Le WWOOD-stand est né !

Voici son histoire... contée par Audrey & Julien !

Nous sommes deux designers qui dessinent et fabriquent des objets du quotidien. Nous nous déplaçons dans des fermes de France, avec les outils nécessaires à la réutilisation de matériaux trouvés dans l'exploitation, en échange du logis et du couvert (conception Itinérante).

Étape express en Haute-Savoie, chez le Wwoof France, nos principaux sponsors. Nous sommes restés une semaine chez David et Alexandra, membres fondateurs et actifs du Wwoof France. Le projet consistait à mettre en valeur trois cadres pour photo avec une base de bois flotté du Lac Léman (pour pouvoir exposer lors de festivals).

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 Nous sommes donc partis à la recherche de matière première. À travers les broussailles, aux abords de la Dranse, nous avons récupérés de grands bois flottés. 

Pour l'assemblage, nous avons optés pour un Mi-bois et un boulon traversant, ce qui permet d'avoir une résistance, une tenue de la forme et une certaine flexibilité.
Les photos sont tenues par un noeud de cordage. Ce qui donne un caractère artisanal et traditionnel à l'accrochage.
La structure met en valeur les clichés et offrira un coin de présentation sur le futur stand du Wwoof.

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Nous avons également réutilisé une ancienne échelle de meunier cassé pour réaliser un escabot. En plus de refléter les outils paysans, il accueillira une quatrième photo, ainsi que les différents dépliants du Wwoof.

Merci à tous les deux !
L'équipe WWOOF :-)

Tout savoir sur les Saints de Glace

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Que sont les Saints de Glace ? Que représentent-ils pour le jardinier ? Ces quelques jours de mai : les 11, 12 et 13 mai respectivement Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais (de l'ancien calendrier) apporteraient un coup de froid brusque capable de faire mourir les plantes les plus frileuses, notamment au potager les précieuses tomates, aubergines, piments et poivrons.

Avec l'arrivée des beaux jours, du soleil et de la chaleur, les frileuses (tomate, aubergine, piment, poivron et autres plantes peu rustiques) jusqu'alors bien au chaud dans la maison, réclament l’extérieur pour se développer. Mais en ce début de printemps, faut-il les planter en pleine terre dès maintenant ou attendre la fin des Saints de Glace : les 11, 12 et 13 mai ?
Certains jardiniers pensent effectivement qu'il est inutile de planter les frileuses avant cette date, car elles ne passeront pas ce brusque retour de froid. D’autres veulent bien tenter la plantation, ayant une chance sur deux de ne pas souffrir de ce coup de gel. Il y aurait en effet autant de risques de gel avant et après les saints de Glace : les 8, 9 et 10 mai, comme les 14, 15, 16 mai.
Début mai reste tout de même une période où il y a le plus de risque de gel. Pourquoi ? Parce que l’atmosphère est encore fraiche, le sol est encore frais, et par une nuit bien dégagée, le rayonnement nocturne est tel que toutes les calories (la chaleur) partent vers le ciel et font atteindre le point de gel.

Suivez ces conseils en vidéo pour passer les Saints de Glace sans encombre au potager.

Plutôt que de se focaliser sur quelques dates et sur la lecture du calendrier, il est plus raisonnable de sortir le soir et d’observer le ciel. S’il est couvert : rien à craindre. Mais, si fin avril- début mai voire jusqu’à la 3e semaine de mai, on sent qu’il va faire très beau, que le ciel va être dégagé, éclairé par les étoiles et par la lune : le gel est fort à craindre. Prévoyez alors des voiles de forçage ou autre châssis de protection. Et le pire sera évité !

Nouvelles actualités sur Latitudes Food : focus AGRUMES

La vitamine C, apports nutritifs, présence et conservation dans les agrumes

Mais d’abord, qu’est-ce qu’une vitamine ? Il s’agit d’une substance active, d’origine organique, qui est indispensable à la croissance et au développement de l’organisme humain. Parmi les quantités de vitamines qui existent, la C, certainement la plus connue, joue un rôle important dans notre défense immunitaire, mais favorise également la cicatrisation des plaies, contribue à fixer le fer contenu dans les végétaux, etc. Bref, la vitamine C est bonne pour nous.

On l’appelle également acide ascorbique ou vitamine antiscorbutique, car une carence en vitamine C provoque le scorbut (entre autres), une maladie mortelle qui touchait particulièrement les marins autrefois de par leur alimentation exempte d’aliments frais. Car oui, la vitamine C se trouve surtout dans les fruits et légumes frais, et même si la plupart des animaux sont « autonomes » en vitamine C, c’est à dire qu’ils la produisent, l’homme ne la fabrique pas (tout comme son proche cousin le singe). D’où l’intérêt de savoir où la trouver et comment la consommer.

Contrairement aux idées reçues, les agrumes ne sont pas les aliments qui comportent le plus de vitamine C. Parmi les aliments les plus riches en vitamine C on retrouve le persil frais, le poivron, le kiwi, le fenouil, le choux fleur ou encore les fruits rouges !

Bien sûr on en retrouve aussi des quantités satisfaisantes dans les agrumes, et notamment dans l’orange. Si on essaye de chiffrer ces quantités, d’une manière approximative puisque les différentes sources sur le sujet ne s’accordent pas forcément entre elles, on retrouve des quantités de l’ordre de la dizaine de milligrammes (mg) pour 100 grammes d’un aliment. Par exemple, le persil et le poivron se trouveraient au-delà de 100/150 mg de vitamine C pour 100g, le chou-fleur se situerait lui plutôt autour de 40/50 mg tandis que l’orange se positionne entre les deux, autour de 60 à 80 mg.

Toutefois ces chiffres sont à manier avec précaution, il est plus aisé de consommer 100 grammes de poivrons que 100 grammes de persil ! Raisonner par « portion » est alors plus pertinent.

Le corps humain ne nécessite au minimum que des quantités très faibles de vitamine C pour fonctionner, et si s’en priver peut avoir de graves conséquences, seulement 7 mg de vitamine C suffiraient à prévenir du scorbut. Notre consommation moyenne de vitamine C en Europe se situerait plutôt autour de 70 mg par jour, ce qui n’est pas toujours suffisant au vu de nos besoins « optimaux » variant de 60 à 90 mg par jour. Là encore, cela va dépendre des personnes : sexe, âge, corpulence, hygiène de vie. Un fumeur aura par exemple besoin d’ingurgiter plus que vitamine C qu’un non-fumeur, la cigarette contribuant à épuiser les réserves de vitamine C !

Concernant l’absorption, l’idéal serait de consommer les aliments le plus frais possible, afin de préserver toutes les valeurs nutritives de ceux-ci, et ce n’est d’ailleurs pas valable que pour la vitamine C.

Sans parler de les cuire, le simple fait d’être en contact avec l’air, l’eau ou la lumière réduit déjà la teneur en vitamine C des aliments. Rien de tel donc que de manger une orange ou un kiwi entier tout juste épluchés. Pour être pointilleux, même pressée une orange perdra déjà de sa vitamine C, et je ne parle pas des jus que l’on trouve dans le commerce, même 100% pur jus ou frais ! La congélation (pour le transport) et la pasteurisation qu’ils subissent, ou bien les contenants transparents (la lumière, rappelez-vous) sont autant de facteurs réduisant la quantité de vitamines…

Le frais, le vrai, reste donc la meilleure solution, et de loin.

Par ailleurs, rien de sert d’ingurgiter d’énormes quantités de vitamine C chaque jour en pensant que cela vous empêcherait de tomber malade et prolongerait votre durée de vie ! Cette thèse, défendue par le chimiste et prix Nobel Docteur Linus Pauling dans les années 90 a depuis été contredite, cela permettrait au mieux de réduire les symptômes d’un rhume à un degré assez modeste.

Comme pour toute chose, si le manque n’est pas souhaite, l’excès non plus. Il s’agit de trouver l’équilibre et de consommer intelligent, la bonne (L)ATITUDE quoi !

Pas la peine donc de gober des compléments alimentaires ou autres cachets oranges, les fruits et légumes frais font tout à fait l’affaire, et seront même bénéfiques à de nombreux autres niveaux.

A suivre sur : www.latitudesfood.org

:-)

Pétition #StopGlyphosate

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SIGNEZ ICI

L'Union européenne devrait se prononcer très prochainement sur le renouvellement de licence du glyphosate pour les 15 années à venir; un herbicide pourtant considéré comme un « cancérogène probable » par l’Agence internationale de recherche sur le cancer de l'ONU. L'industrie agrochimique a beau avoir une légion de lobbyistes - un million d'Européens ordinaires pourraient définitivement mettre hors-jeu l'ingrédient actif préféré de Monsanto!

La riposte a d’ores et déjà été lancée par une coalition d’organisations de la société civile européenne et d’experts de la santé et de l'environnement qui utilisent la procédure de pétition officielle de l'UE - appelée Initiative des Citoyens Européens (ICE) - pour obtenir gain de cause.


Une ICE réussie c’est la garantie de pouvoir présenter notre initiative lors d’une audition publique au Parlement européen et d’obtenir une réponse claire et motivée de la Commission.

Signez l’Initiative des Citoyens Européens réclamant l’interdiction du glyphosate, la réforme des procédures d’approbation des pesticides, et l’adoption d’objectifs européens clairs visant à réduire leur utilisation.

Près de 590 000 Européens ont déjà signé l’ICE “Stop Glyphosate” lancée en février. Mais pour être validée, l'ICE doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens, venant d'au moins 7 des 28 États membres. On a fait plus de la moitié du chemin.

Comme c'est une pétition officielle de l'UE, c’est un peu plus compliqué que d’habitude :

Pour des raisons légales, la signature doit être recueillie en deux étapes: D’abord avec SumOfUs, afin que nous puissions vous tenir au courant des avancées ; ensuite, la signature officielle sur la page qui apparaîtra. Ce sont les gouvernements de chaque pays qui décident des renseignements demandés et les utilisent (par exemple, votre lieu et date de naissance) pour valider votre signature. SumOfUs ne peut en aucun cas accéder à vos données à partir de ce formulaire.

Pour soutenir l’Initiative Citoyenne Européenne, vous devez être citoyen de l'UE (ressortissant d'un État membre de l'UE) et être assez âgé pour voter aux élections au Parlement européen (avoir 18 ans et plus donc sauf en Autriche où l'on peut voter à partir de 16 ans).

Vous n’êtes pas éligible mais vous voulez aider? N’hésitez pas à relayer cette initiative auprès des gens qui pourraient signer.

Nous avons la possibilité de bannir le glyphosate une bonne fois pour toutes. Montrons notre force collective aux multinationales du toxique qui ne pensent qu’à leurs intérêts. Il y a tellement en jeu, ne laissons pas passer cette chance. Prenez quelques minutes, s’il vous plaît, pour compléter le formulaire de la pétition européenne - plus que jamais, chaque signature compte.

Plus d’informations

Lancement d’une initiative citoyenne européenne pour l’interdiction du glyphosate 
Le Monde. Liquid error: argument out of range.

Nouvelles actualités sur Latitudes Food

Plusieurs nouvelles actualités ont été publiées, nous vous laissons les découvrir !
Le site internet

L’accueil sur la route…
Feb 17, 2017

Les paysages, les climats, l’heure, les latitudes, les teints de peau, tout défile, lentement certes, mais tout défile quand même. Il en va de même pour l’accueil. Latitude 45 – France : D’un climat plutôt frais à tous points de vue début janvier au départ (à part chez les cyclotouristes qui m’ont hébergés), le contact avec…Lire la suite
 

Lait, qui es-tu, d'où viens-tu ?
Feb 14, 2017

Stérilisé UHT, pasteurisé, microfiltré, homogénéisé, demi-écrémé ou entier,… le lait subit bien souvent, avant d’arriver dans nos bols, des traitements thermiques, chimiques et mécaniques, qui le rendent aussi proche du doux liquide directement sorti du pis de la vache, que le beurre l’est de la margarine : ça n’a plus rien à voir ! Lumière sur la production du lait et ses métamorphoses……Lire la suite
 

Crises laitières en France et en Europe, le pourquoi du comment
Feb 3, 2017

La vache… ce gros mammifère domestiqué de 600 kilos, ruminant de la famille des bovidés, qui est élevée pour sa viande ou son lait, ou même les deux ! Une vache laitière, puisque c’est ce qui nous intéresse, est capable de produire entre 20 et 40 litres de lait par jour…Lire la suite

Le WWOOFing, entre agriculture et solidarité

Article de Sylvia en lecture ici

Créée en 2007, l’association WWOOF France permet au plus grand nombre de découvrir l’agriculture biologique à travers des séjours non monétaires. 
Mais concrètement, qu’est-ce que le WWOOFing ? Et comment ça marche ?

David, président de l’association WWOOF France (et ancien WWOOFeur**!) répond à nos questions.

Le « World Wide Opportunities on Organics Farms » (WWOOF), se traduit littéralement par « opportunités mondiales dans des fermes biologiques ».
C’est une démarche solidaire qui a vu le jour en 1971 en Angleterre, à l’initiative de Sue Coppard, « citadine en mal de nature qui prend l’habitude de s’échapper le week-end à la campagne en proposant – en échange du gîte et du couvert – de participer aux activités des fermiers qui l’accueillent. La nouvelle se répand, le nombre de fermiers désireux d’ouvrir ainsi leurs portes s’accroît et de fil en aiguille, cette idée devient un concept mondial d’écovolontariat. » Ainsi, est né le WWOOFing.

L’objectif premier de cette démarche est donc de « faire découvrir l’agriculture biologique à tout un chacun à travers des séjours, dans une démarche non monétaire », nous explique David, président de WWOOF France.
En effet, pour faire du WWOOFing en France, il faut juste payer l’adhésion à WWOOF France, association de loi 1901. Cette adhésion permettra aussi de participer à la vie associative.
Un autre objectif est «d’apprendre à vivre autrement dans une volonté d’autosuffisance et de décroissance, comme vivent la plupart de nos hôtes» ainsi que de « pouvoir combler un lien social entre les ruraux et les urbains et d’éviter la solitude rurale ».
Au delà de l’aspect financier, le concept du WWOOFing est intéressant surtout car il s’agit d’une « aventure humaine, basée sur des valeurs de respect, de confiance, de solidarité et de partage. Toutes ces valeurs qui font que l’être humain est bon », insiste le président. « A travers le WWOOFing on peut retrouver toutes ces valeurs humaines que chacun recherche. D’ailleurs souvent ce qu’il en ressort c’est qu’il s’agit d’une expérience humaine extraordinaire. » Le réseau vit parce que les personnes qui y adhèrent ont conscience de cela.

Et justement, qui sont ces personnes qui adhèrent au réseau ?
Et bien les WWOOFeurs à WWOOF France sont 60% des Français, principalement des urbains souhaitant découvrir la vie rurale, dont la moyenne d’âge est de 33 ans. Il n’y a pas de limite d’âge ni d’exigences particulières.
Les seules conditions sont d’avoir plus de 18 ans, d’être inscrit à WWOOF France en payant l’adhésion à l’association (25€ pour une seule personne, 30€ pour deux), d’être motivé, d’avoir envie d’apprendre et d’expérimenter l’agriculture biologique et de s’impliquer dans la vie familiale de l’hôte. « Le gîte et le couvert sont offerts gracieusement par l’hôte dès lors que le WWOOFeur est intéressé à découvrir la vie de l’hôte. »

WWOOF France joue un rôle de coordinateur de cette démarche, aussi bien dans le traitement des adhésions que des demandes de souscriptions de la part des nouveaux hôtes. « Nous étudions toutes les souscriptions des structures qui souhaitent devenir hôte. L’important dans cette sélection est que l’hôte doit avoir envie de transmettre son savoir-faire et de partager ses connaissances dans l’agriculture biologique ».

Les tâches sur le terrain sont « multiples et variées. Il y a vraiment de tout, c’est ça qui est agréable ». Du maraîchage à l’apiculture, de l’élevage au travail dans les serres, tous les domaines agricoles sont possibles dans le WWOOFing. « Certains WWOOFeurs viennent pour une reconversion professionnelle (environ 10%) et cette diversité leur permet d’avoir une bonne vision globale de la vie agricole », précise le David.

Aujourd’hui, le réseau WWOOF France s’agrandit. Avec 13 000 WWOOFeurs et 1400 hôtes en 2016, l’association a mis en place un règlement intérieur ainsi qu’un système de commentaires permettant aux WWOOFeurs de donner leurs avis sur les hôtes, et à ces derniers de répondre. « On a plus de monde qui s’intéresse et donc nous sommes obligés d’être plus strictes et de mettre des règles pour permettre de réguler le réseau. »
Aussi, de nouveaux projets et objectifs à WWOOF France voient le jour. Comme la demande d’obtention de l’agrément de l’éducation populaire, la valorisation des expériences acquises (VAE) lors du WWOOFing, ou encore la création d’une petite ferme WWOOF France pour avoir un lieu de formation avec entre autre des conférences des hôtes. WWOOF France veille aussi à tisser des liens sur le terrain entre les différents hôtes afin de partager leurs expériences de WWOOFing et leurs pratiques.

Et au niveau international ?
« Il existe deux grandes institutions : FoWO (The Federation of WWOOF Organisations) et WWOOF International dont fait partie WWOOF France. Il y a deux plateformes internationales simplement pour des principes de connivence entre les groupes WWOOF. »
« Chaque pays est indépendant. Toutefois, une ligne directive du wwoofing est établie par l’institution (valeurs, tâches, vision globale, communication).» nous explique le président WWOOF France.
Ainsi, pour faire du WWOOFing à l’étranger il faut se référer à l’association du pays en question, qui fonctionnera sensiblement de la même manière que WWOOF France.
Le mouvement international du WWOOFing est en pleine évolution, car il répond au besoin de certaines personnes, de plus en plus nombreuses, désireuses de sortir du cadre. « Le WWOOFing est réellement une ouverture sur le monde. Il permet de faire évoluer les mentalités, car il favorise la rencontre et l’échange entre des personnes d’horizons complètement différents et permet d’élargir ainsi la vision du monde de chacun.»

Rendez-vous sur le site de WWOOF France pour en savoir plus et pourquoi ne pas prévoir vos prochaines vacances responsables !

Vous êtes déjà parti avec WWOOF France ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour un témoignage d’expérience !

** WWOOFeur : personne pratiquant du WWOOFing

Février 2017.

 

Crédit photo : Copyright WWOOF France – site internet WWOOF FRANCE

Appel à participation à la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides

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Pour sa 12ème édition, la Semaine pour les alternatives aux pesticides invite toutes celles et ceux qui souhaitent promouvoir les alternatives aux pesticides, à participer et à organiser des évènements partout en France et dans le monde entre le 20 et 30 mars 2017 : conférences-débats, ateliers, stands, marches symboliques, projections de films, visites, démonstrations, expos, animations pédagogiques, repas bio, fermes ouvertes, spectacles, cours de cuisine…

Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants, cinéma, librairies…), établissements scolaires, citoyens...
Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé, les accords du libre échange (CETA...)

et si, en 2017, on allait plus loin ?

 

En 2016, pour la 11ème édition plus de 1000 évènements ont été organisés en France et dans une quinzaine de pays permettant ainsi de sensibiliser de nombreuses personnes.

 

 

La France, toujours championne des pesticides... et mauvais élève pour les alternatives.

Pourquoi se mobiliser ?

  • La France est le 2ème pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde
  • La consommation de pesticides stagne (voire progresse) et le plan Ecophyto 2018 qui prévoyait une diminution de 50% de pesticides d’ici 2018 est un échec
  • Le développement des alternatives se fait trop lentement
  • 100% des cours d’eau testés sont pollués

     

    -* Plus de 50% des fruits et légumes (non bio) testés contiennent des résidus de pesticides

  • L’épandage aérien est toujours pratiqué grâce aux nombreuses dérogations
  • Le nombre de professionnels et de riverains victimes de l’exposition aux pesticides ne cesse de croître
  • Les études scientifiques sérieuses prouvant les liens entre pesticides et santé se font de plus en plus nombreuses
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À suivre en 2017 :

  • L’entrée en vigueur de la loi Labbé pour les collectivité & l’anticipation de l’interdiction de la vente de pesticides aux particuliers
  • La suite de la ré-homologuation du glyphosate
  • L’enjeux perturbateurs endocriniens au niveau européen
  • La ré-écriture de l’arrêté de 2006, seul arrêté qui protège les riverains
  • Le suivi du plan Ecophyto...

Comment participer ?

Il suffit de se rendre sur http://www.semaine-sans-pesticides.fr et créer son espace organisateur.
Ainsi le futur organisateur peut inscrire son évènement qu’il peut modifier
à tout moment, après validation des organisateurs. Des outils sont disponibles, en ligne et sur demande, pour faciliter l’organisation d’évènements : affiches, newsletter d’information, boite à idées, listes de films, d’intervenants, d’expositions...

Voir en ligne : Site officiel

TOUT sur le frelon asiatique, ennemi de nos abeilles

De nos jours, tout le monde a entendu parler du frelon à pattes jaunes, Vespa velutina, surnommé par chez nous le frelon asiatique, et célèbre pour les ravages qu'il cause dans les populations d'abeilles domestiques. 

On le dit asiatique car la sous-espèce V. velutina nigrithorax, observée pour la première fois en France en 2004, est originaire d'Asie continentale. Cette région possède à peu de choses près le même climat que le nôtre, si bien que, une fois introduit dans l'Hexagone via des conteneurs de poteries importées de Chine, ledit frelon s'est très facilement adapté. En 2016, il avait colonisé la quasi-totalité de la France, et atteint la plupart des pays alentours : Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Belgique et Angleterre.

COMPORTEMENT

Frelons asiatiques en alerte sur un nid

Frelons asiatiques en alerte sur un nid

Le genre Vespa, qui appartient à l'ordre des Hyménoptères, regroupe 22 espèces de frelons à travers le monde. Ce sont des insectes sociaux mais, à la différence des abeilles ou des fourmis, les frelons et autres guêpes sociales fonctionnent en colonies annuelles : l'hiver venu, toute la colonie meurt, à l'exception des reines ayant réussi à s'abriter pour hiverner. Celles-ci ressortent au printemps pour bâtir un nid, engendrer des ouvrières, puis des mâles et des femelles fertiles qui, une fois fécondées, deviendront des reines, etc., etc.
Les frelons jouent différents rôles dans les écosystèmes : chasseurs avant tout, ils régulent les populations de nombreux insectes, principalement pour nourrir leur progéniture, car les adultes s'alimentent très peu et presque uniquement de fruits mûrs et de nectar. C'est pourquoi les frelons butinent et sont donc des pollinisateurs.

LE FRELON ET L'HOMME

Comparativement à d'autres Hyménoptères, les frelons sont plutôt pacifiques vis à vis de l'homme, n'attaquant qu'en dernier recours, en cas d'agression ou de présence à proximité du nid (3-4m).
À l'automne 2015, au jardin de La Graine Indocile, un saule pleureur était parasité par des pucerons. Or, en suçant la sève des végétaux, les pucerons excrètent un miellat dont les Hyménoptères raffolent. Plusieurs frelons européens ont alors passé des semaines à lécher le liquide sucré sur le tronc de cet arbre situé en bordure de chemin. Nous sommes passés de très nombreuses fois à 50cm de leur petit festin sans jamais craindre la moindre attaque de leur part.
Divers entomologistes, médecins et autres chercheurs s'accordent à dire que le frelon asiatique est tout aussi pacifique lorsqu'il vaque à ses occupations, et tout aussi belliqueux si l'on s'approche de son nid.

Les piqûres de frelon sont assez douloureuses en raison de la longueur du dard, ainsi que de l'acétylcholine contenue dans le venin qui stimule les récepteurs de douleur. Mais ce venin est bien moins dangereux qu'on le dit, du moins concernant V. crabro et V. velutina, seules espèces présentes en France à ce jour.
En effet, les frelons et les guêpes sont dotés d'un dard venimeux dans le but de chasser des proies. Ils inoculent donc des doses mesurées de poison par souci d'économie, afin de pouvoir multiplier les attaques. L'abeille domestique, au contraire, utilise cette arme en mode kamikaze, comme moyen de défendre la ruche contre des prédateurs très variés, du petit rongeur jusqu'à l'ours et à l'être humain. Après la piqûre, l'abeille meurt presque systématiquement, car le dard en forme de harpon s'arrache de son corps avec la glande à venin et reste planté dans la peau de l'ennemi. C'est pourquoi la piqûre d'abeille est en réalité plus dangereuse que celle du frelon.
La plupart du temps, une piqûre de frelon ne provoque donc que douleur et inflammation. Mais comme pour les abeilles et les guêpes, il est fortement conseillé d'appeler les secours au plus vite en cas de piqûre au niveau de la bouche, de la gorge ou de l’œil, en cas de piqûres nombreuses (risque d'intoxication sérieuse) et/ou de réaction allergique (douleur, rougeurs et gonflements étendus ou persistants, difficultés respiratoires, chute de tension...).
On estime que 1 à 5% de la population est allergique aux venins d'Hyménoptères ; mais le nombre de décès des suites de piqûres est très faible, environ 15 par an, et n'a pas augmenté avec l'arrivée de V. velutina.

RECONNAÎTRE VESPA VELUTINA

Au vu des fréquentes confusions entendues çà et là, nous tenons à faire un petit point d'identification... en commençant par dire que le frelon asiatique n'est pas une espèce géante, au contraire ! Il est même généralement un peu plus petit que l'européen.

 

Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) L'abdomen est noir, cerné de deux liserés fins jaune-orange et d'un segment orange. Les pattes sont jaunes, le thorax noir, et la tête orange et noire. L'ouvrière mesure entre 17 et 26mm. La reine peut atteindre 32mm.

Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax)
L'abdomen est noir, cerné de deux liserés fins jaune-orange et d'un segment orange. Les pattes sont jaunes, le thorax noir, et la tête orange et noire.
L'ouvrière mesure entre 17 et 26mm.
La reine peut atteindre 32mm.

LES PIÈGES

Frelon européen (Vespa crabro) L'abdomen est jaune rayé de noir. Les pattes sont rousses, le thorax noir et roux, et la tête jaune-orange L'ouvrière mesure entre 19 et 30mm. La reine peut atteindre 39mm.

Frelon européen (Vespa crabro)
L'abdomen est jaune rayé de noir. Les pattes sont rousses, le thorax noir et roux, et la tête jaune-orange
L'ouvrière mesure entre 19 et 30mm.
La reine peut atteindre 39mm.

De plus en plus de sources le clament : les pièges utilisés contre V. velutina sont presque toujours des coups d'épée dans l'eau... ou bien ils empirent la situation !

Fondatrice de V. velutina commençant son nid au début du printemps.

Fondatrice de V. velutina commençant
son nid au début du printemps.

À l'automne, des centaines de femelles sexuées quittent chaque nid par vagues, se dispersant jusqu'à 60km alentour. Pour le programme d’étude du frelon asiatique du Muséum National d’Histoire Naturelle, « il est clair qu'aucun piégeage ne peut freiner ce front d’invasion ».
Par la suite, 95% des reines succombent en hiver. La lutte demeure donc inutile à cette période. Et au printemps, pareil ! 95% des reines survivantes meurent à leur tour en combattant d'autres reines pour défendre ou voler un nid en construction. Pire encore, « si l’on en piège certaines, on libère le terrain pour d’autres qui n’auront même pas à se battre ».

Notons au passage que, comme pour les moustiques ou les limaces, un piégeage à l'insecticide empoisonne aussi les prédateurs, ce qui revient à favoriser le frelon.

De plus, poisons ou non, les pièges sont rarement sélectifs. De nombreux pièges à base de bière, de jus sucré ou de jus de cirier fermenté sont mis en place pour lutter contre le frelon asiatique et tuent de nombreux insectes de toutes sortes, et pas toujours les frelons.
Différents laboratoires (INRA Bordeaux, IRBI de l'Université de Tours) travaillent aujourd'hui au développement de pièges à phéromones vraiment sélectifs. Mais encore une fois, le piégeage à but de régulation est une illusion. La seule manière « efficace » d'utiliser un piège sélectif serait de le placer tout près des ruches pour diminuer la pression sur les abeilles.

LES PRÉDATEURS

En France, la plupart des prédateurs potentiels du frelon à pattes jaunes, comme les pics, les mésanges ou certaines chauves-souris, ne sont apparemment pas très efficaces face au nombre.
 

Pernis apivorus

Pernis apivorus

Parmi les oiseaux, la bondrée apivore (Pernis apivorus) est tout de même un prédateur remarquable, capable de s'attaquer directement aux nids. Cependant, ce rapace diurne et migrateur s'est raréfié, victime de la dégradation de son habitat et des pesticides qui diminuent le nombre de proies et transforment celles qui restent en poison. La bondrée est d'ailleurs une espèce protégée au niveau européen.

 

Deux parasitoïdes indigènes sont capables d'infester V. velutina : un ver nématode du genre Pheromermis et une mouche appelée Conops vesicularis. Les larves de cette dernière, si elle parvient à pondre dans une reine frelon, éclosent dans son corps et dévorent ses organes, entraînant sa mort puis celle de toute la colonie.
Mais devant la sélection naturelle extrêmement sévère dont nous parlions plus haut, ces parasites ont une incidence limitée.

Pheromermis sp.

Pheromermis sp.

Conops vesicularis

Conops vesicularis

Sarracenia oreophila

Sarracenia oreophila

Divers comptages ont été récemment effectués, notamment par le Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes sur plusieurs espèces de sarracénies : ces plantes piègent majoritairement des mouches (51% des insectes recensés), mais on y a retrouvé presque autant de frelons à pattes jaunes (48%) ! Ils sont en effet bien plus attirés par l'odeur des sarracénies que ne le sont les frelons européens (0,4%) ou tout autre Hyménoptère.
Une étude a été amorcée en 2015 pour connaître plus précisément l'impact potentiel des sarracénies sur les populations de V. velutina, en déterminant par exemple le nombre de frelons piégés par une seule urne sur une période donnée, ou bien les périodes de l'année les plus fructueuses.

 

Le frelon européen, très territorial, peut quant à lui avoir un fort impact en détruisant les nids trop proches du sien ; il est donc bien dommage que l'on chasse systématiquement tous les frelons, y compris les européens, soit parce que leur grande taille et de nombreuses fausses rumeurs nous les rendent effrayants, soit parce qu'on les prend tout simplement pour des vilains frelons asiatiques même pas de chez nous !
En réalité, la destruction systématique des nids de frelons européens depuis des décennies est probablement la raison pour laquelle l'asiatique s'est si facilement installé.

UNE STRATÉGIE DE DÉFENSE : LE BALLING

L'abeille japonaise (Apis Cerana japonica) en formation thermo-balling contre le frelon japonais (V. simillima xanthoptera).

L'abeille japonaise (Apis Cerana japonica) en formation thermo-balling contre le frelon japonais (V. simillima xanthoptera).

Contre les attaques de diverses espèces de frelon, dont Vespa velutina, les abeilles asiatiques (Apis cerana) emploient une technique impressionnante : elles se massent par centaines autour de l'agresseur en une boule compacte, et font vibrer leurs ailes pour augmenter la température du cœur de la boule jusqu'à 45°C, ainsi que les taux de CO2 et d'humidité. De telles conditions sont fatales au frelon, tandis que l'abeille peut supporter des températures jusqu'à près de 50°C. Cette technique est appelée thermo-balling (ou heat-balling).

 

 

 

L'abeille chypriote (A. mellifera cypria), sujette aux attaques d'un frelon oriental (V. orientalis) plus résistant à la chaleur, pratique l'asphixia-balling : il s'agit là encore d'enfermer l'intrus dans une boule compacte et d'en augmenter température, CO2 et humidité, mais en appliquant en plus une pression importante de manière à empêcher les mouvements respiratoires de son abdomen et le tuer par asphyxie.

L'abeille jaune (A. mellifera ligustica) que nous connaissons bien pratique elle aussi une sorte de thermo-balling sur notre bon vieux frelon européen, mais l'on en sait encore peu sur sa technique.

Des expériences dans le Sud-Ouest de la France ont montré que si un frelon asiatique est posé directement sur la planche d'envol ou à l'intérieur de la ruche, une grande majorité de colonies de A. mellifera adoptent un comportement de thermo-balling et parviennent à tuer le frelon. Mais dans la réalité, le frelon asiatique n'est pas du genre à se ruer dans la ruche. Il se poste en vol stationnaire devant la planche d'envol, ce que ne fait pas son cousin européen (ce dernier s'en prend d'ailleurs rarement aux abeilles, chassant essentiellement des mouches).

INTIMIDATION ET STRESS

Voilà qui change la donne, car face à cette menace inhabituelle du vol stationnaire, hormis dans de rares cas où elle construit une barrière en propolis pour empêcher le frelon d'entrer dans la ruche, A. mellifera adopte généralement divers comportements d'intimidation pas toujours efficaces : les abeilles produisent un sifflement en battant des ailes, ou agitent leur abdomen de façon synchronisée, ou encore s'agglutinent en tapis sur la planche d'envol (« bee-carpet behaviour »).

Un frelon asiatique en vol stationnaire devant la planche d'envol d'une ruche. Ici, une réglette ajourée appelée "réducteur d'entrée" a été installée pour protéger la ruche des intrusions.

Un frelon asiatique en vol stationnaire devant la planche d'envol d'une ruche.
Ici, une réglette ajourée appelée "réducteur d'entrée" a été installée pour protéger la ruche des intrusions.

Dans plus d'un cas sur trois en 2010, A. mellifera ne manifeste aucun comportement coordonné et se contente de se disperser sur et autour de la planche d'envol. C'est uniquement dans ces cas-là que le frelon ose pénétrer dans la ruche. Mais si les abeilles se réunissent en bee-carpet, alors le frelon reste à distance et s'attaque aux individus isolés.

Des observations ont été faites de frelons attaquant en nombre, dépeçant les ouvrières, puis emportant les larves et le miel. Cela dit, il a été établi que les pertes massives d'abeilles liées à la présence de V. velutina ne sont pas principalement due aux attaques, mais au stress important que cause le vol stationnaire. La colonie, ne parvenant plus à maintenir une activité suffisante pour se nourrir, s'affaiblit et succombe à l'hiver ou aux maladies.

ÉVOLUTION DE COMPORTEMENT

Quoiqu'il en soit, nos abeilles semblent bien démunies face à ce frelon aux techniques d'approches inattendues. Mais elles pourraient bien finir par trouver la parade... Il semblerait même que les abeilles progressent bien plus vite qu'on ne l'imaginait : certains apiculteurs témoignent, sur des essaims en bonne santé, d'abeilles attaquant et parvenant à piquer un frelon asiatique qui stationnait devant la ruche. Beaucoup pensent d'ailleurs que les frelons ne parviennent à conquérir une ruche que si celle-ci était déjà faible au départ.

[Complément du 3 février 2017] :
Une évolution des comportements d'A. mellifera a été observée récemment, notamment par Aurore Avarguès-Weber, doctoresse au Centre de Recherches sur la Cognition Animale de Toulouse, dont les travaux montrent les étonnantes capacités d'apprentissage de l'abeille domestique.
Elle remarque d'abord que deux ou trois ans après l'apparition du frelon, les abeilles se sont habituées à sa présence et ne sont plus stressées. Le nombre d'attaques a continué d'augmenter avec la propagation de V. velutina, mais les abeilles travaillent à nouveau normalement et survivent bien mieux à l'hiver.
Par la suite, la chercheuse observe une première tentative de contre-attaque étonnante (bien que peu efficace) de la part des abeilles : elles se montent les unes sur les autres sur la planche d'envol pour former un monticule et se laissent tomber en masse sur le frelon. Très rarement, celui-ci tombe avec elles et préfère alors aller voir ailleurs ; la plupart du temps, il esquive simplement.
Mais dans la région de Bordeaux, où le frelon asiatique est présent depuis plus longtemps, un comportement nouveau commence à apparaître : une colonie par-ci par-là s'essaye au thermo-balling sur un frelon en vol stationnaire devant la ruche. Pour le moment, les abeilles ne restent en formation que quelques minutes, ce qui ne fait qu'étourdir le frelon. D'après Aurore Avarguès-Weber, il se pourrait qu'une colonie développe la bonne technique à force de tentatives ; il sera alors possible de la propager rapidement en mettant cette ruche en contact avec d'autres.

ALORS QUE FAIRE ?

Si la question de réguler, voire d'éradiquer V. velutina de nos contrées se fait si pressante aujourd'hui, c'est donc surtout parce qu'il s'en prend à l'abeille domestique, pollinisateur remarquable, porte-drapeau de la cause écologiste et gagne-pain des apiculteurs. Et l'on justifie volontiers cette hostilité à l'égard du frelon par le fait que sa présence en Europe est une erreur que nous avons le droit et le devoir de réparer.
À La Graine Indocile, si nous nous refusons à classer la faune sauvage en espèces « nuisibles » et « utiles », il en va de même pour le cloisonnement « gentils indigènes » et « vilains exotiques ». En effet, dans une nature en perpétuel mouvement, tout écosystème est voué à évoluer sans cesse, entre autres en intégrant de nouvelles espèces. Parfois, un milieu s'adapte à la nouveauté en un rien de temps ; parfois cela prend des milliers d'années et, à notre échelle, nous percevons la chose comme dramatique. Tout compréhensible que cela puisse être, il nous paraît clair que la lutte acharnée menée par l'être humain contre les espèces qu'il considère comme « pas à leur place » est généralement vaine, terriblement énergivore et aboutit presque toujours à empirer la situation. C'est pourquoi, puisqu'ils sont là, nous ne sommes pas plus hostiles aux frelons, capricornes et autres coccinelles asiatiques qu'à leurs cousins européens.
Ceci dit, parce qu'il existe des éleveurs à petite échelle qui cherchent à produire du miel de qualité tout en se souciant du bien-être de leurs abeilles, quelques solutions sont envisageables pour protéger ses ruches sans pour autant bouleverser ou détruire l'écosystème en place, en attendant que la nature, comme elle sait si bien le faire, n'absorbe cette nouvelle donnée dans sa recherche constante d'équilibre.

Favoriser la bondrée apivore : il s'agit en fait de préserver son habitat. Présent sous nos latitudes de mai à septembre, cet oiseau discret fuit surtout les zones de grandes cultures. Il affectionne les bocages, les grands massifs forestiers et tous types de milieux alternant bois et prairies, de préférence humides.
Pour info, la bondrée apivore consomme des guêpes, des frelons, des bourdons... mais rarement des abeilles, malgré son nom. De plus, elle ne s'attaque pas aux ruches d'élevage, à l'intérieur desquelles elle ne peut pas accéder de toute façon.

La muselière d'André Lavignotte

La muselière d'André Lavignotte

Museler ses ruches : l'apiculteur André Lavignotte a mis au point une « muselière » pour ses ruches, une sorte de sas grillagé protégeant la planche d'envol, censé éliminer le stress de l'abeille : elle peut scruter les alentours sans danger depuis le sas, avant de décoller.
Le dispositif ne fait pas l'unanimité : certains apiculteurs prétendent que la muselière n'est pas plus efficace qu'un simple réducteur d'entrée, et qu'avec le temps l'abeille s'habitue à la présence de frelons, n'est plus stressée sur la planche d'envol et accomplit son travail normalement.

 

D'autres témoignent de l'efficacité de la muselière, lorsqu'elle est bien conçue. Nous laisserons donc à nos camarades apiculteurs le soin d'étudier les différents modèles décrits sur le net, et de déterminer ce que peut être une « bonne » ou une « mauvaise » muselière.
Quelque soit le type de protection à l'entrée, plusieurs problématiques se posent, comme par exemple permettre aux faux-bourdons (abeilles mâles), plus gros que les ouvrières, de sortir pour féconder les futures reines.

Des poulets à la rescousse : les frelons asiatiques produisent un fort bourdonnement et pratiquent ce fameux vol stationnaire lorsqu'ils guettent l'entrée d'une ruche. Pour ces deux raisons, l'apiculteur de loisir Francis Ithurburu affirme que les poulets, très friands d'insectes pour les protéines qu'ils contiennent, parviennent à becqueter les frelons assez facilement, mais pas les abeilles. Ainsi, en installant ses ruches à l'intérieur du poulailler, les poulets se nourrissent et les abeilles sont sauves. C'est gagnant-gagnant !

Frelon contre frelon : même s'il lui arrive de s'en prendre occasionnellement aux abeilles, voire d'attaquer une ruche particulièrement faible, le frelon européen consomme plus de fausses teignes de la cire (parasites de la ruche) que d'abeilles.
Mais surtout, il n'est pas très partageur en terme de territoire ; alors en guise de parade contre Vespa velutina, certains apiculteurs préconisent d'installer un nid de V. crabro dans un nichoir à 7-10m des ruches, en hauteur pour minimiser les risques de piqûre. La chose est notamment pratiquée en Allemagne, où le frelon européen est une espèce protégée.

Le pack premium : qui a tenté, pour assurer le coup, d'installer ses ruches muselées dans un poulailler, entre un massif boisé et un parterre de sarracénies, à 10m d'un nid de frelon européen ? Ça devrait le faire, non ?

N'étant pas du métier, nous rapportons ici des résultats de recherches et des témoignages d'apiculteurs et de naturalistes, sur un sujet somme toute complexe. N'hésitez pas à partager vos observations dans les commentaires !

Merci à la graine indocile pour l'intégralité du reportage à retrouver ici

Mettre en place des Oasis Nature chez soi, c'est utile, beau et très simple !

WWOOF France soutient l’association Humanité et Biodiversité et la mise en place des Oasis Nature !

Qu’est-ce qu’est une Oasis Nature ?

Une Oasis Nature, c’est un jardin, un parc ou un domaine, mais aussi un balcon, une terrasse, où la nature est respectée et où la biodiversité s’épanouit !
Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons. Finis les trop grandes surfaces de gazons ras uniformes et autres « déserts verts », finis les pesticides et la chasse...
Optez pour une haie champêtre, une prairie fleurie, un potager bio... Accrochez quelques nichoirs, installez des abris à insectes, créez une mare...
Quelques mètres carrés peuvent suffire à l’apparition d’une flore et d’une faune riches et variées !

Pourquoi créer une Oasis Nature chez vous ?

Parce que l’urbanisation va croissant et s’ajoute aux méfaits des pollutions.
Parce que l’avenir de la biodiversité nous concerne tous et que nous pouvons tous agir.
Et même si créer une Oasis Nature semble être un grain de sable à l’échelle de la planète c’est une action simple et efficace pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale.
En faisant place à la spontanéité naturelle, vous participez à la reconstitution d’un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines. C’est aussi l’occasion de redécouvrir les beautés de la nature et de s’offrir un petit coin de paradis à domicile.  

Comment créer une Oasis Nature ?

Simplement en s’engageant à respecter la charte des Oasis Nature, en adhérant à l’association Humanité et Biodiversité puis en envoyant le formulaire d’inscription (lien) à Humanité et Biodiversité, 110 bd Saint-Germain, 75006 Paris.
Toutes différentes les unes des autres, de quelques mètres carrés à plusieurs centaines d’hectares, les Oasis Nature se reconnaissent dans cette même charte.

Cette charte n’est ni un document juridique, ni une liste d’exigences.
Il s’agit d’un engagement volontaire pour le respect de bonnes pratiques de gestion de son terrain, favorables à l’accueil et à l’épanouissement de la faune et de la flore sauvages.
Votre Oasis deviendra un lieu d’émerveillement où vos enfants, amis et voisins trouveront calme et détente. 

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Qui peut créer une Oasis Nature ?

Tout le monde ! Il suffit d’avoir envie d’y consacrer son espace.

La multiplication de ces lieux d’accueil est une contribution certaine à la sauvegarde de la biodiversité pour le plus grand bien de la nature mais aussi pour le vôtre !

La préservation de zones naturelles remarquables mais isolées dans l’espace, si elle reste nécessaire, est insuffisante. Il faut parvenir à construire un maillage, une mosaïque d’espaces favorables à la biodiversité sur tout le territoire, et ainsi assurer continuité et proximité entre les milieux naturels, pour permettre aux espèces de circuler, d’interagir et aux écosystèmes de fonctionner. Le réseau des Oasis Nature est une contribution à ce réseau écologique du territoire.

La communauté des Oasis Nature

Créer votre Oasis Nature, c’est rejoindre la communauté des Oasis. Vous bénéficiez de nombreux conseils, partagez et échangez avec notre association et les autres membres du réseau.

• Recevez chaque trimestre l’Écho des Oasis
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• Tenez-vous informé de toute l’actualité sur la biodiversité

Liens utiles :
Site Humanité et Biodiversité
Site Oasis Nature
Contact Oasis Nature : oasisnature@humanite-biodiversite.fr

Y avez-vous déjà pensé ?

 

Résolution hyper simple et bonne pour tous : coller un message « Stop pub » sur ma boîte aux lettres !

chaque seconde en France, 27 kg de prospectus et imprimés publicitaires sont distribués dans les boîtes aux lettres* !
En plus de représenter du papier fabriqué pour rien, ces kilos de publicités nous poussent à une consommation n’étant pas des plus éthique (produits souvent de basse qualité).
Autant s’éloigner donc de ces influences en refusant les publicités de sa boîte à lettres.

A commander gratuitement ici

*source du chiffre : planetoscope.com

SAUVEZ LES SOLS ! Signez la pétition

SAUVEZ LES SOLS

À chaque minute qui passe les sols sont étouffés, contaminés, exploités, empoisonnés, maltraités et consumés.

En Europe, il n’existe pas encore de loi commune défendant les sols.

La protection des sols par la législation est le seul moyen de protéger les hommes, la faune et la flore. Sans une terre saine et vivante notre avenir est compromis. Une terre saine et vivante nous protège des catastrophes naturelles, du changement climatique et de l’empoisonnement alimentaire.

Plus de 400 associations sont unies sous la bannière de People4Soil qui demande à l’UE d’élaborer des normes spécifiques permettant de protéger les sols qui sont aussi indispensables que l’eau et l’air. SAUVEZ LES SOLS AVEC VOTRE SIGNATURE

Signez ICI

NOUVEAUX OGM, NON MERCI !

Signez la pétition ICI

Une majorité écrasante de la population européenne rejette les OGM et de nombreux États membres ont interdit leur mise en culture. Cependant, les entreprises de l’agrochimie ont trouvé une nouvelle recette pour faire entrer les OGM dans nos champs et nos assiettes : contourner la réglementation européenne en affirmant que les OGM issus de nouvelles techniques ne sont en réalité pas des OGM.

Si les industriels parviennent à leurs fins, des plantes et des animaux génétiquement modifiés pourraient très vite arriver dans nos champs et nos assiettes. Ils ne seraient pas soumis aux obligations d’évaluation des risques ou d’étiquetage. En réalité, comme leur présence serait passée sous silence, nous ne pourrions rien faire pour nous en protéger !

Ne pas céder à la pression des industriels, ni des Etats-Unis

La réglementation européenne exige que les OGM fassent l’objet d’une évaluation des risques sanitaires et environnementaux et d’un étiquetage, pour que les consommateurs puissent faire leurs choix en toute connaissance de cause. Depuis 2015, les États membres peuvent également interdire les cultures d’OGM sur leur sol – ce que 19 d’entre eux ont fait, sur tout ou partie de leur territoire. Si les nouveaux OGM échappaient à la réglementation, cette possibilité serait exclue et il n’y aurait aucun moyen de les éviter.

La Commission européenne a annoncé qu’elle publierait une analyse juridique qui précisera si les nouveaux OGM seront couverts ou non par la réglementation. Les entreprises qui commercialisent des OGM, soutenues par le gouvernement américain, sont en train de faire pression sur la Commission pour qu’elle exclue de cette réglementation les OGM produits à partir des nouvelles techniques de manipulation génétique. Leur objectif : breveter et privatiser le vivant.

Nous devons veiller à ce que nos responsables politiques n’ouvrent pas les portes de l’Europe aux OGM. Signez cette pétition pour barrer la route aux nouveaux OGM. Ensemble, demandons à nos dirigeants politiques d’appliquer pleinement la réglementation destinée à protéger notre santé et notre environnement, et de faire en sorte qu’elle ne soit pas contournée au profit des seuls intérêts financiers industriels.

À l'attention des ministères français de l’Environnement et de l’Agriculture et de la Commission européenne

En tant que citoyens avertis, nous vous demandons d’appliquer rigoureusement la réglementation de l’Union européenne sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) à tous les OGM, sans exception, destinés à être commercialisés dans l’Union européenne, quelle que soit la méthode dont ils sont issus.

Il faut que les ministères français de l’Environnement et de l’Agriculture ainsi que la Commission européenne ne laissent planer aucun doute sur le fait que les nouveaux OGM issus de techniques d’édition de gènes ou d’autres techniques doivent être soumis à la réglementation européenne sur les OGM. Cette réglementation exige l’évaluation avant autorisation, la traçabilité et l’étiquetage des OGM.

Les dirigeants ne doivent pas céder à la pression des industriels, qui ferment les yeux sur l’opposition de la population aux OGM et tentent de contourner la réglementation. Il en va de notre santé et de notre environnement.

 

 En savoir plus sur les nouveaux OGM

Ces nouveaux OGM sont obtenus en faisant pénétrer dans la cellule du matériel génétique étranger (des acides nucléïques) par l’utilisation de techniques in vitro, donc non naturelles. Celui-ci provoque des modifications génétiques en coupant l’ADN de la cellule. Dans certaines situations, le matériel génétique étranger introduit n’est pas intégré à l’ADN de la cellule. Ces techniques ne rendent pas ces nouveaux OGM plus naturels pour autant. De plus, ils présentent les mêmes problèmes que leurs aînés. La manipulation d’organismes vivants est encore mal comprise et peut entraîner des dommages irréversibles sur l’environnement, ainsi que sur la santé humaine et animale.

Les industriels veulent dérèglementer ces nouveaux OGM sur la seule base de l’intégration ou non du matériel génétique étranger introduit.

Affirmer, comme le font les industriels de l’agrochimie, que ces nouveaux OGM ne sont pas concernés par la réglementation européenne, c’est tout simplement mentir. La réglementation définit un OGM comme étant un organisme « dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne se produit pas naturellement », ce qui couvre toutes les méthodes de manipulation du code génétique , sauf celles dont « la sécurité est avérée depuis longtemps » – ce qui n’est pas le cas des nouvelles techniques.

L’AMARANTE NE FAIT PAS RIRE MONSANTO !

"L’Amarante, une arme anti-OGM, un autre moyen de se battre, une arme naturelle et pourtant redoutable… Dispersez des graines en masse dans les champs OGM et vous verrez Monsanto pleurer, car l’Amarante ne fera pas rire l’oligarchie psychopathe…" Miléna

Amarante queue de renard

Amarante queue de renard

Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. Cette adventice envahit maintenant les terres cultivées aux Etats-Unis.

PAS MARRANTE, L’AMARANTE

Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…
En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.
Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.
Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.
Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »
La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

L’AMARANTE VOUS SALUE

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère.
Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.
D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.
Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

UN MANQUE FLAGRANT D’INFORMATIONS

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.
Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

Jean Etienne

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article436
http://lesbrindherbes.org/2013/05/28/l-amarante-vs-monsanto/

L’AMARANTE PEU VAINCRE LA FAIM DANS LE MONDE

Depuis plusieurs millénaires, les graines ont été consommées grillées (comme le pop-corn) ou sous forme de farine tandis que les feuilles étaient cuisinées comme légumes verts. Ainsi que l’explique D. Guillet : « La culture de l’Amaranthe fut à son apogée durant l’Empire Aztèque. Pour le peuple Aztèque, l’Amarante possédait une valeur nutritionnelle, thérapeutique et rituelle. » Après la conquête espagnole du Mexique, leurs cultures furent interdites car elles servaient dans divers offices religieux Aztèques.
Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante a depuis le XXe siècle, presque totalement disparue de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques. Cette plante fait reparler d’elle, et en bien en ce moment puisque de nombreux cas de récupération de gènes de résistance à l’herbicide Roundup venu de maïs OGM ont été recensés aux États-Unis d’Amérique. La plante s’y est adaptée et s’est démultipliée grâce à ce gène dans les champs traités avec cet herbicide made in Monsanto !
Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, et de Monsanto, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, pourtant champion du monde, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.
Ainsi, «la marante» affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal !
Les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache.
Ils conseillent d’utiliser les graines moulues d’amarante, mélangées à celle du blé pour faire du pain à qui elles donnent un délicieux goût de noisette.

http://www.citoyens-et-francais.fr/article-l-amarante-plante-medicinales-sacree-des-incas-peu-vaincre-la-faim-dans-le-monde-la-nature-se-deca-117483087.html

Amarante facile à cultiver

Le grain possède entre 12% et 16% de protéines et on le consomme complet, broyé ou raffiné, ce qui permet d’obtenir une farine très agréable ; tandis que les feuilles et les fleurs sont préparées comme légumes.
L’amarante a une saveur légèrement épicée. On peut en trouver à vendre dans certaines boutiques bio. Elle est facile à cultiver dans son jardin. Il existe trois variétés de graines d’amarante: l’amarante hypochondriacus, l’amarante cruentus et l’amarante caudatus (queue de renard). L’amarante caudatus convient mieux aux températures froides. Toutefois, les trois espèces produisent des graines comestibles.
http://bistrobarblog.blogspot.fr/2010/07/lamarante-aux-mille-vertus.html
Et pour finir, le petit conseil intéressant et indispensable: comment récolter les graines d’amarantes:
Voici comment récolter les graines d »amarante : Coupez les extrémités de la plante, c’est la partie de la plante qui contient les têtes à graines. Étendez les têtes à graines sur une feuille de plastique ou une autre surface qui les protégera de l’humidité du sol. Laissez les sécher au soleil pendant une semaine, ou jusqu’à ce qu’elles soient cassantes. Puis frappez fort sur les plantes pour séparer les graines de la tige. Pour finir, séparez les graines de leur enveloppe. Ramassez les graines. Maintenant elles sont prêtes à l’usage.

http://www.mauvaisesherbes.org/t412-l-amarante-un-legume
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/05/28/l-amarante-vs-monsanto/

QUE MONSANTO LE SACHE !

Nous devons nous préparer à affronter Monsanto & Compagnie, Nous devons stoker un maximum de graines d’Amarante et les centraliser pour conservation. Nous devons être prêt à agir avec notre stock national et que ce monsieur le sache ! S’il vient en France emmerder nos agriculteurs… le retour de bâton va lui faire mal, très mal ! Des pétitions c’est bien mais… avec leurs influences les lobbyiste pourraient passer au delà des mailles. Cela fait quelques temps que je les piste et les voilà au rendez vous ! Les Amarantes sont en fleurs actuellement ! Dans quelques jours les graines seront prête à récolter. Chaque plant donne plus de 600 graines en moyenne, donc imaginez que vous récoltiez seulement 50 graines chacun ! Il faut que vous sachiez également qu’il y a beaucoup de gens qui font ça dans l’ombre tel que moi. Personnellement j’ai mis l’année dernière plus de 200 000 graines en cultures et dans quelques jours…
Préparons nous et défendons les futures générations qui nous reprocherons d’avoir rien fait comme nous pouvons le reprocher à nos anciens.
Monsanto, je t’attends…

Pierrot des Brindherbes

http://lesbrindherbes.org/


Publié le 8 février 2016 par Résistance verte

Réveillons solidaires : 13 assos franciliennes célèbrent la solidarité et la récup' - REFER

Cette année, réveillons solidaires !

13 associations franciliennes célèbrent la solidarité et la récup’ pour les fêtes de fin d’année

Qui a dit que Noël rimait avec pouvoir d’achat et surconsommation ? Du 17 au 21 décembre ressourceries, collectifs d’artistes, associations de quartiers, sans-abri, migrants, habitants prennent le contre-pied et fêtent l’année écoulée sous le signe de l’inclusion, de la convivialité et de la récup’.

Le partage pour contrer la solitude de fin d’année

D’après le rapport 2016 publié par la Fondation de France, 5 millions de personnes sont isolées1, soit 1 personne sur 10.Les associations de quartier et les ressourceries sont des structures de proximité qui agissent tout au long de l’année et créent du lien au quotidien. L’organisation d’une fête de fin d’année prend alors tout son sens : bénévoles, salariés et habitants du quartier se réunissent le temps d’une soirée ou plus pour célébrer l’année écoulée.

Convivialité et récup au programme

A Villejuif cette année, la Ressourcerie du Spectacle (spécialisée dans le réemploi du matériel de spectacle) ouvre ses portes avec le collectif d’artistes Le Chêne pour un réveillon solidaire en faveur des personnes immigrées. Babban Biki (« grande fête » en haoussa, dialecte d’Afrique de l’Ouest) se déroulera toute la journée du 17 décembre et proposera des ateliers d’initiation à la forge, à la maroquinerie et à l’ébénisterie pour fabriquer cadeaux et décorations (à base de matériaux récupérés) qui seront déposés dans la hotte solidaire. S’ensuivront un buffet, des spectacles de marionnettes géantes et des concerts de musique du monde.

Dans le XXème arrondissement, l’association les Marmoulins de Ménil’ qui récupère et distribue chaque semaine 4 tonnes de fruits et légumes invendus de Rungis, organise un grand repas de quartier. Au menu, pizzas et soupes partagées pour se réchauffer au son d’un groupe punk rock. Quant au centre d’hébergement d’urgence de Magenta, c’est un Noël solidaire et écologique qui s’y prépare. Les associations la Bricolette et Scolopendre mettront en place 2 magasins : l’un gratuit, constitué d’objets collectés dans le quartier, et l’autre solidaire, dans lequel les femmes artisanes vendront leurs créations traditionnelles. L’occasion pour chacun de venir faire ses cadeaux, pour un Noël durable.

1.LesMarmoulinsDeMenil.jpg

Des préparatifs collectifs où chacun s’investit comme il le souhaite

Au Carillon, association solidaire de commerçants dont le mot d’ordre est « chacun pour tous », ce sont les sans-abri du réseau qui vont préparer et mener la soirée organisée au Sensespace, proche de Bastille, le 17 décembre. Décoration de la salle, réalisation de biscuits, distribution d’invitations aux passants, participation à la scène ouverte musicale, ils animeront également des ateliers pour petits et grands.

A Ecquevillly l’an dernier, 200 personnes ont participé au Noël solidaire de la ressourcerie la Gerbe. « Des personnes âgées avaient proposé un atelier contes pour l’occasion, cela a tellement plu qu’ils ont continué tous les mercredis !» explique Jean-Marc Semoulin, directeur de l’association.

Ainsi, les réveillons solidaires sont l’occasion de questionner nos modes de consommation, de créer du lien, de fabriquer ensemble, de partager et de fêter collectivement l’année écoulée.

L’industrie du doute...

source : JOURNAL L'ÂGE DE FAIRE·LUNDI 28 NOVEMBRE 2016
site web : ici

Les sels nitrités, injectés dans les jambons pour leur donner la couleur rose, ne présentent aucun danger pour la santé ; les rejets de boues rouges en Méditerranée n’ont aucun impact sur l’environnement ; le réchauffement climatique n’a aucun lien avec l’activité humaine. Ne vous énervez pas : L’âge de faire n’a pas brutalement retourné sa veste. Nous ne croyons évidemment à aucune de ces affirmations. Et pourtant : vous trouverez facilement des « études scientifiques » qui vous démontreront que toutes ces allégations décrivent bel et bien la vérité.

« Ce travail de désinformation se fait à plusieurs niveaux. Et le premier niveau, c’est celui du langage », explique l’expert en storytelling, Christian Salmon, dans le documentaire Zone Rouge (L’ÂdF n°112). Ainsi, plutôt que de parler de « boues », les experts en communication au service de l’industriel ont préféré imposer le terme de « résidus ». Et plutôt que de dire qu’elles n’étaient « pas toxiques » (ce qui laisse toujours supposer l’inverse), ils ont opté pour un terme parfaitement neutre : « inerte ». Avouons-le : rejeter des « résidus inertes » au fond de l’eau, c’est beaucoup moins inquiétant que de balancer des « boues toxiques » dans la Méditerranée.

Deuxième niveau : celui de la lutte scientifique. Il y a heureusement des experts pour alerter sur les dangers de telle ou telle pratique, de tel ou tel produit. Le magazine Cash investigation, diffusé sur France 2, était par exemple allé à la rencontre de Susan Preston-Martin, une chercheuse en épidémiologie qui avait montré un lien entre une consommation excessive de hotdog et le développement de certains cancers. À peine ses conclusions étaient-elles publiées qu’une armée de « confrères », rémunérés par l’industrie agroalimentaire, se mettait en branle pour pointer de supposées approximations et de prétendues erreurs de la scientifique. « C’est un grand classique », explique, dans Cash, le professeur Stanton Glantz, qui a étudié les méthodes développées par l’industrie du tabac. Les professeurs Seralini (qui fait un lien entre la consommation d’OGM et l’apparition de certains cancers) et Belpomme (qui a dénoncé l’utilisation du très nocif pesticide chlordécone aux Antilles et travaille sur les ondes électromagnétiques) peuvent vous en parler. Et nous manquons ici de place pour citer tous les chercheurs ayant fait l’objet de telles cabales.

Après avoir décrédibilisé l’adversaire, l’industriel s’emploie généralement à produire sa propre documentation pour donner un (semblant de) crédit scientifique aux thèses qui lui conviennent. Le professeur Stanton Glantz poursuit : « Comme les questions abordées sont assez techniques, [lorsque] vous êtes un politique ou un journaliste, à moins d’être très pointu, tout ce que vous entendez, c’est : "tel scientifique a dit ça, tel autre a dit le contraire". » « Tant qu’il y a controverse, il y a doute, et le doute bénéficie toujours à l’accusé », poursuit dans Zone Rouge Frédéric Ogé, chercheur au CNRS. En faisant valoir qu’il n’y a pas de consensus scientifique, l’industriel repousse les décisions politiques. Une méthode qui est d’autant plus efficace que les responsables politiques ne demandent souvent qu’à se faire bercer d’illusions par les grandes firmes. Il n’y a pas si longtemps, fumer était bon pour la santé, l’amiante ne présentait aucun danger et le Médiator était un médicament homologué par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssap). Les OGM dans nos assiettes, les ondes électromagnétiques, l’aluminium de nos vaccins, les sels nitrités de nos jambons, ou les boues toxiques dans la Méditerranée sont-ils inoffensifs ? Chacun a le droit d’en douter. Au minimum !

Nicolas Bérard

Recette de jus de chou kale, pomme et gingembre

jus-chou-kale-vert-03.jpg

Recette de Melle L sur le site de nos amis suisses : veggieromandie.ch

Faire son jus maison, c’est un petit luxe que je me suis accordée il y a 1 an. Pour moi, c’est vraiment la meilleure manière de commencer la journée: c’est hydratant, niveau santé bien mieux que les jus industriels et surtout, c’est délicieux !

Ayant eu la chance de recevoir un extracteur de jus (un moyen de gamme, ce qui suffit amplement) à la Noël, je peux chaque matin me régaler de ces jus verts. Car oui, souvent, c’est une verdure avec une pomme, mon jus en devient automatiquement vert !

Mon classique: persil + pomme. Mais aujourd’hui, cette recette se fera avec le très célèbre chou «kale», le chou plume (ou frisé, on s’en sort plus) comme on l’appelle ici.

Le chou kale/plume a énormément de vertus ! Riche en vitamine A et K, il est excellent pour les yeux et la protection du système immunitaire notamment. Il y a tout à y gagner à l’incorporer dans son alimentation, et en version crue, it’s best!

INGRÉDIENTS

Pour un grand verre de jus:

  • 3 feuilles de chou plume « kale » vert
  • 1 ou 2 pommes, au goût
  • 1 petit bout de gingembre
  • optionnel: un quartier de citron sans la peau

RECETTE

Couper en petits bouts les tiges et les feuilles de chou, les pommes et le gingembre (pas besoin de le peler) et passer à l’extracteur de jus.

Déguster immédiatement et lentement, faut en profiter héhé… de préférence au soleil près d’une fenêtre, ça peut être plus agréable que devant son smartphone ^_^

PAS D’EXTRACTEUR ?

Pas de panique ! Passer les ingrédients au blender/mixer, avec un peu d’eau, et filtrer avec une étamine, un bas propre ou à travers un chinois.

On peut aussi juste mixer le tout et en faire un smoothie au lieu d’un jus 😉 Dans ce cas, il faut retirer les tiges dures des feuilles de chou et peler le gingembre.

Conseil: garder en bouche quelques secondes avant d’avaler, pour pré-digérer le smoothie, et ainsi éviter les ballonnements.