Association Graine en main

Bonjour,

L'association Graine en main reprend une ferme bio en Haute-Normandie et souhaite, tout en continuant à fournir 5 AMAP, faire de ce lieu à cour terme un chantier d'insertion mais surtout en faire un formidable lieu pour les initiatives agricoles, humaines, associatives, soucieuses des hommes, de l'environnement et de notre avenir.

C'est un beau projet qui à besoin de soutien.

L'association lance actuellement un appel à l'aide financière - parts sociales et dons, avec un délais très court.

Alors si vous voulez les soutenir, cliquez sur leur logo !

Notre Assemblée Générale Ordinaire 2017 :-)

Le weekend  du 25 au 28 mai, s'est tenue l'Assemblée Générale annuelle de notre association.

Pour la 3ème fois consécutive, nous avons été reçus, ainsi que tous les participants, chez Christelle et Samuel en pleine forêt solognote... dans le Loir et Cher. Nos hôtes se sont à nouveau surpassés, nous les remercions chaleureusement pour leur accueil et leurs délicieux plats !

Ce fût un moment riche d'échanges et de partages, animé par David, autour du WWOOFing, des problématiques des hôtes et des WWOOFeurs.

Christelle, Olga : nos hôtes pour le week-end & David MARIE, président de l'association

Christelle, Olga : nos hôtes pour le week-end & David MARIE, président de l'association

De plus, pour la 1ère fois cette année, la réunion en elle-même a été suivie par la visite d'un hôte à proximité : la Ferme du Bouchot ! nous avons tous découvert ce lieu merveilleux dont Anne et Jean-Philippe s'occupent admirablement : les Jardins Forêts Comestibles sous forme de Mandala, le Zome... et tout le reste ! un petit paradis. A cette occasion, nous avons d'ailleurs assisté à la création d'un vortex permettant de dynamiser l'eau (voir vidéo à venir).

Visite de la Ferme du Bouchot parJean-Philippe 

Visite de la Ferme du Bouchot parJean-Philippe 

Enfin, les participants ont pu bénéficier, les deux derniers jours, d’une formation « le Potager au naturel » animée par Yann Lopez (l’un de nos hôtes) : avec des informations primordiales sur les bases de l’agronomie, les couverts végétaux, les différents modes de semis et de plantation…etc.

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Encore merci à tous de vous êtes déplacés si nombreux ! A l’année prochaine 😊

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Le WWOOD-stand est né !

Voici son histoire... contée par Audrey & Julien !

Nous sommes deux designers qui dessinent et fabriquent des objets du quotidien. Nous nous déplaçons dans des fermes de France, avec les outils nécessaires à la réutilisation de matériaux trouvés dans l'exploitation, en échange du logis et du couvert (conception Itinérante).

Étape express en Haute-Savoie, chez le Wwoof France, nos principaux sponsors. Nous sommes restés une semaine chez David et Alexandra, membres fondateurs et actifs du Wwoof France. Le projet consistait à mettre en valeur trois cadres pour photo avec une base de bois flotté du Lac Léman (pour pouvoir exposer lors de festivals).

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 Nous sommes donc partis à la recherche de matière première. À travers les broussailles, aux abords de la Dranse, nous avons récupérés de grands bois flottés. 

Pour l'assemblage, nous avons optés pour un Mi-bois et un boulon traversant, ce qui permet d'avoir une résistance, une tenue de la forme et une certaine flexibilité.
Les photos sont tenues par un noeud de cordage. Ce qui donne un caractère artisanal et traditionnel à l'accrochage.
La structure met en valeur les clichés et offrira un coin de présentation sur le futur stand du Wwoof.

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Nous avons également réutilisé une ancienne échelle de meunier cassé pour réaliser un escabot. En plus de refléter les outils paysans, il accueillira une quatrième photo, ainsi que les différents dépliants du Wwoof.

Merci à tous les deux !
L'équipe WWOOF :-)

Tout savoir sur les Saints de Glace

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Que sont les Saints de Glace ? Que représentent-ils pour le jardinier ? Ces quelques jours de mai : les 11, 12 et 13 mai respectivement Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais (de l'ancien calendrier) apporteraient un coup de froid brusque capable de faire mourir les plantes les plus frileuses, notamment au potager les précieuses tomates, aubergines, piments et poivrons.

Avec l'arrivée des beaux jours, du soleil et de la chaleur, les frileuses (tomate, aubergine, piment, poivron et autres plantes peu rustiques) jusqu'alors bien au chaud dans la maison, réclament l’extérieur pour se développer. Mais en ce début de printemps, faut-il les planter en pleine terre dès maintenant ou attendre la fin des Saints de Glace : les 11, 12 et 13 mai ?
Certains jardiniers pensent effectivement qu'il est inutile de planter les frileuses avant cette date, car elles ne passeront pas ce brusque retour de froid. D’autres veulent bien tenter la plantation, ayant une chance sur deux de ne pas souffrir de ce coup de gel. Il y aurait en effet autant de risques de gel avant et après les saints de Glace : les 8, 9 et 10 mai, comme les 14, 15, 16 mai.
Début mai reste tout de même une période où il y a le plus de risque de gel. Pourquoi ? Parce que l’atmosphère est encore fraiche, le sol est encore frais, et par une nuit bien dégagée, le rayonnement nocturne est tel que toutes les calories (la chaleur) partent vers le ciel et font atteindre le point de gel.

Suivez ces conseils en vidéo pour passer les Saints de Glace sans encombre au potager.

Plutôt que de se focaliser sur quelques dates et sur la lecture du calendrier, il est plus raisonnable de sortir le soir et d’observer le ciel. S’il est couvert : rien à craindre. Mais, si fin avril- début mai voire jusqu’à la 3e semaine de mai, on sent qu’il va faire très beau, que le ciel va être dégagé, éclairé par les étoiles et par la lune : le gel est fort à craindre. Prévoyez alors des voiles de forçage ou autre châssis de protection. Et le pire sera évité !

Nouvelles actualités sur Latitudes Food : focus AGRUMES

La vitamine C, apports nutritifs, présence et conservation dans les agrumes

Mais d’abord, qu’est-ce qu’une vitamine ? Il s’agit d’une substance active, d’origine organique, qui est indispensable à la croissance et au développement de l’organisme humain. Parmi les quantités de vitamines qui existent, la C, certainement la plus connue, joue un rôle important dans notre défense immunitaire, mais favorise également la cicatrisation des plaies, contribue à fixer le fer contenu dans les végétaux, etc. Bref, la vitamine C est bonne pour nous.

On l’appelle également acide ascorbique ou vitamine antiscorbutique, car une carence en vitamine C provoque le scorbut (entre autres), une maladie mortelle qui touchait particulièrement les marins autrefois de par leur alimentation exempte d’aliments frais. Car oui, la vitamine C se trouve surtout dans les fruits et légumes frais, et même si la plupart des animaux sont « autonomes » en vitamine C, c’est à dire qu’ils la produisent, l’homme ne la fabrique pas (tout comme son proche cousin le singe). D’où l’intérêt de savoir où la trouver et comment la consommer.

Contrairement aux idées reçues, les agrumes ne sont pas les aliments qui comportent le plus de vitamine C. Parmi les aliments les plus riches en vitamine C on retrouve le persil frais, le poivron, le kiwi, le fenouil, le choux fleur ou encore les fruits rouges !

Bien sûr on en retrouve aussi des quantités satisfaisantes dans les agrumes, et notamment dans l’orange. Si on essaye de chiffrer ces quantités, d’une manière approximative puisque les différentes sources sur le sujet ne s’accordent pas forcément entre elles, on retrouve des quantités de l’ordre de la dizaine de milligrammes (mg) pour 100 grammes d’un aliment. Par exemple, le persil et le poivron se trouveraient au-delà de 100/150 mg de vitamine C pour 100g, le chou-fleur se situerait lui plutôt autour de 40/50 mg tandis que l’orange se positionne entre les deux, autour de 60 à 80 mg.

Toutefois ces chiffres sont à manier avec précaution, il est plus aisé de consommer 100 grammes de poivrons que 100 grammes de persil ! Raisonner par « portion » est alors plus pertinent.

Le corps humain ne nécessite au minimum que des quantités très faibles de vitamine C pour fonctionner, et si s’en priver peut avoir de graves conséquences, seulement 7 mg de vitamine C suffiraient à prévenir du scorbut. Notre consommation moyenne de vitamine C en Europe se situerait plutôt autour de 70 mg par jour, ce qui n’est pas toujours suffisant au vu de nos besoins « optimaux » variant de 60 à 90 mg par jour. Là encore, cela va dépendre des personnes : sexe, âge, corpulence, hygiène de vie. Un fumeur aura par exemple besoin d’ingurgiter plus que vitamine C qu’un non-fumeur, la cigarette contribuant à épuiser les réserves de vitamine C !

Concernant l’absorption, l’idéal serait de consommer les aliments le plus frais possible, afin de préserver toutes les valeurs nutritives de ceux-ci, et ce n’est d’ailleurs pas valable que pour la vitamine C.

Sans parler de les cuire, le simple fait d’être en contact avec l’air, l’eau ou la lumière réduit déjà la teneur en vitamine C des aliments. Rien de tel donc que de manger une orange ou un kiwi entier tout juste épluchés. Pour être pointilleux, même pressée une orange perdra déjà de sa vitamine C, et je ne parle pas des jus que l’on trouve dans le commerce, même 100% pur jus ou frais ! La congélation (pour le transport) et la pasteurisation qu’ils subissent, ou bien les contenants transparents (la lumière, rappelez-vous) sont autant de facteurs réduisant la quantité de vitamines…

Le frais, le vrai, reste donc la meilleure solution, et de loin.

Par ailleurs, rien de sert d’ingurgiter d’énormes quantités de vitamine C chaque jour en pensant que cela vous empêcherait de tomber malade et prolongerait votre durée de vie ! Cette thèse, défendue par le chimiste et prix Nobel Docteur Linus Pauling dans les années 90 a depuis été contredite, cela permettrait au mieux de réduire les symptômes d’un rhume à un degré assez modeste.

Comme pour toute chose, si le manque n’est pas souhaite, l’excès non plus. Il s’agit de trouver l’équilibre et de consommer intelligent, la bonne (L)ATITUDE quoi !

Pas la peine donc de gober des compléments alimentaires ou autres cachets oranges, les fruits et légumes frais font tout à fait l’affaire, et seront même bénéfiques à de nombreux autres niveaux.

A suivre sur : www.latitudesfood.org

:-)

Pétition #StopGlyphosate

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SIGNEZ ICI

L'Union européenne devrait se prononcer très prochainement sur le renouvellement de licence du glyphosate pour les 15 années à venir; un herbicide pourtant considéré comme un « cancérogène probable » par l’Agence internationale de recherche sur le cancer de l'ONU. L'industrie agrochimique a beau avoir une légion de lobbyistes - un million d'Européens ordinaires pourraient définitivement mettre hors-jeu l'ingrédient actif préféré de Monsanto!

La riposte a d’ores et déjà été lancée par une coalition d’organisations de la société civile européenne et d’experts de la santé et de l'environnement qui utilisent la procédure de pétition officielle de l'UE - appelée Initiative des Citoyens Européens (ICE) - pour obtenir gain de cause.


Une ICE réussie c’est la garantie de pouvoir présenter notre initiative lors d’une audition publique au Parlement européen et d’obtenir une réponse claire et motivée de la Commission.

Signez l’Initiative des Citoyens Européens réclamant l’interdiction du glyphosate, la réforme des procédures d’approbation des pesticides, et l’adoption d’objectifs européens clairs visant à réduire leur utilisation.

Près de 590 000 Européens ont déjà signé l’ICE “Stop Glyphosate” lancée en février. Mais pour être validée, l'ICE doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens, venant d'au moins 7 des 28 États membres. On a fait plus de la moitié du chemin.

Comme c'est une pétition officielle de l'UE, c’est un peu plus compliqué que d’habitude :

Pour des raisons légales, la signature doit être recueillie en deux étapes: D’abord avec SumOfUs, afin que nous puissions vous tenir au courant des avancées ; ensuite, la signature officielle sur la page qui apparaîtra. Ce sont les gouvernements de chaque pays qui décident des renseignements demandés et les utilisent (par exemple, votre lieu et date de naissance) pour valider votre signature. SumOfUs ne peut en aucun cas accéder à vos données à partir de ce formulaire.

Pour soutenir l’Initiative Citoyenne Européenne, vous devez être citoyen de l'UE (ressortissant d'un État membre de l'UE) et être assez âgé pour voter aux élections au Parlement européen (avoir 18 ans et plus donc sauf en Autriche où l'on peut voter à partir de 16 ans).

Vous n’êtes pas éligible mais vous voulez aider? N’hésitez pas à relayer cette initiative auprès des gens qui pourraient signer.

Nous avons la possibilité de bannir le glyphosate une bonne fois pour toutes. Montrons notre force collective aux multinationales du toxique qui ne pensent qu’à leurs intérêts. Il y a tellement en jeu, ne laissons pas passer cette chance. Prenez quelques minutes, s’il vous plaît, pour compléter le formulaire de la pétition européenne - plus que jamais, chaque signature compte.

Plus d’informations

Lancement d’une initiative citoyenne européenne pour l’interdiction du glyphosate 
Le Monde. Liquid error: argument out of range.

Nouvelles actualités sur Latitudes Food

Plusieurs nouvelles actualités ont été publiées, nous vous laissons les découvrir !
Le site internet

L’accueil sur la route…
Feb 17, 2017

Les paysages, les climats, l’heure, les latitudes, les teints de peau, tout défile, lentement certes, mais tout défile quand même. Il en va de même pour l’accueil. Latitude 45 – France : D’un climat plutôt frais à tous points de vue début janvier au départ (à part chez les cyclotouristes qui m’ont hébergés), le contact avec…Lire la suite
 

Lait, qui es-tu, d'où viens-tu ?
Feb 14, 2017

Stérilisé UHT, pasteurisé, microfiltré, homogénéisé, demi-écrémé ou entier,… le lait subit bien souvent, avant d’arriver dans nos bols, des traitements thermiques, chimiques et mécaniques, qui le rendent aussi proche du doux liquide directement sorti du pis de la vache, que le beurre l’est de la margarine : ça n’a plus rien à voir ! Lumière sur la production du lait et ses métamorphoses……Lire la suite
 

Crises laitières en France et en Europe, le pourquoi du comment
Feb 3, 2017

La vache… ce gros mammifère domestiqué de 600 kilos, ruminant de la famille des bovidés, qui est élevée pour sa viande ou son lait, ou même les deux ! Une vache laitière, puisque c’est ce qui nous intéresse, est capable de produire entre 20 et 40 litres de lait par jour…Lire la suite

Le WWOOFing, entre agriculture et solidarité

Article de Sylvia en lecture ici

Créée en 2007, l’association WWOOF France permet au plus grand nombre de découvrir l’agriculture biologique à travers des séjours non monétaires. 
Mais concrètement, qu’est-ce que le WWOOFing ? Et comment ça marche ?

David, président de l’association WWOOF France (et ancien WWOOFeur**!) répond à nos questions.

Le « World Wide Opportunities on Organics Farms » (WWOOF), se traduit littéralement par « opportunités mondiales dans des fermes biologiques ».
C’est une démarche solidaire qui a vu le jour en 1971 en Angleterre, à l’initiative de Sue Coppard, « citadine en mal de nature qui prend l’habitude de s’échapper le week-end à la campagne en proposant – en échange du gîte et du couvert – de participer aux activités des fermiers qui l’accueillent. La nouvelle se répand, le nombre de fermiers désireux d’ouvrir ainsi leurs portes s’accroît et de fil en aiguille, cette idée devient un concept mondial d’écovolontariat. » Ainsi, est né le WWOOFing.

L’objectif premier de cette démarche est donc de « faire découvrir l’agriculture biologique à tout un chacun à travers des séjours, dans une démarche non monétaire », nous explique David, président de WWOOF France.
En effet, pour faire du WWOOFing en France, il faut juste payer l’adhésion à WWOOF France, association de loi 1901. Cette adhésion permettra aussi de participer à la vie associative.
Un autre objectif est «d’apprendre à vivre autrement dans une volonté d’autosuffisance et de décroissance, comme vivent la plupart de nos hôtes» ainsi que de « pouvoir combler un lien social entre les ruraux et les urbains et d’éviter la solitude rurale ».
Au delà de l’aspect financier, le concept du WWOOFing est intéressant surtout car il s’agit d’une « aventure humaine, basée sur des valeurs de respect, de confiance, de solidarité et de partage. Toutes ces valeurs qui font que l’être humain est bon », insiste le président. « A travers le WWOOFing on peut retrouver toutes ces valeurs humaines que chacun recherche. D’ailleurs souvent ce qu’il en ressort c’est qu’il s’agit d’une expérience humaine extraordinaire. » Le réseau vit parce que les personnes qui y adhèrent ont conscience de cela.

Et justement, qui sont ces personnes qui adhèrent au réseau ?
Et bien les WWOOFeurs à WWOOF France sont 60% des Français, principalement des urbains souhaitant découvrir la vie rurale, dont la moyenne d’âge est de 33 ans. Il n’y a pas de limite d’âge ni d’exigences particulières.
Les seules conditions sont d’avoir plus de 18 ans, d’être inscrit à WWOOF France en payant l’adhésion à l’association (25€ pour une seule personne, 30€ pour deux), d’être motivé, d’avoir envie d’apprendre et d’expérimenter l’agriculture biologique et de s’impliquer dans la vie familiale de l’hôte. « Le gîte et le couvert sont offerts gracieusement par l’hôte dès lors que le WWOOFeur est intéressé à découvrir la vie de l’hôte. »

WWOOF France joue un rôle de coordinateur de cette démarche, aussi bien dans le traitement des adhésions que des demandes de souscriptions de la part des nouveaux hôtes. « Nous étudions toutes les souscriptions des structures qui souhaitent devenir hôte. L’important dans cette sélection est que l’hôte doit avoir envie de transmettre son savoir-faire et de partager ses connaissances dans l’agriculture biologique ».

Les tâches sur le terrain sont « multiples et variées. Il y a vraiment de tout, c’est ça qui est agréable ». Du maraîchage à l’apiculture, de l’élevage au travail dans les serres, tous les domaines agricoles sont possibles dans le WWOOFing. « Certains WWOOFeurs viennent pour une reconversion professionnelle (environ 10%) et cette diversité leur permet d’avoir une bonne vision globale de la vie agricole », précise le David.

Aujourd’hui, le réseau WWOOF France s’agrandit. Avec 13 000 WWOOFeurs et 1400 hôtes en 2016, l’association a mis en place un règlement intérieur ainsi qu’un système de commentaires permettant aux WWOOFeurs de donner leurs avis sur les hôtes, et à ces derniers de répondre. « On a plus de monde qui s’intéresse et donc nous sommes obligés d’être plus strictes et de mettre des règles pour permettre de réguler le réseau. »
Aussi, de nouveaux projets et objectifs à WWOOF France voient le jour. Comme la demande d’obtention de l’agrément de l’éducation populaire, la valorisation des expériences acquises (VAE) lors du WWOOFing, ou encore la création d’une petite ferme WWOOF France pour avoir un lieu de formation avec entre autre des conférences des hôtes. WWOOF France veille aussi à tisser des liens sur le terrain entre les différents hôtes afin de partager leurs expériences de WWOOFing et leurs pratiques.

Et au niveau international ?
« Il existe deux grandes institutions : FoWO (The Federation of WWOOF Organisations) et WWOOF International dont fait partie WWOOF France. Il y a deux plateformes internationales simplement pour des principes de connivence entre les groupes WWOOF. »
« Chaque pays est indépendant. Toutefois, une ligne directive du wwoofing est établie par l’institution (valeurs, tâches, vision globale, communication).» nous explique le président WWOOF France.
Ainsi, pour faire du WWOOFing à l’étranger il faut se référer à l’association du pays en question, qui fonctionnera sensiblement de la même manière que WWOOF France.
Le mouvement international du WWOOFing est en pleine évolution, car il répond au besoin de certaines personnes, de plus en plus nombreuses, désireuses de sortir du cadre. « Le WWOOFing est réellement une ouverture sur le monde. Il permet de faire évoluer les mentalités, car il favorise la rencontre et l’échange entre des personnes d’horizons complètement différents et permet d’élargir ainsi la vision du monde de chacun.»

Rendez-vous sur le site de WWOOF France pour en savoir plus et pourquoi ne pas prévoir vos prochaines vacances responsables !

Vous êtes déjà parti avec WWOOF France ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour un témoignage d’expérience !

** WWOOFeur : personne pratiquant du WWOOFing

Février 2017.

 

Crédit photo : Copyright WWOOF France – site internet WWOOF FRANCE

Appel à participation à la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides

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Pour sa 12ème édition, la Semaine pour les alternatives aux pesticides invite toutes celles et ceux qui souhaitent promouvoir les alternatives aux pesticides, à participer et à organiser des évènements partout en France et dans le monde entre le 20 et 30 mars 2017 : conférences-débats, ateliers, stands, marches symboliques, projections de films, visites, démonstrations, expos, animations pédagogiques, repas bio, fermes ouvertes, spectacles, cours de cuisine…

Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants, cinéma, librairies…), établissements scolaires, citoyens...
Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé, les accords du libre échange (CETA...)

et si, en 2017, on allait plus loin ?

 

En 2016, pour la 11ème édition plus de 1000 évènements ont été organisés en France et dans une quinzaine de pays permettant ainsi de sensibiliser de nombreuses personnes.

 

 

La France, toujours championne des pesticides... et mauvais élève pour les alternatives.

Pourquoi se mobiliser ?

  • La France est le 2ème pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde
  • La consommation de pesticides stagne (voire progresse) et le plan Ecophyto 2018 qui prévoyait une diminution de 50% de pesticides d’ici 2018 est un échec
  • Le développement des alternatives se fait trop lentement
  • 100% des cours d’eau testés sont pollués

     

    -* Plus de 50% des fruits et légumes (non bio) testés contiennent des résidus de pesticides

  • L’épandage aérien est toujours pratiqué grâce aux nombreuses dérogations
  • Le nombre de professionnels et de riverains victimes de l’exposition aux pesticides ne cesse de croître
  • Les études scientifiques sérieuses prouvant les liens entre pesticides et santé se font de plus en plus nombreuses
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À suivre en 2017 :

  • L’entrée en vigueur de la loi Labbé pour les collectivité & l’anticipation de l’interdiction de la vente de pesticides aux particuliers
  • La suite de la ré-homologuation du glyphosate
  • L’enjeux perturbateurs endocriniens au niveau européen
  • La ré-écriture de l’arrêté de 2006, seul arrêté qui protège les riverains
  • Le suivi du plan Ecophyto...

Comment participer ?

Il suffit de se rendre sur http://www.semaine-sans-pesticides.fr et créer son espace organisateur.
Ainsi le futur organisateur peut inscrire son évènement qu’il peut modifier
à tout moment, après validation des organisateurs. Des outils sont disponibles, en ligne et sur demande, pour faciliter l’organisation d’évènements : affiches, newsletter d’information, boite à idées, listes de films, d’intervenants, d’expositions...

Voir en ligne : Site officiel

TOUT sur le frelon asiatique, ennemi de nos abeilles

De nos jours, tout le monde a entendu parler du frelon à pattes jaunes, Vespa velutina, surnommé par chez nous le frelon asiatique, et célèbre pour les ravages qu'il cause dans les populations d'abeilles domestiques. 

On le dit asiatique car la sous-espèce V. velutina nigrithorax, observée pour la première fois en France en 2004, est originaire d'Asie continentale. Cette région possède à peu de choses près le même climat que le nôtre, si bien que, une fois introduit dans l'Hexagone via des conteneurs de poteries importées de Chine, ledit frelon s'est très facilement adapté. En 2016, il avait colonisé la quasi-totalité de la France, et atteint la plupart des pays alentours : Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Belgique et Angleterre.

COMPORTEMENT

Frelons asiatiques en alerte sur un nid

Frelons asiatiques en alerte sur un nid

Le genre Vespa, qui appartient à l'ordre des Hyménoptères, regroupe 22 espèces de frelons à travers le monde. Ce sont des insectes sociaux mais, à la différence des abeilles ou des fourmis, les frelons et autres guêpes sociales fonctionnent en colonies annuelles : l'hiver venu, toute la colonie meurt, à l'exception des reines ayant réussi à s'abriter pour hiverner. Celles-ci ressortent au printemps pour bâtir un nid, engendrer des ouvrières, puis des mâles et des femelles fertiles qui, une fois fécondées, deviendront des reines, etc., etc.
Les frelons jouent différents rôles dans les écosystèmes : chasseurs avant tout, ils régulent les populations de nombreux insectes, principalement pour nourrir leur progéniture, car les adultes s'alimentent très peu et presque uniquement de fruits mûrs et de nectar. C'est pourquoi les frelons butinent et sont donc des pollinisateurs.

LE FRELON ET L'HOMME

Comparativement à d'autres Hyménoptères, les frelons sont plutôt pacifiques vis à vis de l'homme, n'attaquant qu'en dernier recours, en cas d'agression ou de présence à proximité du nid (3-4m).
À l'automne 2015, au jardin de La Graine Indocile, un saule pleureur était parasité par des pucerons. Or, en suçant la sève des végétaux, les pucerons excrètent un miellat dont les Hyménoptères raffolent. Plusieurs frelons européens ont alors passé des semaines à lécher le liquide sucré sur le tronc de cet arbre situé en bordure de chemin. Nous sommes passés de très nombreuses fois à 50cm de leur petit festin sans jamais craindre la moindre attaque de leur part.
Divers entomologistes, médecins et autres chercheurs s'accordent à dire que le frelon asiatique est tout aussi pacifique lorsqu'il vaque à ses occupations, et tout aussi belliqueux si l'on s'approche de son nid.

Les piqûres de frelon sont assez douloureuses en raison de la longueur du dard, ainsi que de l'acétylcholine contenue dans le venin qui stimule les récepteurs de douleur. Mais ce venin est bien moins dangereux qu'on le dit, du moins concernant V. crabro et V. velutina, seules espèces présentes en France à ce jour.
En effet, les frelons et les guêpes sont dotés d'un dard venimeux dans le but de chasser des proies. Ils inoculent donc des doses mesurées de poison par souci d'économie, afin de pouvoir multiplier les attaques. L'abeille domestique, au contraire, utilise cette arme en mode kamikaze, comme moyen de défendre la ruche contre des prédateurs très variés, du petit rongeur jusqu'à l'ours et à l'être humain. Après la piqûre, l'abeille meurt presque systématiquement, car le dard en forme de harpon s'arrache de son corps avec la glande à venin et reste planté dans la peau de l'ennemi. C'est pourquoi la piqûre d'abeille est en réalité plus dangereuse que celle du frelon.
La plupart du temps, une piqûre de frelon ne provoque donc que douleur et inflammation. Mais comme pour les abeilles et les guêpes, il est fortement conseillé d'appeler les secours au plus vite en cas de piqûre au niveau de la bouche, de la gorge ou de l’œil, en cas de piqûres nombreuses (risque d'intoxication sérieuse) et/ou de réaction allergique (douleur, rougeurs et gonflements étendus ou persistants, difficultés respiratoires, chute de tension...).
On estime que 1 à 5% de la population est allergique aux venins d'Hyménoptères ; mais le nombre de décès des suites de piqûres est très faible, environ 15 par an, et n'a pas augmenté avec l'arrivée de V. velutina.

RECONNAÎTRE VESPA VELUTINA

Au vu des fréquentes confusions entendues çà et là, nous tenons à faire un petit point d'identification... en commençant par dire que le frelon asiatique n'est pas une espèce géante, au contraire ! Il est même généralement un peu plus petit que l'européen.

 

Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) L'abdomen est noir, cerné de deux liserés fins jaune-orange et d'un segment orange. Les pattes sont jaunes, le thorax noir, et la tête orange et noire. L'ouvrière mesure entre 17 et 26mm. La reine peut atteindre 32mm.

Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax)
L'abdomen est noir, cerné de deux liserés fins jaune-orange et d'un segment orange. Les pattes sont jaunes, le thorax noir, et la tête orange et noire.
L'ouvrière mesure entre 17 et 26mm.
La reine peut atteindre 32mm.

LES PIÈGES

Frelon européen (Vespa crabro) L'abdomen est jaune rayé de noir. Les pattes sont rousses, le thorax noir et roux, et la tête jaune-orange L'ouvrière mesure entre 19 et 30mm. La reine peut atteindre 39mm.

Frelon européen (Vespa crabro)
L'abdomen est jaune rayé de noir. Les pattes sont rousses, le thorax noir et roux, et la tête jaune-orange
L'ouvrière mesure entre 19 et 30mm.
La reine peut atteindre 39mm.

De plus en plus de sources le clament : les pièges utilisés contre V. velutina sont presque toujours des coups d'épée dans l'eau... ou bien ils empirent la situation !

Fondatrice de V. velutina commençant son nid au début du printemps.

Fondatrice de V. velutina commençant
son nid au début du printemps.

À l'automne, des centaines de femelles sexuées quittent chaque nid par vagues, se dispersant jusqu'à 60km alentour. Pour le programme d’étude du frelon asiatique du Muséum National d’Histoire Naturelle, « il est clair qu'aucun piégeage ne peut freiner ce front d’invasion ».
Par la suite, 95% des reines succombent en hiver. La lutte demeure donc inutile à cette période. Et au printemps, pareil ! 95% des reines survivantes meurent à leur tour en combattant d'autres reines pour défendre ou voler un nid en construction. Pire encore, « si l’on en piège certaines, on libère le terrain pour d’autres qui n’auront même pas à se battre ».

Notons au passage que, comme pour les moustiques ou les limaces, un piégeage à l'insecticide empoisonne aussi les prédateurs, ce qui revient à favoriser le frelon.

De plus, poisons ou non, les pièges sont rarement sélectifs. De nombreux pièges à base de bière, de jus sucré ou de jus de cirier fermenté sont mis en place pour lutter contre le frelon asiatique et tuent de nombreux insectes de toutes sortes, et pas toujours les frelons.
Différents laboratoires (INRA Bordeaux, IRBI de l'Université de Tours) travaillent aujourd'hui au développement de pièges à phéromones vraiment sélectifs. Mais encore une fois, le piégeage à but de régulation est une illusion. La seule manière « efficace » d'utiliser un piège sélectif serait de le placer tout près des ruches pour diminuer la pression sur les abeilles.

LES PRÉDATEURS

En France, la plupart des prédateurs potentiels du frelon à pattes jaunes, comme les pics, les mésanges ou certaines chauves-souris, ne sont apparemment pas très efficaces face au nombre.
 

Pernis apivorus

Pernis apivorus

Parmi les oiseaux, la bondrée apivore (Pernis apivorus) est tout de même un prédateur remarquable, capable de s'attaquer directement aux nids. Cependant, ce rapace diurne et migrateur s'est raréfié, victime de la dégradation de son habitat et des pesticides qui diminuent le nombre de proies et transforment celles qui restent en poison. La bondrée est d'ailleurs une espèce protégée au niveau européen.

 

Deux parasitoïdes indigènes sont capables d'infester V. velutina : un ver nématode du genre Pheromermis et une mouche appelée Conops vesicularis. Les larves de cette dernière, si elle parvient à pondre dans une reine frelon, éclosent dans son corps et dévorent ses organes, entraînant sa mort puis celle de toute la colonie.
Mais devant la sélection naturelle extrêmement sévère dont nous parlions plus haut, ces parasites ont une incidence limitée.

Pheromermis sp.

Pheromermis sp.

Conops vesicularis

Conops vesicularis

Sarracenia oreophila

Sarracenia oreophila

Divers comptages ont été récemment effectués, notamment par le Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes sur plusieurs espèces de sarracénies : ces plantes piègent majoritairement des mouches (51% des insectes recensés), mais on y a retrouvé presque autant de frelons à pattes jaunes (48%) ! Ils sont en effet bien plus attirés par l'odeur des sarracénies que ne le sont les frelons européens (0,4%) ou tout autre Hyménoptère.
Une étude a été amorcée en 2015 pour connaître plus précisément l'impact potentiel des sarracénies sur les populations de V. velutina, en déterminant par exemple le nombre de frelons piégés par une seule urne sur une période donnée, ou bien les périodes de l'année les plus fructueuses.

 

Le frelon européen, très territorial, peut quant à lui avoir un fort impact en détruisant les nids trop proches du sien ; il est donc bien dommage que l'on chasse systématiquement tous les frelons, y compris les européens, soit parce que leur grande taille et de nombreuses fausses rumeurs nous les rendent effrayants, soit parce qu'on les prend tout simplement pour des vilains frelons asiatiques même pas de chez nous !
En réalité, la destruction systématique des nids de frelons européens depuis des décennies est probablement la raison pour laquelle l'asiatique s'est si facilement installé.

UNE STRATÉGIE DE DÉFENSE : LE BALLING

L'abeille japonaise (Apis Cerana japonica) en formation thermo-balling contre le frelon japonais (V. simillima xanthoptera).

L'abeille japonaise (Apis Cerana japonica) en formation thermo-balling contre le frelon japonais (V. simillima xanthoptera).

Contre les attaques de diverses espèces de frelon, dont Vespa velutina, les abeilles asiatiques (Apis cerana) emploient une technique impressionnante : elles se massent par centaines autour de l'agresseur en une boule compacte, et font vibrer leurs ailes pour augmenter la température du cœur de la boule jusqu'à 45°C, ainsi que les taux de CO2 et d'humidité. De telles conditions sont fatales au frelon, tandis que l'abeille peut supporter des températures jusqu'à près de 50°C. Cette technique est appelée thermo-balling (ou heat-balling).

 

 

 

L'abeille chypriote (A. mellifera cypria), sujette aux attaques d'un frelon oriental (V. orientalis) plus résistant à la chaleur, pratique l'asphixia-balling : il s'agit là encore d'enfermer l'intrus dans une boule compacte et d'en augmenter température, CO2 et humidité, mais en appliquant en plus une pression importante de manière à empêcher les mouvements respiratoires de son abdomen et le tuer par asphyxie.

L'abeille jaune (A. mellifera ligustica) que nous connaissons bien pratique elle aussi une sorte de thermo-balling sur notre bon vieux frelon européen, mais l'on en sait encore peu sur sa technique.

Des expériences dans le Sud-Ouest de la France ont montré que si un frelon asiatique est posé directement sur la planche d'envol ou à l'intérieur de la ruche, une grande majorité de colonies de A. mellifera adoptent un comportement de thermo-balling et parviennent à tuer le frelon. Mais dans la réalité, le frelon asiatique n'est pas du genre à se ruer dans la ruche. Il se poste en vol stationnaire devant la planche d'envol, ce que ne fait pas son cousin européen (ce dernier s'en prend d'ailleurs rarement aux abeilles, chassant essentiellement des mouches).

INTIMIDATION ET STRESS

Voilà qui change la donne, car face à cette menace inhabituelle du vol stationnaire, hormis dans de rares cas où elle construit une barrière en propolis pour empêcher le frelon d'entrer dans la ruche, A. mellifera adopte généralement divers comportements d'intimidation pas toujours efficaces : les abeilles produisent un sifflement en battant des ailes, ou agitent leur abdomen de façon synchronisée, ou encore s'agglutinent en tapis sur la planche d'envol (« bee-carpet behaviour »).

Un frelon asiatique en vol stationnaire devant la planche d'envol d'une ruche. Ici, une réglette ajourée appelée "réducteur d'entrée" a été installée pour protéger la ruche des intrusions.

Un frelon asiatique en vol stationnaire devant la planche d'envol d'une ruche.
Ici, une réglette ajourée appelée "réducteur d'entrée" a été installée pour protéger la ruche des intrusions.

Dans plus d'un cas sur trois en 2010, A. mellifera ne manifeste aucun comportement coordonné et se contente de se disperser sur et autour de la planche d'envol. C'est uniquement dans ces cas-là que le frelon ose pénétrer dans la ruche. Mais si les abeilles se réunissent en bee-carpet, alors le frelon reste à distance et s'attaque aux individus isolés.

Des observations ont été faites de frelons attaquant en nombre, dépeçant les ouvrières, puis emportant les larves et le miel. Cela dit, il a été établi que les pertes massives d'abeilles liées à la présence de V. velutina ne sont pas principalement due aux attaques, mais au stress important que cause le vol stationnaire. La colonie, ne parvenant plus à maintenir une activité suffisante pour se nourrir, s'affaiblit et succombe à l'hiver ou aux maladies.

ÉVOLUTION DE COMPORTEMENT

Quoiqu'il en soit, nos abeilles semblent bien démunies face à ce frelon aux techniques d'approches inattendues. Mais elles pourraient bien finir par trouver la parade... Il semblerait même que les abeilles progressent bien plus vite qu'on ne l'imaginait : certains apiculteurs témoignent, sur des essaims en bonne santé, d'abeilles attaquant et parvenant à piquer un frelon asiatique qui stationnait devant la ruche. Beaucoup pensent d'ailleurs que les frelons ne parviennent à conquérir une ruche que si celle-ci était déjà faible au départ.

[Complément du 3 février 2017] :
Une évolution des comportements d'A. mellifera a été observée récemment, notamment par Aurore Avarguès-Weber, doctoresse au Centre de Recherches sur la Cognition Animale de Toulouse, dont les travaux montrent les étonnantes capacités d'apprentissage de l'abeille domestique.
Elle remarque d'abord que deux ou trois ans après l'apparition du frelon, les abeilles se sont habituées à sa présence et ne sont plus stressées. Le nombre d'attaques a continué d'augmenter avec la propagation de V. velutina, mais les abeilles travaillent à nouveau normalement et survivent bien mieux à l'hiver.
Par la suite, la chercheuse observe une première tentative de contre-attaque étonnante (bien que peu efficace) de la part des abeilles : elles se montent les unes sur les autres sur la planche d'envol pour former un monticule et se laissent tomber en masse sur le frelon. Très rarement, celui-ci tombe avec elles et préfère alors aller voir ailleurs ; la plupart du temps, il esquive simplement.
Mais dans la région de Bordeaux, où le frelon asiatique est présent depuis plus longtemps, un comportement nouveau commence à apparaître : une colonie par-ci par-là s'essaye au thermo-balling sur un frelon en vol stationnaire devant la ruche. Pour le moment, les abeilles ne restent en formation que quelques minutes, ce qui ne fait qu'étourdir le frelon. D'après Aurore Avarguès-Weber, il se pourrait qu'une colonie développe la bonne technique à force de tentatives ; il sera alors possible de la propager rapidement en mettant cette ruche en contact avec d'autres.

ALORS QUE FAIRE ?

Si la question de réguler, voire d'éradiquer V. velutina de nos contrées se fait si pressante aujourd'hui, c'est donc surtout parce qu'il s'en prend à l'abeille domestique, pollinisateur remarquable, porte-drapeau de la cause écologiste et gagne-pain des apiculteurs. Et l'on justifie volontiers cette hostilité à l'égard du frelon par le fait que sa présence en Europe est une erreur que nous avons le droit et le devoir de réparer.
À La Graine Indocile, si nous nous refusons à classer la faune sauvage en espèces « nuisibles » et « utiles », il en va de même pour le cloisonnement « gentils indigènes » et « vilains exotiques ». En effet, dans une nature en perpétuel mouvement, tout écosystème est voué à évoluer sans cesse, entre autres en intégrant de nouvelles espèces. Parfois, un milieu s'adapte à la nouveauté en un rien de temps ; parfois cela prend des milliers d'années et, à notre échelle, nous percevons la chose comme dramatique. Tout compréhensible que cela puisse être, il nous paraît clair que la lutte acharnée menée par l'être humain contre les espèces qu'il considère comme « pas à leur place » est généralement vaine, terriblement énergivore et aboutit presque toujours à empirer la situation. C'est pourquoi, puisqu'ils sont là, nous ne sommes pas plus hostiles aux frelons, capricornes et autres coccinelles asiatiques qu'à leurs cousins européens.
Ceci dit, parce qu'il existe des éleveurs à petite échelle qui cherchent à produire du miel de qualité tout en se souciant du bien-être de leurs abeilles, quelques solutions sont envisageables pour protéger ses ruches sans pour autant bouleverser ou détruire l'écosystème en place, en attendant que la nature, comme elle sait si bien le faire, n'absorbe cette nouvelle donnée dans sa recherche constante d'équilibre.

Favoriser la bondrée apivore : il s'agit en fait de préserver son habitat. Présent sous nos latitudes de mai à septembre, cet oiseau discret fuit surtout les zones de grandes cultures. Il affectionne les bocages, les grands massifs forestiers et tous types de milieux alternant bois et prairies, de préférence humides.
Pour info, la bondrée apivore consomme des guêpes, des frelons, des bourdons... mais rarement des abeilles, malgré son nom. De plus, elle ne s'attaque pas aux ruches d'élevage, à l'intérieur desquelles elle ne peut pas accéder de toute façon.

La muselière d'André Lavignotte

La muselière d'André Lavignotte

Museler ses ruches : l'apiculteur André Lavignotte a mis au point une « muselière » pour ses ruches, une sorte de sas grillagé protégeant la planche d'envol, censé éliminer le stress de l'abeille : elle peut scruter les alentours sans danger depuis le sas, avant de décoller.
Le dispositif ne fait pas l'unanimité : certains apiculteurs prétendent que la muselière n'est pas plus efficace qu'un simple réducteur d'entrée, et qu'avec le temps l'abeille s'habitue à la présence de frelons, n'est plus stressée sur la planche d'envol et accomplit son travail normalement.

 

D'autres témoignent de l'efficacité de la muselière, lorsqu'elle est bien conçue. Nous laisserons donc à nos camarades apiculteurs le soin d'étudier les différents modèles décrits sur le net, et de déterminer ce que peut être une « bonne » ou une « mauvaise » muselière.
Quelque soit le type de protection à l'entrée, plusieurs problématiques se posent, comme par exemple permettre aux faux-bourdons (abeilles mâles), plus gros que les ouvrières, de sortir pour féconder les futures reines.

Des poulets à la rescousse : les frelons asiatiques produisent un fort bourdonnement et pratiquent ce fameux vol stationnaire lorsqu'ils guettent l'entrée d'une ruche. Pour ces deux raisons, l'apiculteur de loisir Francis Ithurburu affirme que les poulets, très friands d'insectes pour les protéines qu'ils contiennent, parviennent à becqueter les frelons assez facilement, mais pas les abeilles. Ainsi, en installant ses ruches à l'intérieur du poulailler, les poulets se nourrissent et les abeilles sont sauves. C'est gagnant-gagnant !

Frelon contre frelon : même s'il lui arrive de s'en prendre occasionnellement aux abeilles, voire d'attaquer une ruche particulièrement faible, le frelon européen consomme plus de fausses teignes de la cire (parasites de la ruche) que d'abeilles.
Mais surtout, il n'est pas très partageur en terme de territoire ; alors en guise de parade contre Vespa velutina, certains apiculteurs préconisent d'installer un nid de V. crabro dans un nichoir à 7-10m des ruches, en hauteur pour minimiser les risques de piqûre. La chose est notamment pratiquée en Allemagne, où le frelon européen est une espèce protégée.

Le pack premium : qui a tenté, pour assurer le coup, d'installer ses ruches muselées dans un poulailler, entre un massif boisé et un parterre de sarracénies, à 10m d'un nid de frelon européen ? Ça devrait le faire, non ?

N'étant pas du métier, nous rapportons ici des résultats de recherches et des témoignages d'apiculteurs et de naturalistes, sur un sujet somme toute complexe. N'hésitez pas à partager vos observations dans les commentaires !

Merci à la graine indocile pour l'intégralité du reportage à retrouver ici

Mettre en place des Oasis Nature chez soi, c'est utile, beau et très simple !

WWOOF France soutient l’association Humanité et Biodiversité et la mise en place des Oasis Nature !

Qu’est-ce qu’est une Oasis Nature ?

Une Oasis Nature, c’est un jardin, un parc ou un domaine, mais aussi un balcon, une terrasse, où la nature est respectée et où la biodiversité s’épanouit !
Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons. Finis les trop grandes surfaces de gazons ras uniformes et autres « déserts verts », finis les pesticides et la chasse...
Optez pour une haie champêtre, une prairie fleurie, un potager bio... Accrochez quelques nichoirs, installez des abris à insectes, créez une mare...
Quelques mètres carrés peuvent suffire à l’apparition d’une flore et d’une faune riches et variées !

Pourquoi créer une Oasis Nature chez vous ?

Parce que l’urbanisation va croissant et s’ajoute aux méfaits des pollutions.
Parce que l’avenir de la biodiversité nous concerne tous et que nous pouvons tous agir.
Et même si créer une Oasis Nature semble être un grain de sable à l’échelle de la planète c’est une action simple et efficace pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale.
En faisant place à la spontanéité naturelle, vous participez à la reconstitution d’un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines. C’est aussi l’occasion de redécouvrir les beautés de la nature et de s’offrir un petit coin de paradis à domicile.  

Comment créer une Oasis Nature ?

Simplement en s’engageant à respecter la charte des Oasis Nature, en adhérant à l’association Humanité et Biodiversité puis en envoyant le formulaire d’inscription (lien) à Humanité et Biodiversité, 110 bd Saint-Germain, 75006 Paris.
Toutes différentes les unes des autres, de quelques mètres carrés à plusieurs centaines d’hectares, les Oasis Nature se reconnaissent dans cette même charte.

Cette charte n’est ni un document juridique, ni une liste d’exigences.
Il s’agit d’un engagement volontaire pour le respect de bonnes pratiques de gestion de son terrain, favorables à l’accueil et à l’épanouissement de la faune et de la flore sauvages.
Votre Oasis deviendra un lieu d’émerveillement où vos enfants, amis et voisins trouveront calme et détente. 

Charte_OASIS.jpg

Qui peut créer une Oasis Nature ?

Tout le monde ! Il suffit d’avoir envie d’y consacrer son espace.

La multiplication de ces lieux d’accueil est une contribution certaine à la sauvegarde de la biodiversité pour le plus grand bien de la nature mais aussi pour le vôtre !

La préservation de zones naturelles remarquables mais isolées dans l’espace, si elle reste nécessaire, est insuffisante. Il faut parvenir à construire un maillage, une mosaïque d’espaces favorables à la biodiversité sur tout le territoire, et ainsi assurer continuité et proximité entre les milieux naturels, pour permettre aux espèces de circuler, d’interagir et aux écosystèmes de fonctionner. Le réseau des Oasis Nature est une contribution à ce réseau écologique du territoire.

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Créer votre Oasis Nature, c’est rejoindre la communauté des Oasis. Vous bénéficiez de nombreux conseils, partagez et échangez avec notre association et les autres membres du réseau.

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Résolution hyper simple et bonne pour tous : coller un message « Stop pub » sur ma boîte aux lettres !

chaque seconde en France, 27 kg de prospectus et imprimés publicitaires sont distribués dans les boîtes aux lettres* !
En plus de représenter du papier fabriqué pour rien, ces kilos de publicités nous poussent à une consommation n’étant pas des plus éthique (produits souvent de basse qualité).
Autant s’éloigner donc de ces influences en refusant les publicités de sa boîte à lettres.

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*source du chiffre : planetoscope.com