Haricot sans difficulté

Allié du jardin et du jardinier, le haricot se déguste à tous les stades de maturité et de toutes les couleurs !

Obtenir des graines de haricots est sans conteste très facile. Cette plante étant autogame, il est extrêmement rare qu’un croisement accidentel se produise avec une autre variété.
La méthode
Vous laisserez les graines se dessécher totalement sur les porte-graines choisis. Puis, vous les écosserez. Le temps de séchage des graines de haricots verts est assez long. Alors le rang sera occupé beaucoup plus longtemps que pour une récolte classique. Pensez-y !
La conservation
Les graines récoltées seront ensuite passées 48 h au congélateur afin d’éliminer d’éventuelles bruches. Enfin, vous les conserverez au sec ou les laisserez au congélateur où elles se gardent une dizaine d’années.

Laitue à tuteurer

Lorsque la production de feuilles diminueou quand celles-ci sont devenues trop dures pour être consommées, laissez fleurir vos laitues à couper. Vous obtiendrez ainsi des graines pour vos prochains semis.

Les graines de laitues ne sont pas très compliquées à produire. Mais vous devrez tenir compte de l’important développement que prendra le porte-graines. Vous laisserez 50 cm en tous sens. La hampe florale étant très haute, un tuteur s’imposera également.
La méthode
La récolte a lieu une fois la jolie floraison jaune passée. Attendez que toutes les tiges brunissent, puis coupez-les. Elles finiront alors de sécher au frais et à l’ombre. Quand les graines se détacheront facilement, vous les battrez dans un sachet en papier, puis vous les trierez et les ensacherez.
La conservation
Retenez qu’au-delà de 5 ans, la faculté germinative des graines diminue considérablement.

Petits pois autogames

Ridés ou lisses, en macédoine ou en jardinière : pois pour tous les goûts, gourmands et mange-tout.

Les graines de cette plante sont autogames : le risque de croisement entre les variétés est nul. C’est d’ailleurs grâce auxpetits pois que Mendel fonda la génétique au milieu du 19ème siècle. Il est donc tout à fait envisageable de garder différentes semences de petits pois la même année. La récolte est aisée.
La méthode
Vous éviterez de garder les graines issues des dernières fleurs de la plante. Mieux vaut récolter des graines plus tôt en saison, parce qu’elles sont de meilleure qualité. La récolte s’effectue quand les cosses sont bien sèches, presque cassantes. Une fois écossées, vous congèlerez les graines 48 h pour éliminer toute larve indésirable.
La conservation
Elles se gardent 3 ans dans un endroit frais et sec.

Piment et poivron au chaud

C'est dans les graines que les piments concentrent le maximum de capsaïcine, son composé actif. Attention aux yeux!

La récolte des graines de piments et de poivrons pose deux types de difficulté. Tout d’abord, le risque de pollinisation croisée est important, nécessitant de distancer deux variétés de 50 m au minimum. De plus, s’il est vert, le fruit est immature, et la graine mal formée. Ainsi, hormis dans le midi de la France ou sous abri, vous ne pourrez récolter les graines que lors d’un été chaud, seule garantie qu’elles parviennent à une maturation optimale.
La méthode
La récolte des graines est très simple. Quand le fruit est mûr, la graine est bien sèche à l’intérieur et très facile à détacher. Attention ! Pour les piments, lavez-vous bien les mains après la récolte et ne vous frottez pas les yeux…
La conservation
Après un séchage de 24 h, les graines sont ensachées. Elles se gardent au sec 4 ans environ.

Roquette à siliques

Fleurs, feuilles, graines : dans la roquette tout se mange! Laissez-vous tenter par sa saveur piquante et son petit goût de noix, plus prononcée lorsqu'elle est très jeune.

Délicieuse, la roquette développe une magnifique fleur blanc crème qu’il faudra cependant s’abstenir de déguster… Après avoir repéré quelques pieds particulièrement sains et vigoureux, vous les laisserez monter à graines, mais vous devrez patienter jusqu’à la formation des siliques. Ces petites gousses fines et relativement étroites ressemblent à de minuscules haricots. Elles contiennent plusieurs graines.
La méthode
Quand les siliques foncent, c’est le moment de couper les hampes. Mettez-les ensuite à sécher à l’ombre. Il vous faudra un peu de temps pour les écosser. Une autre méthode plus radicale consiste à placer les graines dans un sac et à les battre. Puis triez-les.
La conservation
Une fois ensachées, les graines se gardent 4 ans.

Des fleurs potagères à foison

Soucisamarantesbourraches... récolter les graines des fleurs potagères

Vivement que les fleurs du potager fanent ! Ce sera alors le moment de surveiller attentivement les graines des amarantes, des soucis, des bourraches ou encore des œillets. Ces espèces en produisent en abondance, en général beaucoup plus qu’il n’en faut pour nos besoins. La méthode la plus simple pour récolter les semences consiste à passer régulièrement au jardin. Vous constaterez ainsi l’avancement de leur maturation.
Pour déterminer s’il est temps de récolter, il suffit de se rappeler un principe. Une graine est mûre quand elle se détache facilement de la plante qui la porte. Dans son milieu naturel, c’est souvent le vent qui se charge de la ressemer.
Prévoyez quelques sachets et un crayon pour noter le nom et l’année de récolte. Il ne vous restera ensuite qu’à secouer un peu sèchement la fleur au-dessus du petit sac ouvert. Les graines qui tomberont spontanément sans avoir été arrachées seront, dans leur majorité, fécondes. Un endroit sec et bien ventilé vous permettra de les conserver jusqu’à l’année suivante.

Laisser faire la nature
Les jardiniers les plus pressés ne se préoccuperont pas de récolter les graines de ces fleurs. La plupart d’entre elles se ressèmeront spontanément et germeront dès que la terre se réchauffera. Elles fourniront des plants en abondance. Bien entendu, un repiquage demeure toujours envisageable. Cependant, un sarclage sélectif est encore plus simple et extrêmement amusant. Vous pourrez ainsi découvrir avec grand plaisir toutes les fantaisies de la nature, ainsi que ses facultés créatrices !


source : informaction.com

Zéro déchet : 8 façons géniales (et bien d’autres) de recycler les épluchures

Dans le livre « Les Epluchures. Tout ce que vous pouvez en faire » fraîchement paru aux Editions Eyrolles, la slow journaliste Marie Cochard a réuni une magnifique brochette d’idées permettant de valoriser ces parties de fruits et légumes que nous jetons trop facilement à la poubelle. De la cuisine au jardin, en passant par la beauté et les soins, voici une micro-sélection de gestes faciles, à tester d’urgence :

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-utilisez les noyaux de cerises à la place des billes de drainage dans le terreau des jardinières.

-calmer les douleurs rhumatismales avec un cataplasme de feuille de chou.

-remplacer les cotons démaquillants par des extrémités de citron (sauf pour les yeux).

-gommer les graffitis des enfants sur les murs avec la partie externe des épluchures de concombre.

-passer les épluchures de courgette au four avec un peu d’huile d’olive et une pincée de sel pour en faire des chips.

-faire sécher les pépins de melon pour les semer ou les offrir aux oiseaux en hiver.

-recycler les écorces d’orange en allume-feu.

-broyer les arêtes de poisson pour enrichir la terre du jardin.

Dans cet ouvrage, vous trouverez de nombreux DIY, et des explications détaillées pour bien d’autres astuces aussi originales qu’intéressantes : s’offrir une coloration aux pelures d’oignon, fabriquer du papier avec des feuilles de poireau, réutiliser les coquilles d’huitres et d’oeufs, teindre du linge avec des fanes de carottes, des feuilles d’artichaut ou de chou, ressusciter un ananas, déguster des muffins à la peau de banane…

Pour en savoir plus, procurez-vous d’urgence ce livre utile et doté de plus de très belles photos :« Les Epluchures. Tout ce que vous pouvez en faire », Marie Cochard, Editions Eyrolles, 2016.

article intégral de www.greenpaper.be ;-)

ZOOM sur l'argile verte et ses bienfaits !

Nous savons utiliser l’argile depuis la nuit des temps. De la manufacture au cosmétique en passant par les soins, elle nous prouve tous les jours son efficacité ! Comme beaucoup de pratiques ancestrales et traditionnelles, elle fut oubliée un temps mais bien heureusement remise au goût du jour il y a un peu plus d’un siècle par un groupe de naturopathes allemand. Elle soigne de nombreux maux. Les animaux n’ont jamais cessé de l’utiliser en bain de boue, pour se laver, se soigner etc. Il est relativement aisé de sen procurer, en magasin bio ou en pharmacie. Zoom sur cette terre magique !

L’argile, d’ou ça vient ?

L’argile est une terre que l’on extrait dans des carrières et que l’on fait sécher au soleil. Concassée ou en poudre, mélangée à de l’eau, elle forme une pâte que l’on peut utiliser de différentes façons. Dans la nature, il existe plusieurs sortes dargile qui se définissent par leur couleur et qui ont chacune leur spécificité.

 On dit que plus l’argile est foncée, plus elle est puissante.

La couleur varie selon leur concentration en acide ferrique. On peut trouver de l’argile bleu, jaune, verte, blanche, rouge etc., mais la plus utilisée et la plus facile à trouver reste néanmoins l’argile verte. De plus, c’est celle qui répond le mieux à tous les besoins. Grâce à son fort pouvoir absorbant, elle nous débarrasse de (presque) tous les corps parasites ou infectieux selon la situation…

« Aujourd’hui encore, ses modes d’actions suscitent de nombreuses et fructueuses recherchent à travers le monde. »

 

Comment l’utiliser ?

Grâce à des analyses et des études élaborées par des spécialistes on peut observer plusieurs bienfaits de l’argile sur l’organisme, en fonction de ses utilisations.

En cosmétique

L’argile est peut-être plus connue pour ses vertus cosmétiques. De par ses capacités absorbante et adoucissante, les masques d’argile sur le visage, le corps et même les cheveux, les actions de l’argile sont fantastiques ! De quoi transformer votre salle de bain à jamais !

 – Masque pour le visage : traite les problèmes de peau sèche, les irritations mais encore l’acné, les points noirs,…
– Un peu d’argile en poudre versé dans le bain et vous pourrez dire au revoir aux rougeurs et sécheresses des peaux sensibles !
– En shampoing /masque, seule en application directe sur le cuir chevelu (puis après rinçage, utilisation de son shampoing habituel doux de préférence) ou mélangée à d’autres produits (voir recettes maison) elle permet de réguler l’excès de sébum, sans dessécher le reste des cheveux parfait pour les racines à tendance grasse.
– Enfin elle peut servir d’élément de base dans une palette importante de produit cosmétique fait maison. Il suffit juste de s’y mettre, c’est très simple !

À priori, l’argile semble être une solution particulièrement intéressante pour une large gamme de problème que nous rencontrons au quotidien. On devrait prendre le réflexe d’y penser et elle se révèle magique.

En externe

 Ses innombrables utilisations en cataplasme :

– Cicatrisation des plaies (même purulentes) à un rythme impressionnant (même cicatrice post-opératoire)
– Cesse la prolifération des bactéries, pathogènes et microbes, et favorise la régénération cellulaire
– Guéri les brûlures Elle calme la douleur rapidement, mais permet aussi une meilleure régénération du tissu et prévient la formation de cloques.
– Efficace sur les coups, entorses, bosses, coupures, hématomes, douleurs et courbatures…
– Elle réduit considérablement les inflammations de manières générales, du simple coup de chaud, à la tendinite en passant par la bronchite, fièvres… En absorbant la chaleur.
– Et même des maux inattendus comme les furoncle, douleur au ventre, au foie, aux reins, à la vessie, arthrose, douleur rhumatismale, sciatique, panaris, verrue, mal de tête, bouton infecté,…

 En interne

L’argile peut être efficace sur les voies buccale vaginale, anale. Elle se dirige vers la partie en souffrance, et/ou source de l’infection, s’accroche aux parois et y reste parfois plusieurs jours ! Lors de son évacuation elle entraîne avec elle les impuretés (sang infecté, pus). Elle nettoie le sang.

« En analysant chimiquement l’argile verte, nous lui avons découvert de nombreux éléments vertueux, mais la façon dont elle agit reste encore une énigme aux yeux des scientifiques. La nature recèle encore des mystères que l’humanité ne saura expliquer que lorsqu’elle aura acquis suffisamment d’humilité. »

Il est également possible d’utiliser l’argile pour faire son dentifrice maison. Très simple à préparer, bio et très économique, il remplace aisément le dentifrice industriel qui contient souvent des substances agressives pour les dents, l’émail ou les gencives. 

 

La cure d’argile

Pour une cure d’argile, choisissez une argile finement tamisée pour être débarrassée du sable qu’elle contient.

– Toxines, poisons : ’argile neutralise les poisons, les toxines et les produits nocifs résultants des fermentations et putréfactions intestinales. L’argile aspire également les toxines présentes dans les tissus environnant les intestins.
– Flore intestinale : L’argile permet de rééquilibrer la flore intestinale, tue les vers intestinaux et permet une meilleure destruction des microbes nocifs.
– Carence : l’argile absorbée permet aussi de combler les carences minérales et a aussi une action cicatrisante lors d’ulcères d’estomac ou du duodénum.

 À voir, cette magnifique vidéo, dans laquelle Micheline Dextreit (la fille de Raymond Dextreit, grand thérapeute) nous présente toutes les façons de se soigner à l’argile :

 À l’heure où les pharmacies s’octroient le monopole de la santé et du bien-être, (de plus en plus remis en cause) ne serait-il pas de bon usage que de revenir à de plus anciennes pratiques ? Pour ainsi se nourrir des connaissances de nos ancêtres, abandonnées dans un premier mais aujourd’hui « sublimés ». Pour nous permettre de renouer avec la nature, avec notre instinct, et par conséquent agir encore un peu plus dans les actions de notre propre protection ainsi que celle de notre grande maison la Terre !

N’était spécialiste dans le domaine, je conseille évidemment de vous renseigner sur le protocole à suivre lors de l’utilisation de l’argile. En effet les temps de poses, la température ou même la préparation (même si très simples) peuvent être différentes selon les bénéfices attendus. Il existe principalement des livres détaillants tout cela.

 

Sources TPLF/  Mr plantes / Secrets remedes naturels

ZOOM sur les floraisons de saison

Mauve – Catananche caerulea 'Tizi n'Test'– mai-juin

Rosette persistante de feuilles étroites à feuilles argentées et floraison remarquable, exceptionnellement abondante. Les inflorescences sèches, très ornementales, forment une masse argentée qui persiste jusqu’en automne.
Exposition : soleil et mi-ombre
Rusticité ( -12à -15 °C) – hauteur 10 cm et 50 cm pour les fleurs , largeur 30 cm

Jaune tendre - Rosa 'Mermaid' – mai à octobre

Feuilles vertes, persistantes ou semi-persistantes. Tiges sarmenteuses vigoureuses, munies de forts aiguillons recourbés. Grandes fleurs simples jaune tendre de mai à octobre.
Exposition : soleil
usticité (-10à -12 °C)  – hauteur et largeur jusqu’à 8 m

Jaune et rouge – Caesalpinia gilliesii - Juin à Août

Oiseau du paradis. Feuilles caduques vert clair, finement divisées. Fleurs jaunes à longues étamines rouges, regroupées en larges épis coniques de juin à août;
Exposition : soleil
Rusticité (-12à -15 °C) – hauteur 1.50 m à 2 m,  largeur 1.50 m

Rose tendre – Centranthus lecoqii– mai à juillet

Feuilles semi-persistantes étroites, vert bleuté. Fleurs rose tendre de mai à juillet.
Exposition : soleil
Rusticité ( -12à -15 °C) – hauteur et largeur 60 cm.

 

 

Blanche – Dorycnium pentaphyllum – juin/juillet

Badasse. Petites feuilles persistantes grises. Végétation très ramifiée formant un large dôme étalé. Masse de petites fleurs blanches en juin-juillet. Cette plante a une durée de vie assez courte.
Exposition : soleil
Rusticité (-12à -15 °C)  – hauteur 80 cm à 1 m, larguer 60 cm
 

Blanc verdâtre - Crithmum maritimum – juillet à octobre

Criste marine. Feuilles vert bleuté, caduques ou semi-persistantes (persistantes en climat doux), aromatiques, charnues, finement découpées. Ombelles abondantes de fleurs blanc verdâtre de juillet à octobre.
Exposition : soleil
Rusticité (-12à -15 °C)  – hauteur 40 cm, larguer 60 cm
 

Bleu vif - Hyssopus officinalis - juin à septembre

Hysope. Feuille semi-persistantes vertes, très aromatiques. Fleurs bleu vif de juin à septembre. Les fleurs, riches en nectar, sont attractives pour les papillons.
Exposition : soleil
Rusticité ( -15 °C et +)  – hauteur 50 cm, larguer 60 cm
 

Blanc - Mandevilla laxa – juin à septembre

Jasmin du Chili. Feuilles caduques vert brillant. Tiges volubiles. Grappes de fleurs blanches parfumées, de juin à septembre.
Exposition : soleil ou mi-ombre
Rusticité (-6 °C à – 8 °C)  – hauteur 4 m, larguer 3 à 4 m



Source et crédit photos : Jardin Gecko / Olivier Filippi http://www.jardin-sec.com/jardin-sec_web/fr/index.awp

Les piscines naturelles : écologiques ?

Les piscines d’agrément sont, en France, très nombreuses. Mais cet équipement n’est pas fait pour tout le monde. Une alternative écologique existe et la mode actuelle du « naturel et bio » la met en lumière : la piscine naturelle et écologique, une autre façon de vivre et même de concevoir la baignade…

La piscine classique

Premièrement, une piscine classique (bassin bleu sans âme, ni vie parce que constamment chloré et donc débarrassé de tout élément vivant) est un équipement particulièrement cher. Globalement, cela revient facilement à un minimum de 30 000 euros (terrassement, matériaux, main d’oeuvre…) et bien au delà. Pour une piscine, il faut de la place sur son terrain donc plutôt habiter dans un milieu péri-urbain à campagnard avec assez de place pour avoir un bassin d’au moins 15 à 20 m². Et, évidemment, être propriétaire de ce terrain… Tout le monde ne peut donc se l’offrir !

Futura-sciences.com – Une piscine, l’image d’Epinal

Futura-sciences.com – Une piscine, l’image d’Epinal

L’entretien d’une piscine est un travail considérable, nettoyer le tour, filtrer l’eau, retirer les déchets divers. C’est un sacerdoce. L’entretien, lui-même, a un coût considérable. Le bilan écologique d’une piscine classique est désastreux : la quantité de produits chimiques obligatoires est très importante, tant en terme de prix que de rejets polluants dans l’environnement. Les solutions alternatives (rayons UV, sel et électrolyse, oxygène actif) peuvent être intéressantes d’un point de vue strictement écologique mais sont d’un prix souvent prohibitif. Cette eau chorée a chassé tout être vivant et l’utilisation de tout ces produits chimiques est globalement nocif pour notre santé et notre peau (allergies, irritations, sécheresse, problèmes de peau…).

Ca ne donne pas vraiment envie, hein ? Pourtant, l’image d’Épinal de la piscine – chaises longues – farniente est bien là et fonctionne à plein régime. Si bien qu’avoir une piscine reste une ambition pour beaucoup d’entre nous !

La piscine naturelle, une autre idée de la baignade

Celle-ci, c’est un peu tout l’inverse ! Son prix est souvent supérieur à une piscine classique (de 30 000 à 40 000 euros environ) mais, bien souvent, les personnes qui installent une piscine naturelle chez eux sont des militants et vont probablement aller vers l’auto-construction d’une grande partie ! Le prix sera donc nettement moindre et il est aussi à peu près certain que de nombreux éléments de cette piscine seront récupérés ça et là ; peut-être même que d’autres éléments seront associés (mare naturelle, bassins d’assainissement, puits d’eau…), les coûts globaux seront donc réduits.

Un bassin naturel, la nature et l’eau !

Un bassin naturel, la nature et l’eau !

La démarche est donc complètement différente. Se baigner dans une eau « normale » mais purifiée, comme dans la nature ou dans un étang de campagne pas encore complètement civilisé, c’est complètement différent d’une eau limpide, presque sèche et où l’on voit le fond du bassin cimenté ! Un piscine naturelle, c’est une autre vue de l’esprit. Il est de fait probable que le concepteur ait installé un mare naturelle non loin, pour le développement de la biodiversité animale comme végétale. Peut-être-même aura-t-il développé un système d’assainissement écologique grâce à des plantes aquatiques et/ou un système précis de lagunage. Des arbres gigantesques pousseront non loin et les feuilles de ces derniers seront consciencieusement ramassées en automne pour servir de paillis ou pour alimenter le tas de compost. Le bassin sentira bon la nature et l’on pourra, de ce bassin, admirer les insectes aquatiques, les animaux ou oiseaux locaux et peut-être même les cultures d’un potager non loin…

Bien évidemment, on ne rentrera pas dans une piscine naturelle en étant enduit de produits solaires chimiques et autres cosmétiques classiques, au risque de largement complexifier la tâche du nettoyage naturel du bassin. Mais, les cosmétiques, bio et naturels, ne sont en aucun cas dangereux pour la santé ! De même que les produits d’entretien de l’eau ; ils ne poseront pas de problème quant à votre santé puisqu’il… n’y en a pas ! Non pas que l’absence de produit puisse être aussi efficace que la façon habituelle et mortelle pour l’environnement de nettoyer ses eaux de baignade mais ce seront toute une armée de plantes aquatiquesfiltres plantéslagunages (sur le même principe que l’épuration des eaux grises de la maison), bassins de décantation… !

Pas forcément écologiques, simplement naturelles…

Les piscines naturelles sont des écosystèmes à elles-seules. La faune et la flore, aussi microscopiques soient elles, sont considérables. Un bassin écologique est dès lors complètement intégré à l’environnement qui l’entoure et fait de l’homme dans ce petit monde un animal comme un autre ! L’homme moderne aura passé une bonne après-midi dans l’eau purifiée et naturelle de ce bassin écologique, en pleine osmose avec son environnement !


source : 
econologie-maison.fr

Cooâââ ! On parle de moâ :-)

Crapaud, un allié précieux du jardinier !

Crapaud, un allié précieux du jardinier !

Le crapaud commun, scientifique nommé Bufo bufo est l’espèce de crapaud la plus répandue en Europe et il est l’amphibien le plus fréquent dans les jardins. C’est aussi le plus gros crapaud d’Europe. La femelle, plus grande que le mâle, peut atteindre plus de 12 cm. Avec son apparence repoussante, le pauvre Bufo bufo jouit d’une bien mauvaise image, qui n’est pas améliorée par les croyances populaires et la sorcellerie à laquelle on l’associe ! Malgré sa mauvaise réputation, le crapaud commun est pourtant un allié important du jardinier qui mérite parfaitement sa place dans votre jardin !

En effet, le crapaud commun se nourrit principalement d’insectes divers et de petits animaux qu’il attrape avec sa langue collante, notamment les limaces, les mouches, les chenilles et les escargots, protégeant ainsi les plantes de votre jardin de ces ravageurs potentiels. Son régime alimentaire est aussi complété par des araignées, des vers de terres, des fourmis, des cloportes, et autres scarabées. Le crapaud joue donc un rôle capital dans la régulation des invertébrés au jardin. Le crapaud commun part en chasse uniquement le soir venu, ce qui fait de lui non seulement un précieux allié mais aussi un allié discret ! Pendant le jour, il se tient généralement sous une pierre, un tas de bois ou un tas de feuilles mortes.

Faciliter la vie des crapauds, quelques gestes écolo !

Faciliter la vie des crapauds, quelques gestes écolo !

Comme la plupart des amphibiens, la destruction de leurs milieux et l’assèchement des marais ainsi que les pesticides constituent une menace importante pour l’espèce. Beaucoup de Crapauds communs sont également écrasés sur les routes en rejoignant leur zone de reproduction. Il faut savoir qu’en France, le Crapaud commun est protégé par l’article 1 de l’arrêté du 22 juillet 1993, et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est aussi classée parmi les espèces « à surveiller », dans le livre rouge des vertébrés de France. Si vous en avez un dans votre jardin, quelle chance ! Profitez de ses nombreux services et facilitez lui la vie en laissant des coins naturels et des abris tels que des tas de bois, de pierres ou de feuilles ou il pourra trouver refuge durant la journée, durant l’hibernation et lorsque vous passerez la tondeuse. Evitez également d’utiliser des produits chimiques qui sont bien sûr très nocifs pour les amphibiens. Attention également à ne pas les déplacez car fidèles à leur lieu de naissance, ils tenteront toujours de revenir à leur source, même au péril de leur vie !

Avertissement : Déposer un baiser sur la joue d’un crapaud, ne le transformera pas instantanément en un jeune prince très beau » !

Avertissement : Déposer un baiser sur la joue d’un crapaud, ne le transformera pas instantanément en un jeune prince très beau » !

Sur le dos, sa peau est pustuleuse, c’est-à-dire couverte de verrues formées par des glandes granuleuses, capables de secréter un venin qui a pour fonction de protéger les crapauds contre les prédateurs et qui joue aussi un rôle antiseptique et antibiotique pour un animal qui ne possède pas un système immunitaire aussi performant que celui des mammifères. Peu dangereux pour l’homme, à l’exception de quelques princesses téméraires qui on pour habitude de porter le crapaud à leur bouche, le venin l’est davantage pour les chiens ou les chats trop curieux. En effet, pour les petits chiens, la seule prise en gueule de crapauds suffit pour provoquer les premiers signes en moins de 20 min. Les symptômes digestifs sont la salivation, les vomissements et parfois des diarrhées s’il y a eu ingestion. Sur le plan nerveux, les symptômes sont l’ataxie, les tremblements, les convulsions. Dans les cas d’intoxication extrême, ces symptômes peuvent aboutirent au décès de l’animal ayant eu la mauvaise idée de s’en prendre au crapaud.



:-)))) Merci à Lucas : Gérant de la jardinerie en ligne Alsagarden, passionné par le monde végétal et les plantes rares en particulier.

La tomate (ça y est, c'est l'été, on y croit) ;-) !

TOMATE

Famille des Solanacées

Description / Climat : Originaire d’Amérique du Sud, la tomate est une plante annuelle de climat tempéré chaud qui ne supporte pas le gel (aime les températures entre 15 et 30°C).

Sol / Fumure : S’adapte à différents types de sol mais préfère les sols légers, riches et ameublis. Apprécie les fumures organiques abondantes, genre compost (même mi- mûr). La cendre de bois ou le patenkali sont très appréciés pour leur apport de potasse. Très riche en éléments nutritifs, le purin de consoude est également très bénéfique à la plante. Eviter les excès d’azote (ils favorisent les maladies).

Variétés : Parmi la multitude de variétés existantes, voici une sélection de tomates que nous trouvons excellentes :

Black cherry (type cerise), Andine cornue, Tomate ananas, Brandywine, Cœur de bœuf, Green copia, Marmande, Noire de Crimée, Rose de Berne, St Pierre, Tomate russe…

Semis : En février/mars à une date « Fruits », semer au chaud (20°C environ) soit en intérieur soit en serre sur couche chaude. Les plants doivent recevoir un maximum de lumière pour éviter de « filer ». Arroser régulièrement.

Repiquer : Après 2 à 4 semaines, lorsque les plants ont 2 vraies feuilles, repiquer en lune descendante dans un godet individuel en recouvrant la tige de terreau jusqu’aux cotylédons.

Quand les gelées ne sont plus à craindre (vers la mi-mai), repiquer les pieds « en place » en lune descendante: faire un trou, mettre du compost avec une poignée d’orties fraîches et remettre une fine couche de terre par dessus. Planter ensuite le tuteur dans un coin du trou et poser le pied couché de façon que la tige remonte le long du tuteur, puis recouvrir de terre. Cette technique « couchée » favorisera un développement plus important des racines, ce qui permettra au pied d’être plus résistant aux diverses agressions. Pour éviter de casser les pieds en les courbant, coucher les pots au sol la veille, les extrémités se courberont alors naturellement. Espacer les pieds de 50 à 60cm et les lignes de 80cm. Pour limiter le risque de maladies : pratiquer une rotation (3 ou 4 ans) / repiquer entre les pieds : basilic, œillet d’Inde, capucine, souci… (p.113) / greffer pour augmenter la vigueur des plants.

Entretien : En culture sous serre, pour favoriser la pollinisation, il est bon de faire vibrer les pieds en début de saison (secouer à la main, environ une fois tous les 2 jours). Pour éviter les maladies, arroser le sol sans mouiller le feuillage. L’arrosage est important, il faut veiller à sa régularité surtout à partir de la floraison, car des variations sec/humide trop marquées provoquent le « cul-noir » des fruits. On peut pailler pour limiter l’évaporation. A chaque date « Fruits » couper avec des ciseaux les gourmands qui poussent à la base des feuilles. Attacher la tige au tuteur au fur et à mesure de la pousse.

Au cours de la saison, il est bon de supprimer les feuilles du bas pour limiter le risque de maladies, ainsi que toute feuille présentant un début de maladie. Cependant, il est déconseillé d’enlever trop de feuilles, celles-ci étant nécessaires au bon développement des fruits.

Récolte : De juillet à octobre. Pour les conserver une fois cueillies, évitez le réfrigérateur et préférez un endroit frais à l’abri de la lumière, elles se ramolliront moins vite.

Graines : En début de production, choisir une belle tomate. Extraire les graines et les mettre dans un bol avec leur jus et un peu d’eau. Laisser fermenter pour détruire les virus (1 à 2 jours), puis rincer et faire sécher.

Maladies courantes : Mildiou : des taches brunes apparaissent sous les feuilles, les fruits sont ensuite atteints de taches marbrées (du jaune au brun foncé). Alternariose : jaunissement d’une partie des feuilles avec au centre une zone brune, taches noires en creux sur les fruits. Verticilliose : les feuilles s’enroulent et jaunissent. Fusariose : le pied fane, les canaux qui véhiculent la sève se bouchent. Cul noir : tache noire (sèche) au bas des fruits. Problème d’arrosage ou carence de magnésium. Collet vert : la tomate rougit mais le collet reste vert. Problème de carence en potasse voire en azote, également lié aux variétés.

Prévention des maladies : Un pH foliaire légèrement acide favorise la bonne santé de la plante. Alors qu’un pH légèrement alcalin (environ 8) favorise le développement des maladies. Pour limiter ce risque, il faut rendre le pH de la surface de la feuille plus acide ou plus alcalin.

Le produit le plus utilisé est la bouillie bordelaise. Son efficacité est due principalement au fort pouvoir alcalinisant, cependant, nous la déconseillons car elle a un effet néfaste sur le sol (l’accumulation du cuivre perturbe les micro-organismes et entraîne des déséquilibres du sol). Certains pratiquent l’alcalinisation foliaire avec le bicarbonate de soude, toutefois en alcalinisant le pH on éloigne la plante de son état de santé alors que l’acidification la maintient dans ce domaine.

L’acidification foliaire nous semble donc la meilleure solution et plusieurs années de pratique nous l’ont confirmé. On l’obtient par des pulvérisations dont le pH se situe entre 5 et 6 (vérifier avec du papier pH). Pour obtenir un tel pH, ajouter du vinaigre de cidre ou de la vitamine C dans le produit pulvérisé.

Dans la pratique, les purins sont la base des pulvérisations. Ils sont très efficaces pour éviter les maladies (leur efficacité est accrue si on utilise de l’eau de source (ou de pluie)). Alterner environ tous les 10 jours les deux traitements foliaires suivants (à pulvériser le matin en dates Fruits, sans oublier d’ajuster leur acidité (pH 5-6)) :

– purin d’ortie (auquel on peut rajouter: ail des ours, fougère, pissenlit, soucis).

– pulvérisation d’eau de source additionnée d’environ 1 c. à soupe/10L de magnésium, silicium, cuivre et soufre à condition que tous ces éléments soit organiques.

En plus du traitement précédent, intercaler de temps à autre une pulvérisation sur le sol de purin de prêle (le soir). Ces 3 traitements aux qualités différentes se complètent efficacement pour maintenir le bon équilibre de la plante.

La lactofermentation où l'art de conserver ses légumes facilement comme frais !

Vous avez envie de connaître le secret pour conserver plus d’un an des légumes en bocaux que vous avez fait maison. Le tout sans congélation et sans stérilisation en conservant en plus, toutes les vitamines. Et bien nous allons vous donner cette astuce mais il va falloir oublier tout ce que vous avez appris précédemment en redécouvrant un procédé simple comme un jeu d’enfant qui existe depuis la nuit des temps. Il s’agit de la lactofermentation. Avouez que c’est très joli sur une étagère. Toutes ces couleurs qui vous sautent aux yeux à travers les bocaux. Vous ne rêvez pas, en plus cela se conserve à température ambiante.

Mais comment est-ce que cela est possible ?

Ce procédé de conservation utilisé depuis la nuit des temps, consiste à laisser macérer les aliments avec du sel ou bien de les plonger dans une saumure en l’absence d’air. Il se produit une fermentation. Pour comprendre ce procédé : il s’agit d’une activité microbienne qui va sécréter des substances comme l’acide lactique, des enzymes et du gaz carbonique. L’acide lactique inhibe complètement les micro-organismes responsables de la putréfaction. C’est alors que l’acide se stabilise et que le milieu s’équilibre. La fermentation s’arrête automatiquement. Vous est arrivé à un stade où la conservation à température ambiante peut durer plusieurs années.

Des aliments économiques remplis de vitamines et délicieux

Ce mode de préparation préserve les éléments nutritifs et les vitamines et des aliments. Mais chose exceptionnelle, il en augmente même la teneur surtout pour la vitamine C. La fermentation améliore l’assimilation et la digestibilité des aliments par notre organisme. Le taux de nitrates diminue et les pesticides résiduels pouvant être présents dans les végétaux se dégrade. Un antibiotique naturel fait son apparition et lutte contre les microbes pathogènes. Cela renforce de ce fait l’efficacité de notre système immunitaire.

Les bactéries lactiques qui sont bénéfiques pour notre organisme s’appellent des probiotiques. Vous savez ce sont ses petites gélules que les laboratoires pharmaceutiques nous vendent à prix d’or dans des pots en plastique. Tout ce qu’on vous vend dans le commerce qui s’appelle Bifidomachin et Actitruc ne servent à rien. Si vous voulez vous régaler en faisant des économies et le plein de produits étiques, mangez tout simplement des aliments lactofermentés. Vous purgerez ainsi votre organisme du sucre et des arômes artificiels dont les produits industriels sont truffés.

Quels sont ces aliments ?

Les éléments qui sont lactofermentés sont les cornichons, les olives, les capres et la choucroute. Ils sont conservés dans de la saumure. Aujourd’hui, ce qui donne l’acidité des cornichons c’est le vinaigre. Vous pouvez manger de la viande salée en saumure comme le jambon et le lard. Il y a aussi de la fermentation lactique dans les sauces de poissons de type Nuoc mam, le saumon fumé, la poutargue, les harengs saurs, le caviar et les anchois au sel.

N’importe quel légume peut-être lactofermenté. Carottes, haricots verts, poivrons, tomates, courgettes, et j’en passe et des meilleures. Mais il y a aussi des fruits comme le melon, les prunes ou bien encore les cerises, les pommes et les poires. Essayons de prendre un raccourci en disant que la quasi-totalité des végétaux comestibles peut être lactofermentée. De plus cela est très facile à faire et ne demande aucune énergie. Vous n’utiliserez pas de chaleur, pas de frigo. Il vous suffit simplement d’avoir un récipient propre adapté ainsi que du sel.

Y a-t-il un risque ?

Il y a toujours un risque de rater sa conserve appertisée. Cela est donc très dangereux voire mortel si la toxine botulique fait son apparition. Si votre congélateur tombe en panne et repart, il est aussi dangereux de consommer un aliment congelé. Par contre, la lactofermentation est sûre à 200 %. Le meilleur moyen de savoir si vous avez réussi ou non vos aliments lactofermentés, c’est en vous apercevant que l’aliment prend une couleur bizarre, une odeur et une saveur immonde ainsi qu’un aspect repoussant. Aucun être humain digne de ce nom n’aurait alors l’idée de manger. Il vous est impossible de vous tromper.

Pour résumer : vous augmentez la teneur en éléments nutritifs, vous obtenez une sécurité alimentaire absolue, vous n’avez aucun besoin d’énergie pour le fabriquer.

Faut-il habiter en campagne ?

Il est vrai qu’autrefois, les conserves lactofermentées se faisaient dans les campagnes et se conservaient à la cave pour tout l’hiver. Les gens prélevaient au fur et à mesure les quantités dont ils avaient besoin. Mais nos modes de vie et nos conditions ont changé. Vous pouvez très bien faire des bocaux en verre avec fermeture mécanique et un joint caoutchouc en ville ou dans un appartement.

Mais quelle est la recette ?

Il vous faut des bocaux, des légumes frais, de l’eau, du sel et environ 15 minutes.

Il vous faut de l’eau du robinet à condition que celle-ci ne soit pas chlorée. Si vous avez le moindre doute, filtrez-la dans une carafe ou faites la bouillir. En ce qui concerne le sel, prenez du gros sel marin sans additifs. Il vous faudra bien inspecter l’emballage car si le sel contient autre chose que du sel, ne le prenez pas. Il ne faut pas de fluor ni d’iode. Recherchez aussi l’additif de type E536 qui donnera un très mauvais goût à vos conserves. Pour la saumure, c’est tout simplement de l’eau puis du sel. La recette de base consiste à mélanger 30 g de gros sel marin avec 1 l d’eau. Attendez que le sel fonde avant d’utiliser la saumure. Passons maintenant au déroulement de la recette.

Vous devez remplir vos bocaux de légumes. Laissez un minimum d’espace entre eux. Vous pouvez bien entendu y intercaler des aromates. À température ambiante, remplissez le bocal avec la saumure jusqu’à ce que les légumes soient recouverts. On s’aperçoit qu’ils flottent et que certains dépassent un peu. Ne vous inquiétez pas ceci est normal. L’air contenu dans le bocal sera chassé par les gaz de fermentation. Pour vous donner un repère, remplissez jusqu’à 1 cm en dessous du bord du bocal afin d’éviter les débordements. Ensuite il vous faudra fermer hermétiquement en vous assurant que le joint caoutchouc est bien en place. Posez le bocal sur une assiette pour devancer un éventuel débordement intempestif. Ne vous affolez pas si vous voyez que du liquide se trouve autour du bocal. C’est tout à fait normal et prouve que le processus fonctionne. Vous devez laisser fermenter une semaine à température ambiante avant de le mettre au frais ou dans une pièce fraîche.

Au bout de quelques jours, vous verrez le liquide se troubler jusqu’à devenir laiteux et même faire des bulles. Un voile blanc peut se former en surface ou un dépôt grisâtre au fond. Cela ne sera vraiment pas ragoûtant pendant quelques jours. Ne pensez pas que vous avez raté votre conserve. Vous assistez simplement à une terrible bagarre entre microbes. Le voile et le dépôt que vous observez sont les microbes qui ont été dévorés par les autres. Au bout d’une quinzaine de jours, comme l’eau d’une piscine ou d’un aquarium, le liquide va s’éclaircir jusqu’à devenir limpide. Vous serez surpris mais ce n’est pas de la magie.

Au bout de trois semaines environ, vous pourrez consommer vos légumes. Même si le bocal est entamé, vos légumes se conserveront plus d’un an. Vous noterez que leur saveur a évolué et qu’au fil du temps elle devient plus acidulée. Afin d’être complètement écolo et bio, ne jetez pas la saumure qui pourra remplacer aisément le sel et le vinaigre dans vos salades. Cela rendra vos aliments vivants et bienfaisants remplis d’enzymes et de probiotiques.

(article de Pierro - permaculteur)

Le Secret pour des récoltes énormes de pommes de terre

Aujourd’hui je vous propose un article qui mériterait d’être partagé et connu de tous. En effet, grâce à cette technique, j’arrive à planter beaucoup plus de pommes de terre et à faire de grosses récoltes avec la même quantité de plants de pomme de terre initiale !

PETIT RAPPEL SUR LA POMME DE TERRE

Un tubercule de pomme de terre est une tige beaucoup plus élargie et modifiée. Dans cette illustration, l’extrémité de la tige se trouve en bas. Les yeux sont des bourgeons, alimentés par une veine d’alimentation qui va à l’extrémité de la tige du tubercule, indiquée par des lignes bleues dans l’illustration. C’est ainsi que le tubercule se développe et grandit. Si cette veine d’alimentation n’est pas perturbée lors de la coupe, la nouvelle plante qui se développe à partir de l’œil de germination se développera et se nourrira par la même veine.

En règle générale un œil fait une tige et une tige produit entre 2 et 4 pommes de terre, vous voyez donc le but de la multiplication :)

 

COMMENT PROCÉDER À LA DUPLICATION?

Commencez par tenir le tubercule avec l’extrémité de la tige vers le bas. Retirez d’abord une section conique autour de l’extrémité de la tige. Puis, à partir d’environ 1 à 2 cm au-dessus d’un œil, coupez vers l’extrémité de la tige, chaque coupe rejoint la tige initiale.

Laissez un ou deux yeux d’apparence saine dans chaque pièce.

 

Après séchage à l’air pendant plusieurs jours pour développer une couche protectrice, vos boutures sont prêtes à être plantées. Pour faciliter le séchage des pommes de terre coupées, vous pouvez les saupoudrer de cendre fine.

Creusez un fossé profond de 8 cm, l’enrichir avec du compost, placez les boutures (œil vers le haut) un pied en dehors, et recouvrir de terre.

 

Source: Organic Gardening magazine, April 1948 / Illustrations de Steve Harrington

Connaissez-vous le Paper pot ? Un système de plantation à traction humaine !

Paper pot et paperpot trans, système de plantation à traction humaine

Voici le Paper pot, un système de plantation à traction humaine extrêmement ingénieux qui permet de planter des planches sans se baisser dans un temps très court. Idéal pour les petites surfaces de maraîchage et les jardin sans mécanisation !

Vidéo de démonstration de la machine

Le même système mais en double

Ci-dessous une vidéo complète qui présente le remplissage/préparation des pots, puis de la machine en action.
 

Consommables

Il existe plusieurs tailles de rubans qui portent les références CP253, CP303, CP304, CP305, CP353 , CP354, LP303-10 et LP303-15.

Ce que l'on comprend dans ce schéma, c'est que les codes font référence à des dimensions différentes, La lp303-10 a un espace de 10cm entre chaque plant alors que la lp303-15 en compte 15 et que la CP303 n'en compte que 5.

Où se fournir?

L'entreprise française Terracteck devrait commercialiser et distribuer leur modèle d'ici juin 2016. Voici la page du produit (lien). Un lien sur la documentation en pdf (lien).

Note : il semble être présent sur le continent américain depuis 3 ans environ. Il semblerait que le consommable (papier) ne soit pas agréer en bio.

Les limaces : Causes et moyens de lutte

Les limaces : classification, comportement, dégâts, causes de la prolifération en agriculture naturelle, méthodes de lutte

CLASSIFICATION
Règne : Animal
Embranchement : Mollusques
Classe :Gastéropodes
Ordre : Stylommatophores
Familles : Arionidés, Limacidés

UTILITÉ
Les limaces s’alimentent de cadavres de petits animaux, d’excréments et de déchets végétaux, qu’elles réduisent en petits morceaux, et sont donc l’un des premiers maillons de la chaîne de décomposition de la matière organique. Elles contribuent aussi largement à la minéralisation des substances organiques et à la formation de l’humus ce qui profite à nos cultures. Malheureusement, elles s’attaquent aussi aux cultures.

COMPORTEMENT
Elles sont constituées à 85% d’eau et n’ont pas de peau ou de coquille pour éviter l’évaporation. Pour éviter de se dessécher, elles ont donc un besoin constant d’absorber de l’eau, par la peau, ou en buvant et en mangeant. Leur activité est en rapport direct avec l’humidité ambiante. Elles quittent leur abri, à la nuit tombée, lorsque la température baisse, que le sol restitue la chaleur emmagasinée dans la journée et que la rosée se forme. La longueur de leur promenade dépend de la quantité de bave (ou mucus) qu’elles devront sécréter, compte tenu de l’humidité du substrat, et la durée de leur phase d’activité est fonction de la quantité d’eau perdue par évaporation. Ce mucus qui recouvre la peau de l’animal lui assure son humidification et fait office de lubrifiant lors des déplacements. Élaboré par des glandes spécifiques, il est un élément indispensable de la locomotion des limaces. Composée à 98% d’eau, cette bave est écrasée sous la sole de réptation (le dessous du pied), formant la trace bien connue, visible sur les plantes attaquées. Comme les gastéropodes ne peuvent avancer sans ce lubrifiant, la nature du substrat qu’ils rencontrent conditionne fortement leurs déplacements. Un support sec et poreux ne leur permet pas d’avancer, car il absorbe l’eau de la bave qui s’épaissit. Cette importante dépense d’eau ne convient pas à la limace qui change alors de direction ou réduit immédiatement son activité.

DÉGÂTS
Les limaces causent des dégâts aux semis (surtout de radis, choux, colza, maïs, tounesol, etc.), aux légumes feuille (choux, radis, salades, blettes, oseille, épinards, etc.), aux légumes racines (carottes, radis, navets, pommes de terres), aux fraises et aux tomates les plus basses, à de nombreuses plantes d’ornement (iris, hosta, etc.) et aux champignons commestibles (cèpes, girolles, rosés, etc.). Elles se nourrissent de jeunes pousses tendres. Les légumes sont alors peu ragoutants car les parties atteintes pourrissent souvent et ce d’autant plus vite que les limaces transmettent fréquemment des agents infectieux aux plantes, par l’intermédiaire de leur bave ou de leurs déjections. Les symptômes sont des feuilles trouées ou mangées sur les bords avec des traces de bave sèche et brillante.
 

Attaque d’Arion rufus sur une laitue chicorée

Attaque d’Arion rufus sur une laitue chicorée

REPRODUCTION
Les limaces sont hermaphrodites, donc à la fois mâle et femelle, mais pas simultanément : les deux phases sexuelles se succèdent. Elles sont d’abord, les deux mâles, produisant des spermatozoïdes, s’accouplent et se fécondent mutuellement. Ensuite, commence la période femelle pendant laquelle les limaces produisent des ovules qui seront fécondés par le sperme stocké dans une poche spéciale. Les œufs sont pondus dans le sol en paquets pouvant contenir jusqu’à 200 œufs. La durée de la maturation des œufs va de 2 à 4 semaines en été, à 2 à 4 mois en hiver, période où ils résistent mieux au gel que les adultes et représentent de ce fait, le stade le plus approprié à l’hibernation. Ceux sont des limaces de quelques millimètres de long, adultes en miniature, qui éclosent.

Oeufs de limace

Oeufs de limace

INFLUENCE DU MILIEU SUR LE COMPORTEMENT ALIMENTAIRE
La qualité et l’accessibilité de la nourriture ont une influence déterminante sur le comportement alimentaire des limaces. En effet elles possèdent des organes olfactifs et des papilles gustatives bien développés, qui leurs permettent d’évaluer la qualité des aliments et de repérer des sources de nourriture situées parfois à des distances non négligeables. Les limaces préfèrent certains types de plantes, voire des stades particuliers de la croissance végétale et ont une prédilection pour les plantes endommagées. Des études ont révélées combien il était vital pour les limaces de pouvoir distinguer la qualité de leurs mets afin de se composer un régime alimentaire varié, car les limaces nourries exclusivement d’une espèce végétale, pomme de terre par exemple, présentent un retard de croissance très net. La distance entre le lieu de nourriture et le gîte joue, elle aussi, un rôle décisif : plus la limace doit se déplacer pour rechercher sa nourriture, plus elle est à la merci du temps qu’il fait. Par contre, si son gîte est proche, cette contrainte n’existe plus et elle peut alors consommer régulièrement de grandes quantités de nourriture et se développer très rapidement. C’est pourquoi, en agriculture naturelle, les limaces ont tendance à proliférer, du fait qu’elles aient d’une part, le gîte idéal dans une litière humide et chaude, et d’autre part, le choix au niveau de la nourriture, grâce à la diversité végétale présente.

LES TROIS ESPÈCES DE LIMACES LES PLUS FRÉQUEMMENT RENCONTRÉES
– La grosse limace (Arion rufus) est la plus connue : sa couleur va du rouge au brun noir et elle peut mesurer jusqu’à 15 cm. On la rencontre dans des biotopes très variés : haies, prés, marais et forêts, mais aussi dans les jardins et les champs. Elle s’active surtout à la surface du sol. Elle est pratiquement omnivore, mais opère un choix parmi les légumes et les plantes, suivant la saison et l’offre. Elle a une préférence pour les jeunes pousses tendres et les plantes déjà entamées. Une grosse limace est capable d’ingurgiter jusqu’à 50% de son poids, soit 5 à 10 g, en une seule nuit. Les plantes abîmées sont souvent contaminées par des maladies après le passage des limaces. Quant aux légumes destinés à la conservation ils pourrissent à partir des endroits attaqués. La grosse limace peut parcourir plusieurs mètres tous les soirs pour s’offrir le repas qui lui convient mais si elle trouve un nouvel abri convenable à proximité de son lieu d’approvisionnement, elle y reste.

Grande limace

Grande limace

La limace horticole ou limace des jardins (Arion hortensis). Elle mesure entre 2 et 3 cm. Elle est assez allongée et de couleur bleu noir avec 2 bandes latérales gris foncé à peine visible. La sole de reptation est orange ou jaune et le mucus incolore ou jaune. Elle est moins sensible au froid que la grosse limace donc l’hiver ne signifie pas pour elle une inactivité totale. Sa zone d’activité se situe à la surface ou dans les premiers centimètres du sol. Par temps humide (nuit de rosée par exemple) elle rampe aussi sur les feuilles, abîmant par exemple les têtes de chou. Plus la température et l’humidité de l’air sont élevées, plus les sorties nocturnes sont fréquentes. La quantité dévorée varie peu, mais les dégâts sont plus importants car les plantes sont entamées en de nombreux endroits. Elles endommagent plus particulièrement les racines et les germes, ainsi que les légumes-racines et les tubercules. Les limaces horticoles sont sédentaires et ne parcourent pas de grandes distances.

Elles se déplacent d’une planche à l’autre pour trouver des plants plus jeunes et plus savoureux.

Limace des jardins

Limace des jardins

– La petite limace grise ou loche (Deroceras reticulatum de la famille des Limacidés) mesure entre 3, 5 et 5 cm.Son corps est blanc jaunâtre, gris ardoise ou marron et souvent ornementé de tâches brunâtres dessinant une sorte de réseau. La peau est légèrement ridée, la sole de reptation claire. Comme cette espèce vit à la fois sous et sur terre, elle menace toutes les parties des végétaux : feuilles, fleurs, fruits, tiges, racines et tubercules. La nature des dommages dépend du climat : en période de sécheresse, les petites limaces grises restent surtout dans le sol où elles rongent les parties souterraines des plantes. Elles peuvent ainsi, en l’espace de 2 jours, réduire à néant un semis de carottes sans qu’on en ait aperçu une seule. La petite limace grise peut poursuivre son activité même si la température avoisine 0°C.

Petite limace grise

Petite limace grise

METHODES DE LUTTE

  • Le piégeage et le ramassage (plus adapté à la grosse limace rouge) : on dispose, le soir, en plusieurs endroits du jardin, des abris artificiels tels que pots en terre retournés, tuiles, cartons ondulés mouillés, feuilles de plastique noir, morceaux de planches avec éventuellement des appâts comme des feuilles de consoude, d’œillet d’Inde, des déchets de cuisine, des épluchures, du son, de la bière, … Et le lendemain, on procède au ramassage des limaces.
  • Une barrière physique : on met en place autour des semis ou des plants à protéger un obstacle gênant le déplacement des limaces. Cela peut être de la cendre de bois ou de la sciure à condition que la couche face au moins 1 cm d’épaisseur, un mulch sec, un morceau de tube PVC ou une bouteille en plastique coupée en deux placés sur les jeunes plantes.
  • L’effet répulsif : les limaces n’aiment pas certaines plantes comme le thym, l’ail, la civette, la menthe, le géranium, la digitale, le fenouil, l’oignon, la capucine dont on disposera quelques parties aux endroits à protéger.
  • Une fine couche de broyat de branches comme mulch sera moins confortable que de la paille appréciée des limaces.
  • Attendre que le sol soit suffisamment réchauffé avant d’effectuer les premiers semis en pleine terre. Plus les plants lèveront vite, moins les dégâts causés par les limaces seront importants. Pour accélérer la germination on peut laisser tremper les graines toute une nuit dans l’eau. Pour les plantes à risque (laitue) on choisira plutôt la technique du repiquage de plants vigoureux et en bonne santé, en godets.
  • Limiter l’arrosage aux plantes qui en ont vraiment besoin en le faisant localement, au tuyau ou à l’arrosoir. Préférer arroser le matin de manière à ne pas favoriser la circulation des limaces qui sont des animaux nocturnes.
  • Tasser le sol autour des semis ou des plantations afin de ne pas laisser de refuge aux limaces.
  • Faire un lâcher de volailles – canards, poules, dindes, pintades – durant quelques minutes, le matin de bonne heure ou le soir à la tombée de la nuit.
  • Les prédateurs naturels : favoriser la présence des prédateurs des limaces avec une haie pour accueillir les oiseaux, les hérissons, les musaraignes ; un tas de pierre pour les carabes, le vers luisant et ses larves, l’escargot de Bourgogne (qui mange les œufs de limace) ; un plan d’eau pour les orvets, les crapauds et les grenouilles ; sans oublier les taupes.
Les produits chimiques : sur les grandes surfaces et de manière uniquement curative, par exemple lorsque la récolte est compromise en cas d’attaque massive des semis, il est possible d’épendre du phosphate de fer. C’est un produit biodégradable, qui n’attire ni n’empoisonne les carnivores (chiens et chats) contrairement à d’autres produits sur le marché tel que le Métaldéhyde. En conclusion, si l’on conduit son jardin de façon naturelle, c’est à dire en réunissant toutes les conditions nécessaires à un équilibre biologique, les limaces ne seront qu’un élément parmi tant d’autre de la chaîne alimentaire et elles ne poseront pas de problèmes majeurs. Pour approfondir 50 Façons d’assassiner les limaces de Sarah Ford et Luc Rigoureau (Poche – 13 février 2008) Puceron, mildiou, limaces… : Prévenir, identifier, soigner bio de Jean-Paul Thorez et Christine Achard (Broché – 10 mars 2008) Elsevier’s Dictionary of Pests and Diseases in Useful Plants: In English, French, Spanish, Italian, German, Dutch, and Latin de Ernest Eylenbosch (Relié – 30 août 1995) Crédit photos : Wikipédia, sauf mention contraire.   Note de l’ITAN Francis Bourdeu 5 mai 2010

Les produits chimiques : sur les grandes surfaces et de manière uniquement curative, par exemple lorsque la récolte est compromise en cas d’attaque massive des semis, il est possible d’épendre du phosphate de fer. C’est un produit biodégradable, qui n’attire ni n’empoisonne les carnivores (chiens et chats) contrairement à d’autres produits sur le marché tel que le Métaldéhyde.

En conclusion, si l’on conduit son jardin de façon naturelle, c’est à dire en réunissant toutes les

conditions nécessaires à un équilibre biologique, les limaces ne seront qu’un élément parmi tant d’autre de la chaîne alimentaire et elles ne poseront pas de problèmes majeurs.

Pour approfondir

50 Façons d’assassiner les limaces de Sarah Ford et Luc Rigoureau (Poche – 13 février 2008) Puceron, mildiou, limaces… : Prévenir, identifier, soigner bio de Jean-Paul Thorez et Christine Achard (Broché – 10 mars 2008)

Elsevier’s Dictionary of Pests and Diseases in Useful Plants: In English, French, Spanish, Italian, German, Dutch, and Latin de Ernest Eylenbosch (Relié – 30 août 1995)

Crédit photos : Wikipédia, sauf mention contraire.

 

Note de l’ITAN
Francis Bourdeu
5 mai 2010