Cooâââ ! On parle de moâ :-)

Crapaud, un allié précieux du jardinier !

Crapaud, un allié précieux du jardinier !

Le crapaud commun, scientifique nommé Bufo bufo est l’espèce de crapaud la plus répandue en Europe et il est l’amphibien le plus fréquent dans les jardins. C’est aussi le plus gros crapaud d’Europe. La femelle, plus grande que le mâle, peut atteindre plus de 12 cm. Avec son apparence repoussante, le pauvre Bufo bufo jouit d’une bien mauvaise image, qui n’est pas améliorée par les croyances populaires et la sorcellerie à laquelle on l’associe ! Malgré sa mauvaise réputation, le crapaud commun est pourtant un allié important du jardinier qui mérite parfaitement sa place dans votre jardin !

En effet, le crapaud commun se nourrit principalement d’insectes divers et de petits animaux qu’il attrape avec sa langue collante, notamment les limaces, les mouches, les chenilles et les escargots, protégeant ainsi les plantes de votre jardin de ces ravageurs potentiels. Son régime alimentaire est aussi complété par des araignées, des vers de terres, des fourmis, des cloportes, et autres scarabées. Le crapaud joue donc un rôle capital dans la régulation des invertébrés au jardin. Le crapaud commun part en chasse uniquement le soir venu, ce qui fait de lui non seulement un précieux allié mais aussi un allié discret ! Pendant le jour, il se tient généralement sous une pierre, un tas de bois ou un tas de feuilles mortes.

Faciliter la vie des crapauds, quelques gestes écolo !

Faciliter la vie des crapauds, quelques gestes écolo !

Comme la plupart des amphibiens, la destruction de leurs milieux et l’assèchement des marais ainsi que les pesticides constituent une menace importante pour l’espèce. Beaucoup de Crapauds communs sont également écrasés sur les routes en rejoignant leur zone de reproduction. Il faut savoir qu’en France, le Crapaud commun est protégé par l’article 1 de l’arrêté du 22 juillet 1993, et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est aussi classée parmi les espèces « à surveiller », dans le livre rouge des vertébrés de France. Si vous en avez un dans votre jardin, quelle chance ! Profitez de ses nombreux services et facilitez lui la vie en laissant des coins naturels et des abris tels que des tas de bois, de pierres ou de feuilles ou il pourra trouver refuge durant la journée, durant l’hibernation et lorsque vous passerez la tondeuse. Evitez également d’utiliser des produits chimiques qui sont bien sûr très nocifs pour les amphibiens. Attention également à ne pas les déplacez car fidèles à leur lieu de naissance, ils tenteront toujours de revenir à leur source, même au péril de leur vie !

Avertissement : Déposer un baiser sur la joue d’un crapaud, ne le transformera pas instantanément en un jeune prince très beau » !

Avertissement : Déposer un baiser sur la joue d’un crapaud, ne le transformera pas instantanément en un jeune prince très beau » !

Sur le dos, sa peau est pustuleuse, c’est-à-dire couverte de verrues formées par des glandes granuleuses, capables de secréter un venin qui a pour fonction de protéger les crapauds contre les prédateurs et qui joue aussi un rôle antiseptique et antibiotique pour un animal qui ne possède pas un système immunitaire aussi performant que celui des mammifères. Peu dangereux pour l’homme, à l’exception de quelques princesses téméraires qui on pour habitude de porter le crapaud à leur bouche, le venin l’est davantage pour les chiens ou les chats trop curieux. En effet, pour les petits chiens, la seule prise en gueule de crapauds suffit pour provoquer les premiers signes en moins de 20 min. Les symptômes digestifs sont la salivation, les vomissements et parfois des diarrhées s’il y a eu ingestion. Sur le plan nerveux, les symptômes sont l’ataxie, les tremblements, les convulsions. Dans les cas d’intoxication extrême, ces symptômes peuvent aboutirent au décès de l’animal ayant eu la mauvaise idée de s’en prendre au crapaud.



:-)))) Merci à Lucas : Gérant de la jardinerie en ligne Alsagarden, passionné par le monde végétal et les plantes rares en particulier.

La tomate (ça y est, c'est l'été, on y croit) ;-) !

TOMATE

Famille des Solanacées

Description / Climat : Originaire d’Amérique du Sud, la tomate est une plante annuelle de climat tempéré chaud qui ne supporte pas le gel (aime les températures entre 15 et 30°C).

Sol / Fumure : S’adapte à différents types de sol mais préfère les sols légers, riches et ameublis. Apprécie les fumures organiques abondantes, genre compost (même mi- mûr). La cendre de bois ou le patenkali sont très appréciés pour leur apport de potasse. Très riche en éléments nutritifs, le purin de consoude est également très bénéfique à la plante. Eviter les excès d’azote (ils favorisent les maladies).

Variétés : Parmi la multitude de variétés existantes, voici une sélection de tomates que nous trouvons excellentes :

Black cherry (type cerise), Andine cornue, Tomate ananas, Brandywine, Cœur de bœuf, Green copia, Marmande, Noire de Crimée, Rose de Berne, St Pierre, Tomate russe…

Semis : En février/mars à une date « Fruits », semer au chaud (20°C environ) soit en intérieur soit en serre sur couche chaude. Les plants doivent recevoir un maximum de lumière pour éviter de « filer ». Arroser régulièrement.

Repiquer : Après 2 à 4 semaines, lorsque les plants ont 2 vraies feuilles, repiquer en lune descendante dans un godet individuel en recouvrant la tige de terreau jusqu’aux cotylédons.

Quand les gelées ne sont plus à craindre (vers la mi-mai), repiquer les pieds « en place » en lune descendante: faire un trou, mettre du compost avec une poignée d’orties fraîches et remettre une fine couche de terre par dessus. Planter ensuite le tuteur dans un coin du trou et poser le pied couché de façon que la tige remonte le long du tuteur, puis recouvrir de terre. Cette technique « couchée » favorisera un développement plus important des racines, ce qui permettra au pied d’être plus résistant aux diverses agressions. Pour éviter de casser les pieds en les courbant, coucher les pots au sol la veille, les extrémités se courberont alors naturellement. Espacer les pieds de 50 à 60cm et les lignes de 80cm. Pour limiter le risque de maladies : pratiquer une rotation (3 ou 4 ans) / repiquer entre les pieds : basilic, œillet d’Inde, capucine, souci… (p.113) / greffer pour augmenter la vigueur des plants.

Entretien : En culture sous serre, pour favoriser la pollinisation, il est bon de faire vibrer les pieds en début de saison (secouer à la main, environ une fois tous les 2 jours). Pour éviter les maladies, arroser le sol sans mouiller le feuillage. L’arrosage est important, il faut veiller à sa régularité surtout à partir de la floraison, car des variations sec/humide trop marquées provoquent le « cul-noir » des fruits. On peut pailler pour limiter l’évaporation. A chaque date « Fruits » couper avec des ciseaux les gourmands qui poussent à la base des feuilles. Attacher la tige au tuteur au fur et à mesure de la pousse.

Au cours de la saison, il est bon de supprimer les feuilles du bas pour limiter le risque de maladies, ainsi que toute feuille présentant un début de maladie. Cependant, il est déconseillé d’enlever trop de feuilles, celles-ci étant nécessaires au bon développement des fruits.

Récolte : De juillet à octobre. Pour les conserver une fois cueillies, évitez le réfrigérateur et préférez un endroit frais à l’abri de la lumière, elles se ramolliront moins vite.

Graines : En début de production, choisir une belle tomate. Extraire les graines et les mettre dans un bol avec leur jus et un peu d’eau. Laisser fermenter pour détruire les virus (1 à 2 jours), puis rincer et faire sécher.

Maladies courantes : Mildiou : des taches brunes apparaissent sous les feuilles, les fruits sont ensuite atteints de taches marbrées (du jaune au brun foncé). Alternariose : jaunissement d’une partie des feuilles avec au centre une zone brune, taches noires en creux sur les fruits. Verticilliose : les feuilles s’enroulent et jaunissent. Fusariose : le pied fane, les canaux qui véhiculent la sève se bouchent. Cul noir : tache noire (sèche) au bas des fruits. Problème d’arrosage ou carence de magnésium. Collet vert : la tomate rougit mais le collet reste vert. Problème de carence en potasse voire en azote, également lié aux variétés.

Prévention des maladies : Un pH foliaire légèrement acide favorise la bonne santé de la plante. Alors qu’un pH légèrement alcalin (environ 8) favorise le développement des maladies. Pour limiter ce risque, il faut rendre le pH de la surface de la feuille plus acide ou plus alcalin.

Le produit le plus utilisé est la bouillie bordelaise. Son efficacité est due principalement au fort pouvoir alcalinisant, cependant, nous la déconseillons car elle a un effet néfaste sur le sol (l’accumulation du cuivre perturbe les micro-organismes et entraîne des déséquilibres du sol). Certains pratiquent l’alcalinisation foliaire avec le bicarbonate de soude, toutefois en alcalinisant le pH on éloigne la plante de son état de santé alors que l’acidification la maintient dans ce domaine.

L’acidification foliaire nous semble donc la meilleure solution et plusieurs années de pratique nous l’ont confirmé. On l’obtient par des pulvérisations dont le pH se situe entre 5 et 6 (vérifier avec du papier pH). Pour obtenir un tel pH, ajouter du vinaigre de cidre ou de la vitamine C dans le produit pulvérisé.

Dans la pratique, les purins sont la base des pulvérisations. Ils sont très efficaces pour éviter les maladies (leur efficacité est accrue si on utilise de l’eau de source (ou de pluie)). Alterner environ tous les 10 jours les deux traitements foliaires suivants (à pulvériser le matin en dates Fruits, sans oublier d’ajuster leur acidité (pH 5-6)) :

– purin d’ortie (auquel on peut rajouter: ail des ours, fougère, pissenlit, soucis).

– pulvérisation d’eau de source additionnée d’environ 1 c. à soupe/10L de magnésium, silicium, cuivre et soufre à condition que tous ces éléments soit organiques.

En plus du traitement précédent, intercaler de temps à autre une pulvérisation sur le sol de purin de prêle (le soir). Ces 3 traitements aux qualités différentes se complètent efficacement pour maintenir le bon équilibre de la plante.

La lactofermentation où l'art de conserver ses légumes facilement comme frais !

Vous avez envie de connaître le secret pour conserver plus d’un an des légumes en bocaux que vous avez fait maison. Le tout sans congélation et sans stérilisation en conservant en plus, toutes les vitamines. Et bien nous allons vous donner cette astuce mais il va falloir oublier tout ce que vous avez appris précédemment en redécouvrant un procédé simple comme un jeu d’enfant qui existe depuis la nuit des temps. Il s’agit de la lactofermentation. Avouez que c’est très joli sur une étagère. Toutes ces couleurs qui vous sautent aux yeux à travers les bocaux. Vous ne rêvez pas, en plus cela se conserve à température ambiante.

Mais comment est-ce que cela est possible ?

Ce procédé de conservation utilisé depuis la nuit des temps, consiste à laisser macérer les aliments avec du sel ou bien de les plonger dans une saumure en l’absence d’air. Il se produit une fermentation. Pour comprendre ce procédé : il s’agit d’une activité microbienne qui va sécréter des substances comme l’acide lactique, des enzymes et du gaz carbonique. L’acide lactique inhibe complètement les micro-organismes responsables de la putréfaction. C’est alors que l’acide se stabilise et que le milieu s’équilibre. La fermentation s’arrête automatiquement. Vous est arrivé à un stade où la conservation à température ambiante peut durer plusieurs années.

Des aliments économiques remplis de vitamines et délicieux

Ce mode de préparation préserve les éléments nutritifs et les vitamines et des aliments. Mais chose exceptionnelle, il en augmente même la teneur surtout pour la vitamine C. La fermentation améliore l’assimilation et la digestibilité des aliments par notre organisme. Le taux de nitrates diminue et les pesticides résiduels pouvant être présents dans les végétaux se dégrade. Un antibiotique naturel fait son apparition et lutte contre les microbes pathogènes. Cela renforce de ce fait l’efficacité de notre système immunitaire.

Les bactéries lactiques qui sont bénéfiques pour notre organisme s’appellent des probiotiques. Vous savez ce sont ses petites gélules que les laboratoires pharmaceutiques nous vendent à prix d’or dans des pots en plastique. Tout ce qu’on vous vend dans le commerce qui s’appelle Bifidomachin et Actitruc ne servent à rien. Si vous voulez vous régaler en faisant des économies et le plein de produits étiques, mangez tout simplement des aliments lactofermentés. Vous purgerez ainsi votre organisme du sucre et des arômes artificiels dont les produits industriels sont truffés.

Quels sont ces aliments ?

Les éléments qui sont lactofermentés sont les cornichons, les olives, les capres et la choucroute. Ils sont conservés dans de la saumure. Aujourd’hui, ce qui donne l’acidité des cornichons c’est le vinaigre. Vous pouvez manger de la viande salée en saumure comme le jambon et le lard. Il y a aussi de la fermentation lactique dans les sauces de poissons de type Nuoc mam, le saumon fumé, la poutargue, les harengs saurs, le caviar et les anchois au sel.

N’importe quel légume peut-être lactofermenté. Carottes, haricots verts, poivrons, tomates, courgettes, et j’en passe et des meilleures. Mais il y a aussi des fruits comme le melon, les prunes ou bien encore les cerises, les pommes et les poires. Essayons de prendre un raccourci en disant que la quasi-totalité des végétaux comestibles peut être lactofermentée. De plus cela est très facile à faire et ne demande aucune énergie. Vous n’utiliserez pas de chaleur, pas de frigo. Il vous suffit simplement d’avoir un récipient propre adapté ainsi que du sel.

Y a-t-il un risque ?

Il y a toujours un risque de rater sa conserve appertisée. Cela est donc très dangereux voire mortel si la toxine botulique fait son apparition. Si votre congélateur tombe en panne et repart, il est aussi dangereux de consommer un aliment congelé. Par contre, la lactofermentation est sûre à 200 %. Le meilleur moyen de savoir si vous avez réussi ou non vos aliments lactofermentés, c’est en vous apercevant que l’aliment prend une couleur bizarre, une odeur et une saveur immonde ainsi qu’un aspect repoussant. Aucun être humain digne de ce nom n’aurait alors l’idée de manger. Il vous est impossible de vous tromper.

Pour résumer : vous augmentez la teneur en éléments nutritifs, vous obtenez une sécurité alimentaire absolue, vous n’avez aucun besoin d’énergie pour le fabriquer.

Faut-il habiter en campagne ?

Il est vrai qu’autrefois, les conserves lactofermentées se faisaient dans les campagnes et se conservaient à la cave pour tout l’hiver. Les gens prélevaient au fur et à mesure les quantités dont ils avaient besoin. Mais nos modes de vie et nos conditions ont changé. Vous pouvez très bien faire des bocaux en verre avec fermeture mécanique et un joint caoutchouc en ville ou dans un appartement.

Mais quelle est la recette ?

Il vous faut des bocaux, des légumes frais, de l’eau, du sel et environ 15 minutes.

Il vous faut de l’eau du robinet à condition que celle-ci ne soit pas chlorée. Si vous avez le moindre doute, filtrez-la dans une carafe ou faites la bouillir. En ce qui concerne le sel, prenez du gros sel marin sans additifs. Il vous faudra bien inspecter l’emballage car si le sel contient autre chose que du sel, ne le prenez pas. Il ne faut pas de fluor ni d’iode. Recherchez aussi l’additif de type E536 qui donnera un très mauvais goût à vos conserves. Pour la saumure, c’est tout simplement de l’eau puis du sel. La recette de base consiste à mélanger 30 g de gros sel marin avec 1 l d’eau. Attendez que le sel fonde avant d’utiliser la saumure. Passons maintenant au déroulement de la recette.

Vous devez remplir vos bocaux de légumes. Laissez un minimum d’espace entre eux. Vous pouvez bien entendu y intercaler des aromates. À température ambiante, remplissez le bocal avec la saumure jusqu’à ce que les légumes soient recouverts. On s’aperçoit qu’ils flottent et que certains dépassent un peu. Ne vous inquiétez pas ceci est normal. L’air contenu dans le bocal sera chassé par les gaz de fermentation. Pour vous donner un repère, remplissez jusqu’à 1 cm en dessous du bord du bocal afin d’éviter les débordements. Ensuite il vous faudra fermer hermétiquement en vous assurant que le joint caoutchouc est bien en place. Posez le bocal sur une assiette pour devancer un éventuel débordement intempestif. Ne vous affolez pas si vous voyez que du liquide se trouve autour du bocal. C’est tout à fait normal et prouve que le processus fonctionne. Vous devez laisser fermenter une semaine à température ambiante avant de le mettre au frais ou dans une pièce fraîche.

Au bout de quelques jours, vous verrez le liquide se troubler jusqu’à devenir laiteux et même faire des bulles. Un voile blanc peut se former en surface ou un dépôt grisâtre au fond. Cela ne sera vraiment pas ragoûtant pendant quelques jours. Ne pensez pas que vous avez raté votre conserve. Vous assistez simplement à une terrible bagarre entre microbes. Le voile et le dépôt que vous observez sont les microbes qui ont été dévorés par les autres. Au bout d’une quinzaine de jours, comme l’eau d’une piscine ou d’un aquarium, le liquide va s’éclaircir jusqu’à devenir limpide. Vous serez surpris mais ce n’est pas de la magie.

Au bout de trois semaines environ, vous pourrez consommer vos légumes. Même si le bocal est entamé, vos légumes se conserveront plus d’un an. Vous noterez que leur saveur a évolué et qu’au fil du temps elle devient plus acidulée. Afin d’être complètement écolo et bio, ne jetez pas la saumure qui pourra remplacer aisément le sel et le vinaigre dans vos salades. Cela rendra vos aliments vivants et bienfaisants remplis d’enzymes et de probiotiques.

(article de Pierro - permaculteur)

Le Secret pour des récoltes énormes de pommes de terre

Aujourd’hui je vous propose un article qui mériterait d’être partagé et connu de tous. En effet, grâce à cette technique, j’arrive à planter beaucoup plus de pommes de terre et à faire de grosses récoltes avec la même quantité de plants de pomme de terre initiale !

PETIT RAPPEL SUR LA POMME DE TERRE

Un tubercule de pomme de terre est une tige beaucoup plus élargie et modifiée. Dans cette illustration, l’extrémité de la tige se trouve en bas. Les yeux sont des bourgeons, alimentés par une veine d’alimentation qui va à l’extrémité de la tige du tubercule, indiquée par des lignes bleues dans l’illustration. C’est ainsi que le tubercule se développe et grandit. Si cette veine d’alimentation n’est pas perturbée lors de la coupe, la nouvelle plante qui se développe à partir de l’œil de germination se développera et se nourrira par la même veine.

En règle générale un œil fait une tige et une tige produit entre 2 et 4 pommes de terre, vous voyez donc le but de la multiplication :)

 

COMMENT PROCÉDER À LA DUPLICATION?

Commencez par tenir le tubercule avec l’extrémité de la tige vers le bas. Retirez d’abord une section conique autour de l’extrémité de la tige. Puis, à partir d’environ 1 à 2 cm au-dessus d’un œil, coupez vers l’extrémité de la tige, chaque coupe rejoint la tige initiale.

Laissez un ou deux yeux d’apparence saine dans chaque pièce.

 

Après séchage à l’air pendant plusieurs jours pour développer une couche protectrice, vos boutures sont prêtes à être plantées. Pour faciliter le séchage des pommes de terre coupées, vous pouvez les saupoudrer de cendre fine.

Creusez un fossé profond de 8 cm, l’enrichir avec du compost, placez les boutures (œil vers le haut) un pied en dehors, et recouvrir de terre.

 

Source: Organic Gardening magazine, April 1948 / Illustrations de Steve Harrington

Connaissez-vous le Paper pot ? Un système de plantation à traction humaine !

Paper pot et paperpot trans, système de plantation à traction humaine

Voici le Paper pot, un système de plantation à traction humaine extrêmement ingénieux qui permet de planter des planches sans se baisser dans un temps très court. Idéal pour les petites surfaces de maraîchage et les jardin sans mécanisation !

Vidéo de démonstration de la machine

Le même système mais en double

Ci-dessous une vidéo complète qui présente le remplissage/préparation des pots, puis de la machine en action.
 

Consommables

Il existe plusieurs tailles de rubans qui portent les références CP253, CP303, CP304, CP305, CP353 , CP354, LP303-10 et LP303-15.

Ce que l'on comprend dans ce schéma, c'est que les codes font référence à des dimensions différentes, La lp303-10 a un espace de 10cm entre chaque plant alors que la lp303-15 en compte 15 et que la CP303 n'en compte que 5.

Où se fournir?

L'entreprise française Terracteck devrait commercialiser et distribuer leur modèle d'ici juin 2016. Voici la page du produit (lien). Un lien sur la documentation en pdf (lien).

Note : il semble être présent sur le continent américain depuis 3 ans environ. Il semblerait que le consommable (papier) ne soit pas agréer en bio.

Les limaces : Causes et moyens de lutte

Les limaces : classification, comportement, dégâts, causes de la prolifération en agriculture naturelle, méthodes de lutte

CLASSIFICATION
Règne : Animal
Embranchement : Mollusques
Classe :Gastéropodes
Ordre : Stylommatophores
Familles : Arionidés, Limacidés

UTILITÉ
Les limaces s’alimentent de cadavres de petits animaux, d’excréments et de déchets végétaux, qu’elles réduisent en petits morceaux, et sont donc l’un des premiers maillons de la chaîne de décomposition de la matière organique. Elles contribuent aussi largement à la minéralisation des substances organiques et à la formation de l’humus ce qui profite à nos cultures. Malheureusement, elles s’attaquent aussi aux cultures.

COMPORTEMENT
Elles sont constituées à 85% d’eau et n’ont pas de peau ou de coquille pour éviter l’évaporation. Pour éviter de se dessécher, elles ont donc un besoin constant d’absorber de l’eau, par la peau, ou en buvant et en mangeant. Leur activité est en rapport direct avec l’humidité ambiante. Elles quittent leur abri, à la nuit tombée, lorsque la température baisse, que le sol restitue la chaleur emmagasinée dans la journée et que la rosée se forme. La longueur de leur promenade dépend de la quantité de bave (ou mucus) qu’elles devront sécréter, compte tenu de l’humidité du substrat, et la durée de leur phase d’activité est fonction de la quantité d’eau perdue par évaporation. Ce mucus qui recouvre la peau de l’animal lui assure son humidification et fait office de lubrifiant lors des déplacements. Élaboré par des glandes spécifiques, il est un élément indispensable de la locomotion des limaces. Composée à 98% d’eau, cette bave est écrasée sous la sole de réptation (le dessous du pied), formant la trace bien connue, visible sur les plantes attaquées. Comme les gastéropodes ne peuvent avancer sans ce lubrifiant, la nature du substrat qu’ils rencontrent conditionne fortement leurs déplacements. Un support sec et poreux ne leur permet pas d’avancer, car il absorbe l’eau de la bave qui s’épaissit. Cette importante dépense d’eau ne convient pas à la limace qui change alors de direction ou réduit immédiatement son activité.

DÉGÂTS
Les limaces causent des dégâts aux semis (surtout de radis, choux, colza, maïs, tounesol, etc.), aux légumes feuille (choux, radis, salades, blettes, oseille, épinards, etc.), aux légumes racines (carottes, radis, navets, pommes de terres), aux fraises et aux tomates les plus basses, à de nombreuses plantes d’ornement (iris, hosta, etc.) et aux champignons commestibles (cèpes, girolles, rosés, etc.). Elles se nourrissent de jeunes pousses tendres. Les légumes sont alors peu ragoutants car les parties atteintes pourrissent souvent et ce d’autant plus vite que les limaces transmettent fréquemment des agents infectieux aux plantes, par l’intermédiaire de leur bave ou de leurs déjections. Les symptômes sont des feuilles trouées ou mangées sur les bords avec des traces de bave sèche et brillante.
 

Attaque d’Arion rufus sur une laitue chicorée

Attaque d’Arion rufus sur une laitue chicorée

REPRODUCTION
Les limaces sont hermaphrodites, donc à la fois mâle et femelle, mais pas simultanément : les deux phases sexuelles se succèdent. Elles sont d’abord, les deux mâles, produisant des spermatozoïdes, s’accouplent et se fécondent mutuellement. Ensuite, commence la période femelle pendant laquelle les limaces produisent des ovules qui seront fécondés par le sperme stocké dans une poche spéciale. Les œufs sont pondus dans le sol en paquets pouvant contenir jusqu’à 200 œufs. La durée de la maturation des œufs va de 2 à 4 semaines en été, à 2 à 4 mois en hiver, période où ils résistent mieux au gel que les adultes et représentent de ce fait, le stade le plus approprié à l’hibernation. Ceux sont des limaces de quelques millimètres de long, adultes en miniature, qui éclosent.

Oeufs de limace

Oeufs de limace

INFLUENCE DU MILIEU SUR LE COMPORTEMENT ALIMENTAIRE
La qualité et l’accessibilité de la nourriture ont une influence déterminante sur le comportement alimentaire des limaces. En effet elles possèdent des organes olfactifs et des papilles gustatives bien développés, qui leurs permettent d’évaluer la qualité des aliments et de repérer des sources de nourriture situées parfois à des distances non négligeables. Les limaces préfèrent certains types de plantes, voire des stades particuliers de la croissance végétale et ont une prédilection pour les plantes endommagées. Des études ont révélées combien il était vital pour les limaces de pouvoir distinguer la qualité de leurs mets afin de se composer un régime alimentaire varié, car les limaces nourries exclusivement d’une espèce végétale, pomme de terre par exemple, présentent un retard de croissance très net. La distance entre le lieu de nourriture et le gîte joue, elle aussi, un rôle décisif : plus la limace doit se déplacer pour rechercher sa nourriture, plus elle est à la merci du temps qu’il fait. Par contre, si son gîte est proche, cette contrainte n’existe plus et elle peut alors consommer régulièrement de grandes quantités de nourriture et se développer très rapidement. C’est pourquoi, en agriculture naturelle, les limaces ont tendance à proliférer, du fait qu’elles aient d’une part, le gîte idéal dans une litière humide et chaude, et d’autre part, le choix au niveau de la nourriture, grâce à la diversité végétale présente.

LES TROIS ESPÈCES DE LIMACES LES PLUS FRÉQUEMMENT RENCONTRÉES
– La grosse limace (Arion rufus) est la plus connue : sa couleur va du rouge au brun noir et elle peut mesurer jusqu’à 15 cm. On la rencontre dans des biotopes très variés : haies, prés, marais et forêts, mais aussi dans les jardins et les champs. Elle s’active surtout à la surface du sol. Elle est pratiquement omnivore, mais opère un choix parmi les légumes et les plantes, suivant la saison et l’offre. Elle a une préférence pour les jeunes pousses tendres et les plantes déjà entamées. Une grosse limace est capable d’ingurgiter jusqu’à 50% de son poids, soit 5 à 10 g, en une seule nuit. Les plantes abîmées sont souvent contaminées par des maladies après le passage des limaces. Quant aux légumes destinés à la conservation ils pourrissent à partir des endroits attaqués. La grosse limace peut parcourir plusieurs mètres tous les soirs pour s’offrir le repas qui lui convient mais si elle trouve un nouvel abri convenable à proximité de son lieu d’approvisionnement, elle y reste.

Grande limace

Grande limace

La limace horticole ou limace des jardins (Arion hortensis). Elle mesure entre 2 et 3 cm. Elle est assez allongée et de couleur bleu noir avec 2 bandes latérales gris foncé à peine visible. La sole de reptation est orange ou jaune et le mucus incolore ou jaune. Elle est moins sensible au froid que la grosse limace donc l’hiver ne signifie pas pour elle une inactivité totale. Sa zone d’activité se situe à la surface ou dans les premiers centimètres du sol. Par temps humide (nuit de rosée par exemple) elle rampe aussi sur les feuilles, abîmant par exemple les têtes de chou. Plus la température et l’humidité de l’air sont élevées, plus les sorties nocturnes sont fréquentes. La quantité dévorée varie peu, mais les dégâts sont plus importants car les plantes sont entamées en de nombreux endroits. Elles endommagent plus particulièrement les racines et les germes, ainsi que les légumes-racines et les tubercules. Les limaces horticoles sont sédentaires et ne parcourent pas de grandes distances.

Elles se déplacent d’une planche à l’autre pour trouver des plants plus jeunes et plus savoureux.

Limace des jardins

Limace des jardins

– La petite limace grise ou loche (Deroceras reticulatum de la famille des Limacidés) mesure entre 3, 5 et 5 cm.Son corps est blanc jaunâtre, gris ardoise ou marron et souvent ornementé de tâches brunâtres dessinant une sorte de réseau. La peau est légèrement ridée, la sole de reptation claire. Comme cette espèce vit à la fois sous et sur terre, elle menace toutes les parties des végétaux : feuilles, fleurs, fruits, tiges, racines et tubercules. La nature des dommages dépend du climat : en période de sécheresse, les petites limaces grises restent surtout dans le sol où elles rongent les parties souterraines des plantes. Elles peuvent ainsi, en l’espace de 2 jours, réduire à néant un semis de carottes sans qu’on en ait aperçu une seule. La petite limace grise peut poursuivre son activité même si la température avoisine 0°C.

Petite limace grise

Petite limace grise

METHODES DE LUTTE

  • Le piégeage et le ramassage (plus adapté à la grosse limace rouge) : on dispose, le soir, en plusieurs endroits du jardin, des abris artificiels tels que pots en terre retournés, tuiles, cartons ondulés mouillés, feuilles de plastique noir, morceaux de planches avec éventuellement des appâts comme des feuilles de consoude, d’œillet d’Inde, des déchets de cuisine, des épluchures, du son, de la bière, … Et le lendemain, on procède au ramassage des limaces.
  • Une barrière physique : on met en place autour des semis ou des plants à protéger un obstacle gênant le déplacement des limaces. Cela peut être de la cendre de bois ou de la sciure à condition que la couche face au moins 1 cm d’épaisseur, un mulch sec, un morceau de tube PVC ou une bouteille en plastique coupée en deux placés sur les jeunes plantes.
  • L’effet répulsif : les limaces n’aiment pas certaines plantes comme le thym, l’ail, la civette, la menthe, le géranium, la digitale, le fenouil, l’oignon, la capucine dont on disposera quelques parties aux endroits à protéger.
  • Une fine couche de broyat de branches comme mulch sera moins confortable que de la paille appréciée des limaces.
  • Attendre que le sol soit suffisamment réchauffé avant d’effectuer les premiers semis en pleine terre. Plus les plants lèveront vite, moins les dégâts causés par les limaces seront importants. Pour accélérer la germination on peut laisser tremper les graines toute une nuit dans l’eau. Pour les plantes à risque (laitue) on choisira plutôt la technique du repiquage de plants vigoureux et en bonne santé, en godets.
  • Limiter l’arrosage aux plantes qui en ont vraiment besoin en le faisant localement, au tuyau ou à l’arrosoir. Préférer arroser le matin de manière à ne pas favoriser la circulation des limaces qui sont des animaux nocturnes.
  • Tasser le sol autour des semis ou des plantations afin de ne pas laisser de refuge aux limaces.
  • Faire un lâcher de volailles – canards, poules, dindes, pintades – durant quelques minutes, le matin de bonne heure ou le soir à la tombée de la nuit.
  • Les prédateurs naturels : favoriser la présence des prédateurs des limaces avec une haie pour accueillir les oiseaux, les hérissons, les musaraignes ; un tas de pierre pour les carabes, le vers luisant et ses larves, l’escargot de Bourgogne (qui mange les œufs de limace) ; un plan d’eau pour les orvets, les crapauds et les grenouilles ; sans oublier les taupes.
Les produits chimiques : sur les grandes surfaces et de manière uniquement curative, par exemple lorsque la récolte est compromise en cas d’attaque massive des semis, il est possible d’épendre du phosphate de fer. C’est un produit biodégradable, qui n’attire ni n’empoisonne les carnivores (chiens et chats) contrairement à d’autres produits sur le marché tel que le Métaldéhyde. En conclusion, si l’on conduit son jardin de façon naturelle, c’est à dire en réunissant toutes les conditions nécessaires à un équilibre biologique, les limaces ne seront qu’un élément parmi tant d’autre de la chaîne alimentaire et elles ne poseront pas de problèmes majeurs. Pour approfondir 50 Façons d’assassiner les limaces de Sarah Ford et Luc Rigoureau (Poche – 13 février 2008) Puceron, mildiou, limaces… : Prévenir, identifier, soigner bio de Jean-Paul Thorez et Christine Achard (Broché – 10 mars 2008) Elsevier’s Dictionary of Pests and Diseases in Useful Plants: In English, French, Spanish, Italian, German, Dutch, and Latin de Ernest Eylenbosch (Relié – 30 août 1995) Crédit photos : Wikipédia, sauf mention contraire.   Note de l’ITAN Francis Bourdeu 5 mai 2010

Les produits chimiques : sur les grandes surfaces et de manière uniquement curative, par exemple lorsque la récolte est compromise en cas d’attaque massive des semis, il est possible d’épendre du phosphate de fer. C’est un produit biodégradable, qui n’attire ni n’empoisonne les carnivores (chiens et chats) contrairement à d’autres produits sur le marché tel que le Métaldéhyde.

En conclusion, si l’on conduit son jardin de façon naturelle, c’est à dire en réunissant toutes les

conditions nécessaires à un équilibre biologique, les limaces ne seront qu’un élément parmi tant d’autre de la chaîne alimentaire et elles ne poseront pas de problèmes majeurs.

Pour approfondir

50 Façons d’assassiner les limaces de Sarah Ford et Luc Rigoureau (Poche – 13 février 2008) Puceron, mildiou, limaces… : Prévenir, identifier, soigner bio de Jean-Paul Thorez et Christine Achard (Broché – 10 mars 2008)

Elsevier’s Dictionary of Pests and Diseases in Useful Plants: In English, French, Spanish, Italian, German, Dutch, and Latin de Ernest Eylenbosch (Relié – 30 août 1995)

Crédit photos : Wikipédia, sauf mention contraire.

 

Note de l’ITAN
Francis Bourdeu
5 mai 2010

Précieux Tome 1 à télécharger : Permaculture de Bill Molisson et David Holmgreen

Ce fichier au format électronique est ici disponible gratuitement, dans le but de partager les connaissances et les savoirs. Mais n’hésitez pas à acheter la version papier si vous avez apprécié, pour remercier les auteurs de leur travail.

Vous trouverez dans ce livre la méthode mise au point par Bill Molisson pour produire une grande variété d’aliments et de substances utiles, que vous disposiez d’un petit jardin ou d’une véritable exploitation agricole. La permaculture vise à exalter progressivement les effets bénéfiques apportés par la biodiversité : elle nous enseigne à cultiver en harmonie avec la nature, en adaptant nos besoins aux ressources présentes et adaptant nos pratiques aux conditions locales. La démarche des auteurs est loin d’être « rétro »: elle vous amènera à pousser très loin les études et les réflexions préalables, à faire au départ, une minutieuse planification, basée sur une large investigation, qu’il faut d ailleurs constamment renouveler. Après la période d’installation et à condition de continuer à observer, contrôler, expérimenter, vous pourrez constater combien il est avantageux de faire travailler d’abord votre tête, et d économiser ainsi votre temps, vos efforts physiques et votre argent. Ce livre est le manuel de référence en la matière, écrit par le pionnier de ce mouvement aujourd’hui en plein essor, vers un retour à l’agriculture saine et écologique.

Télécharger Permaculture – Tome 1 de Bill Molisson en Format PDF

Acheter le Livre

 

Adoptez des carabes ;-) Anti-limaces gourmand et naturel

Les carabes

COMPRENANT probablement plus d'un million d'espèces différentes (environ un quart des espèces animales de la planète), l'ordre des coléoptères regroupe les insectes dotés d'élytres protégeant leurs ailes antérieures. Phytophages, xylophages, coprophages, saprophages, nécrophages, granivores ou encore carnivores, les coléoptères jouent un rôle essentiel pour l'équilibre des écosystèmes et la fertilité des sols.

En France, les Carabidés regroupent environ 1000 espèces de coléoptères coureurs, de forme élancée, aux pattes longues et aux antennes filiformes. Les trois quarts d'entre eux sont exclusivement carnivores et particulièrement voraces au stade larvaire. Ils chassent surtout la nuit et se nourrissent de limaces, d'escargots, de pucerons, de vers de terre, de larves en tout genre (carpocapse, mouche du chou, de la carotte...), de doryphores, de petits coléoptères... Certains carabes peuvent ingérer jusqu'à 125 pucerons ou 6 limaces par jour !

Planches d'identification d'espèces des genres CalosomaCarabus et Bembidion.
(Edmund Reitter - Domaine public)

Au cas où cela vous turlupinerait, précisons tout de suite que le nom vernaculaire de carabeest généralement utilisé pour désigner l'ensemble des Carabidés, même s'il désigne parfois exclusivement le genre Carabus (50 espèces).

Le carabe doréCarabus auratus, est le plus célèbre du genre. Il était autrefois affectueusement surnommé "jardinière" pour son aide précieuse apportée aux jardiniers.

(illustration : Edmund Reitter - Domaine public)



BRÈVES COMPORTEMENTALES

Les carabes sont dotés de glandes sécrétant des substances nocives pour se défendre contre leurs prédateurs. Face à une attaque, les carabes dits bombardiers (environ 500 espèces dans le monde) lâchent depuis leur abdomen un jet puissant de liquide corrosif en ébullition, orientable dans toutes les directions et accompagné d'une détonation ! Cette arme chimique est particulièrement efficace (parfois mortellement) contre les fourmis, mais même des assaillants comme les reptiles, les oiseaux et les chats ont tendance à recracher l'insecte après plusieurs salves dans la gueule ou le bec.
Il est conseillé de ne pas toucher aux carabes en général, car leurs sécrétions (hydroquinone, peroxyde d'hydrogène, phénols, aldéhydes et acides organiques) peuvent provoquer des irritations. 
Les calosomes (Calosoma spp.) sont réputés pour leur grand appétit de chenilles, dont la spongieuse (chenille du bombyx disparate qui ravage les forêts de chênes) et la chenille processionnaire.

La plupart des carabes sont dits "à larve d'été" : ils se reproduisent et émergent au printemps, puis la larve se nymphose pendant l'été et c'est l'adulte qui hivernera.
Mais certains sont "à larve d'hiver" : la reproduction a lieu tout l'été, pour une ponte en automne. Les larves passent l'hiver à l'abri et l'adulte éclot au printemps.
Un jardin suffisamment riche de biodiversité pour accueillir plusieurs espèces différentes peut ainsi réunir ces deux types de carabes, leurs larves gloutonnes se "relayant" tout au long de la saison.

Un carabe non-identifié au jardin du Grand Jas.



ESPÈCES MENACÉES

De bien des manières, les carabes ont fait les frais de la révolution verte et du modèle hérité en matière de gestion environnementale.
Un grand nombre de carabes affectionnant les milieux humides ont subi le pillage des tourbières, l'assèchement des marais et des étangs, la déforestation massive, la destruction des bancs de sable et la pollution des cours d'eau. D'autres, plus habitués aux milieux "ouverts," sont menacés par la disparition des friches et des haies, et par les pratiques agricoles conventionnelles : outre les épandages d'insecticides, le labour mécanisé a lui aussi contribué à décimer les carabes en détruisant les adultes qui évoluent principalement au sol, mais aussi les œufs et les nymphes enfouis sous terre.

Une soixantaine d'espèces ont aujourd'hui le statut d'espèce protégée en France :
Le carabe doré du Ventoux - Carabus auratus honnorati
Le carabe noduleux - Carabus variolosus
Le carabe à reflets cuivrés - Chrysocarabus auronitens cupreonitens
Le carabe à reflet d'or - Chrysocarabus auronitens subfestivus
Le carabe de Solier - Chrysocarabus solieri
Les aphaenops - Aphaenops spp. (34 espèces)
Les hydraphaenops - Hydraphaenops spp. (15 espèces)
Les trichaphaenops - Trichaphaenops spp. (6 espèces) 


DES LIMACES POUR LES CARABES

Il est évident (et de plus en plus reconnu) qu'empoisonner un "ravageur" est le meilleur moyen d'éliminer ses prédateurs naturels. Les granulés bleus bien sûr, mais aussi le fameux piège à bière souvent préconisé en jardinage biologique contre les limaces, sont tout aussi mortels pour les carabes. Pour qui souhaite confier à ces derniers le soin de contrôler les populations de limaces, il suffit de leur fournir autant de milieux propices que vous le voudrez : des cultures paillées toute l'année, des herbes hautes, quelques branchages, un tas de pierres, des arbres et des buissons (fruitiers !), une mare naturelle ou encore un hôtel à insectes... bref, de quoi se réfugier pendant la journée, à l'abri des oiseaux et des rongeurs, et pour l'hivernage.

Pour accueillir les carabes, il suffit donc de leur offrir le gîte... mais aussi le couvert, en laissant leurs proies tranquilles ! Par exemple, dans les jardins de La Graine, notre technique de lutte contre les limaces est simple : en admettant que nous souhaitons cultiver 30 laitues, nous en semons 200. Ainsi, même si les limaces en dévorent les trois quarts, il nous en restera encore largement assez pour en manger plus que prévu, laisser les plus beaux pieds monter en graines et récolter des milliers de nouvelles semences pour les semis suivants. Les carabes (et autres prédateurs) ainsi bien accueillis et bien nourris régulent peu à peu les populations de limaces et le problème s'amenuise de lui-même. Il faut seulement accepter l'idée de nourrir les limaces pour les empêcher de pulluler !

source : http://www.lagraineindocile.fr/

La Pomate ;-)

La tomate et la pomme de terre sont deux plantes de la même famille, les Solanacées, qui toutes deux produisent des fruits, des baies de différentes grosseurs suivant les espèces ou variétés.

La tomateSolanum lycopersicum.

La pomme de terreSolanum tuberosum.

Inutile que je vous parle des baies de la tomate, tout le monde connait ses fleurs jaunes puis les fruits qui peuvent être de différentes couleurs, de différentes formes et de différents calibres.

Mais pour ce qui est des baies de la pomme de terre, très peu de personnes en ont vues dans leur vie. Les fleurs de pomme de terre peuvent être de différentes couleurs, blanc, rose ou bleur mauve suivant les espèces et variétés. Les fruits, non consommables, ressemblent à des tomates cerises noires. Les tiges souterraines produisent les tubercules que nous consommons.

Le greffage :

Prenez une belle pomme de terre germée, peu importe la variété. Si vous plantez en serre, choississez une variété primeur que vous connaissez bien.

Enlevez tous les germes sauf un. Gardez le plus beau germe parmi les plus gros.

Prélevez un gourmand sur un plant de tomate, d’une longueur d’environ 10cm Peu importe la variété, mais, je vous conseille de choisir plutôt un plant de tomate cerise. Pourquoi ? Parce ce qu’elle donne des petits fruits. Il faut se rappeler que la pomme de terre produit des petites baies. Donc, les fruits de la « pomate » auront moins de difficulté à mûrir.

Pratiquez une greffe à l’anglaise. Pour ce faire, coupez de biais la base du gourmand de tomate et de biais la partie haute du germe de pomme de terre. Utilisez un bon greffoir bien tranchant.

Faites coïncider les deux parties en les maintenant par une petite pince spéciale de greffage. Si vous n’avez pas de pince, utilisez un morceau de scotch déchirable. Procéder délicatement, les deux parties étant molles, il ne faut pas les écraser entre les doigts.

Plantez maintenant cette nouvelle plante comme vous plantez des pommes de terre mais, attention,

n’enterrez pas le point de greffe pour l’instant. Le point de greffe doit d’abord sécher en formant un cal.

Au bout de quinze jours environ, quand le cal sera bien formé, vous buterez la pomate en ramenant la terre tout autour de façon à ce que le point de greffe soit enterré d’au moins 1 à 2cm.

La culture :

Vous traiterez la pomate préventivement à la bouillie bordelaise. Au fur et à mesure de la croissance, vous buterez à nouveau. Vous supprimerez les gourmands sur la partie aérienne.

La récolte :

Les pommes de terre seront mûres avant les tomates. En septembre, vous dégagez la terre délicatement pour récolter vos pommes de terre.

Comme vous avez correctement buté la pomate, la tomate a développé son propre système racinaire et peut donc continuer à vivre et à alimenter les fruits.

Ce que vous n’aurez pas, ce sont les fanes de pommes de terre.

A vos expériences,

Solanacé-ment vôtre,

 http://hortimail.over-blog.com/article-pomate-pommes-de-terre-et-tomates-sur-une-meme-plante-106015480.html
via permaculteurs.com
 

Une terre pour Laupin ! Mathieu a encore besoin de nous

WWOOF France a financé une partie du projet de Mathieu grâce à BlueBees, il ne lui reste plus "que" 2 000 a récolté pour pouvoir le mener à bien : n'hésitez-plus ! C'est pour la bonne cause.

Petite vidéo explicative :

Pour participer et avoir plus d'infos c'est par ici !

L'occasion aussi de (re)découvrir BlueBees plateforme de finance participative destinée à promouvoir et faciliter la réalisation de projets qui œuvrent pour une agriculture et une alimentation durables et Terre de Liens 

Bientôt à cours d'eau

Nous savons que la vie sans eau sur terre est impossible. Nous qui sommes faits à 70 % d’eau, en avons besoin pour nous nourrir, pour nous hydrater. L’eau est le centre même de la vie. Et pourtant, un nouveau rapport de la NASA, le projet GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment), effectué entre 2003 et 2013 affirme que l’eau douce se fait rare et que nous en manquons de plus en plus. En effet, sur 37 cours d’eau étudiés, 21 sont en voie d’épuisement. 8 d’entre eux n’ont d’ailleurs peu ou pas de ressources d’eau à l’heure actuelle. Ils pourraient donc potentiellement être à sec à l’avenir, ce qui serait un désastre pour toutes les formes de vies qu’ils supportent. Le fait est que nous appauvrissons les ressources d’eau sur la terre à un rythme alarmant.

Ou va toute l’eau utilisée sur la planète ?

L’eau du robinet
C’est l’eau que nous utilisons tous les jours pour boire, cuisiner, nous laver,… Elle est généralement de bonne qualité en France et extrêmement contrôlée mais cela peut varier en fonction des régions.

Les cours d’eaux
Les zones densément peuplées comme l’Inde, le Pakistan, la péninsule arabique et l’Afrique du Nord sont des zones touchées par la mauvaise qualité de l’eau qui est infectée par la pollution industrielle et domestique (rejets d’usines, égouts urbains, pesticides…). Paradoxalement, alors que la population mondiale s’accroit, les déplacements vers les zones fortement peuplées s’intensifient et la demande en eau ne fait qu’augmenter également dans ces zones ou l’eau n’est pas fiable.

Utilisation industrielle
Dans certaines régions, l’industrie est à blâmer car elle extrait de grosses quantités d’eau. Ce sont par exemple des mines d’or et de minerai de fer, des explorations et extractions de gaz, des extraction minière, des extractions de combustibles fossiles,… Ces industries pompent trop d’eau pour que la nature n’ait le temps de les renouveler.

Agriculture
L’agriculture est une autre source importante d’épuisement des eaux. Et tout comme les zones très peuplées ou les zones industrialisées, on note une relation étroite entre l’épuisement des eaux souterraines avec les zones de grandes activités agricoles.

En fait, l’agriculture est la principale cause de l’épuisement des eaux. L’agriculture utilise environ 70% de l’eau douce disponible dans le monde. Dont un tiers est utilisé pour cultiver les céréales destinées à nourrir le bétail. L’agriculture animale nécessite une grosse quantité d’eau, non seulement pour l’alimentation donnée aux bêtes, mais aussi pour les hydrater, pour garder les installations propres, et pour faire tourner l’exploitation au quotidien

Il faut 1800 litres d’eau pour la production d’un steak moyen.

Quelle eau consommer ?

Surveiller la qualité de l’eau du robinet

L’eau du robinet est contrôlée en France. Il est cependant possible de trouver des traces depesticides ou de nitrate dans des régions fortement agricoles. Il faut également savoir que chaque année, des centaines de communes obtiennent des dérogations qui leur permettent de distribuer l’eau potable même lorsque celle ci dépasse les seuils réglementaires sur certains polluants. De plus l’eau du robinet contient du chlore, qui peu se lier à des matières organiques qui sont potentiellement cancérogènes (selon l’OMS). La présence de sels d’aluminiums en quantité infime dans l’eau potable créé aussi la controverse (il sont utilisés dans le traitement de l’eau). Il y a également certaines substances, comme les résidus de médicaments (antibiotiques, anticancéreux ou hormones) ne sont pas filtrés par les stations d’épurations, ne sont même pas mesurées et ne font pas partie des critères réglementaires. Enfin, certaines canalisations en PVC contiennent dubisphénol A (substance se trouvant dans certains plastiques) et peuvent contaminer l’eau qui en découle.

Il est conseillé de laisser le chlore s’évaporer en laissant l’eau dans une carafe au moins 1 heure avant de la boire

Quelques conseils :

  • – Voici un lien qui peut vous permettre de vérifier la qualité de l’eau du robinet dans votre région :
    Qualité de l’eau potable sur sante.gouv.fr
  • – Il est également possible de la vérifier auprès de votre mairie : des contrôles sanitaires sont obligatoirement effectués et affichés.
  • – L’utilisation de filtres (charbon actif type Brita) permet d’éliminer le chlore, certains pesticides et résidus médicamenteux (attention cependant à bien changer la cartouche pour ne pas qu’elle relâche les résidus dans l’eau).
  • – L’installation de l’osmose inverse, élimine plus efficacement le nitrate, les pesticide, le plomb et résidus de médicaments (mais à un coût plus élevé).

L’eau en bouteille

Distinguons deux types d’eaux en bouteille :

  • – L’eau de source souterraine (qui est protégée contre la pollution et n’est pas traitée chimiquement)
  • – L’eau minérale naturelle (qui contient des minéraux et oligo éléments)

Normalement ces eaux sont protégés de la pollution. Cependant, une récente étude de 60 millions de consommateurs a révélé que les eaux de certaines marques comportaient des traces de médicaments et / ou de pesticides :
Hépar, Mont Roucous, Saint Amand, Vittel, Volvic, Eau de source pétillante carrefour, Saint-Pierre Cora, Salvetat, Saint-Yorre.

Enfin, il faut également prendre en compte le fait que les compagnies d’eau en bouteille ont une fâcheuse tendance à voler l’eau des zones touchées par la sécheresse et la revendre à un prix fort pour le consommateur. De plus, les bouteilles en plastiques sont des déchets à recycler, ce qui est un point à ne pas négliger pour le respect de l’écologie.

Comment réduire sa consommation d’eau ?

Nous ne sommes pas en mesure de changer le monde en un claquement de doigt. Mais nous pouvons certainement faire beaucoup individuellement d’abord et notre manière de vivre peut avoir un impact sur la conservation de l’eau si chacun modifie ses habitudes de consommations.

Surveiller son utilisation d’eau au quotidien.

Il est facile de gaspiller l’eau sans vraiment le réaliser. Il suffit de prendre l’habitude de surveiller le temps que l’on passe sous la douche et utiliser uniquement l’eau nécessaire, ne pas laisser couler l’eau lorsqu’on se lave les dents ou lorsqu’on fait la vaisselle, réutiliser l’eau autant que possible.

Réduire sa consommation de viande.

Manger de la viande est un facteur majeur qui contribue à la dépense d’eau dans le monde. Le passage à un régime qui ne repose moins, voire plus du tout, sur les protéines animales aide vraiment à baisser la consommation d’eau.

Il faut 15 fois plus d’eau pour produire 1 steak de bœuf que pour faire un steak de soja.

Nos choix alimentaires ont donc le pouvoir de changer notre système de consommation et de production. Nous pouvons également réduire la pollution que nous engendrons chacun à notre échelle et ouvrir la voie à un avenir véritablement durable. Alors même si nous ne pouvons pas changer le monde à nous tout seul, il nous est possible de devenir un consommateur conscient et pouvoir au moins être fier de ne pas contribuer à la dégradation et l’épuisement des ressources de la planète.

Article original > tr.im/6TpgS
via permaculteurs.com

Fiche de culture de la laitue !

Par Guillaume PALUCH, blog : http://unpotagernature.fr/

Origine : la laitue (Lactuca sativa) est une plante bisannuelle de la famille des Astéracées originaire d’Europe du sud. Elle est cultivée depuis l’Egypte ancienne, et a donné naissance à de nombreuses variétés de différentes formes, textures et couleurs (laitue pommée, batavia, feuille de chêne, romaine). Toutes les laitues cultivées sont issues de la laitue sauvage (Lactuca Serriola) qui est beaucoup plus coriace et amère que sa cousine cultivée.

Semis : la culture de la laitue s’étale sur pratiquement toute l’année car il existe une multitude de variétés à semer en fonction des saisons. Les semis s’étalent de février à fin septembre pour avoir une récolte quasiment toute l’année. Si vous débutez je vous conseille de semer la laitue au printemps c’est la période où elle est la plus facile a réussir !

Je vous conseille de choisir vos graines en fonction des saisons où vous comptez semer, il y a des variétés de laitues plutôt adaptées pour les récoltes d’été, d’autres pour l’automne ou l’hiver. Vous trouverez un large choix de variétés à semer en fonction des saisons et de votre climat sur le site Germinance.

Astuce : Si vous avez des graines à échangez, pensez à vous inscrire sur Graines de Troc.

Pour étaler les récoltes il faut réaliser un semis de laitue toute les 4 à 5 semaines environ par petite portion. Évitez de semer en période de forte chaleur, les jeunes plants risqueraient de griller. Inutile d’acheter des plants de laitues au prix fort en jardinerie, le semis est très facile à réaliser. Pour réaliser votre semis je vous conseille de procéder de la manière suivante :

Délimitez un carré de 50 cm de côtés avec des cannes en bambous ou des bâtons, enlevez le paillage présent et avec un plantoir arrachez les éventuelles herbes, après cela bien aplanir le sol avec un râteau.
Maintenant vous allez pouvoir semer vos graines de manière homogène, évitez de semer trop serré car la laitue germe bien.

> Recouvrir les graines d’une fine couche de terre de 0.5 cm et tasser légèrement avec le dos du râteau.
> Arrosez délicatement avec la pomme de votre arrosoir en fine pluie.
> Veillez à maintenir le terrain humide si le temps est sec.
> Mettez en place un plastique de protection pour les semis effectués de fin février à mi avril voire plus tard si vous habitez dans une région froide.

Repiquage : le repiquage est une étape clé dans la culture de la laitue, il s’effectue 4 à 6 semaines après le semis en fonction des conditions climatiques. Vos laitues sont bonnes à repiquer quand elles ont atteint le stade 2 à 3 feuilles. Je vous conseille de ne pas repiquer plus de 30 laitues issues d’un même semis pour éviter la surproduction !

Procédez impérativement au repiquage en fin de journée si le temps est sec et ensoleillé. Dans une planche de culture recouverte d’un paillage de 5 cm d’épaisseur, écartez légèrement le paillage et repiquez vos jeunes plants de laitues en ligne a une distance de 30 cm les uns des autres. Espacez vos lignes de 30 cm.

Pour assurer une bonne reprise si le temps est sec arrosez délicatement chaque plant tous les jours dans les 10 jours qui suivent le repiquage. Le paillage aura pour fonction de garder l’humidité, d’empêcher l’herbe de pousser et d’enrichir le sol en se compostant. Après cela les seuls soins à apporter avant la récolte sont l’entretien du paillage pour éviter que l’herbe ne pousse ainsi quelques arrosages si le temps est sec.

Récolte : 5 semaines après le repiquage si tout se passe bien vous commencerez à avoir de belles laitues pommées au cœur tendre d’une saveur et texture inégalée par rapport à celles du commerce !
Vos laitues mettrons 3 semaines avant de commencer à monter en été, en automne et en hiver le processus sera beaucoup plus long. Une laitue un peu montée est encore parfaitement consommable, il faut juste enlever la tige creuse au centre.

Maladies et ravageurs : les principaux ravageurs de la laitue sont les escargots et les limaces, pour limiter leurs dégâts je vous conseille de pratiquer le compostage direct de vos fanes de légumes directement dans vos planches de cultures. Les limaces étant détritivores, elles se nourriront en priorité de vos déchets végétaux et délaisseront vos laitues ! Si vous n’avez pas assez de fanes de légumes, je vous conseille de mettre un paillage de fougère qui a une action répulsive pour les limaces.
Il n’est pas rare que le ver de gris, s’attaque à la racine de quelques laitues, si vous voyez une laitue flétrir, arrachez là et essayez de le trouver !

" Travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau "

WWOOF France souhaite s’exprimer « officiellement » dans la polémique générée injustement par la « Caravane des Alternatives »

Le contexte :
- En mars 2016, l’un de nos hôtes se plaint à notre équipe

o  d’être contacté par des personnes non adhérentes à l’association
o d’avoir constaté que ses coordonnées et annonce WWOOF avaient été mises en ligne, sans son accord sur le site « la Caravane des Alternatives »

- Après une rapide investigation de notre part, nous constatons que près d’une centaine d’annonces de nos hôtes ont été purement et simplement copiées sans que ces derniers, qui avaient confié ces informations à WWOOF France, n’aient donné le moindre accord. Ce vol d’informations est vraisemblablement issu d’un travail manuel (et fastidieux) de copier-coller depuis notre ancien site, réalisé par un ancien WWOOFeur il y a 2-3 ans

- Nous nous sommes donc rapprochés du webmaster du site « La Caravane des Alternatives » pour lui demander, au nom de nos membres hôtes, la suppression immédiate de toutes leurs données personnelles.

- Qu’elle n’a pas été notre surprise de nous voir accuser en retour de « capitalistes », « pourris », « d’avoir basculé du côté obscure de la Force », de « vampires » … ce contre quoi nous nous insurgeons !

Notre idée est, même si l’approche de la Caravane des Alternatives est louable et certaines des valeurs véhiculées identiques à celles de notre Association, que les hôtes WWOOF France ont adhéré à l’association parce qu’ils ont choisi d’adhérer à un réseau, des idées, une éthique. Se retrouver sur un autre site sans l’avoir choisi, et sans même le savoir pour certains, peut être déconcertant et inquiétant comme cela l’a été pour notre hôte, qui s’en est récemment plaint. C’est pourquoi nous lui avons demandé de supprimer immédiatement les informations relatives à nos membres hôtes.

Il est à noter qu’en mai 2014, déjà suite à une plainte de l’un de nos hôtes, nous avions contacté ce webmaster pour lui expliquer cela, mais en vain. Nous ne pouvons restés insensibles aujourd’hui à tant d’agressivité et de calomnies, voire de diffamations.

Nous avons d’ores et déjà pris des mesures : les emails des hôtes n'apparaissent plus sur le site depuis quelques jours ; les WWOOFeurs doivent utiliser exclusivement le bouton "contacter cet hôte".

Nous invitons également les hôtes qui trouvent leur annonce sur le site http://caravanedesalternatives.weebly.com et qui ne veulent pas y être, à contacter caravanedesalternatives@riseup.net pour ne plus y apparaître.

Notre Association œuvre depuis maintenant 8 ans au développement du WWOOFing en France, s’est « battue » auprès des instances légales et autres organismes (notamment MSA) pour en faire un mouvement alternatif –certes- mais « autorisé » (le WWOOFing est récemment et officiellement reconnu comme étant une expérience, des vacances solidaires actives – et non pas du « travail illégal »)

Le travail quotidien de notre petite équipe, motivée à 100 %, n’a bien qu’un seul objectif : promouvoir l’agriculture biologique autour de nos valeurs qui sont la confiance, la tolérance, et la générosité.

C’était donc le droit de réponse de l’équipe de WWOOF France à la Caravane des Alternatives.

Namasté !

David MARIE, Président de l’Association et toute son équipe : Alexandra, Virginie, Véronique & Guillaume !

image : Pinterest

 

C'est maintenant qu'il faut agir : LA différence entre le frelon asiatique et notre frelon européen

Aucune région ne sera épargnée même au nord de la Loire. Cela va en empirant chaque année. Leur progression atteint maintenant la Belgique et les Pays Bas. 
En disposant dans nos jardins et en ville sur nos balcons, 
des pièges pour attraper ces futures fondatrices de nids. 
1 reine = 2 000 à 3 000 individus
Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles plastique d'eau minérale, de percer trois trous, puis de verser à l'intérieur 10 centimètres d'un mélange composé de 1/3 de bière blonde (ou brune ?), 1/3 de vin blanc (pour repousser les abeilles) 
et de 1/3 de sirop de cassis. 
Il suffit de laisser en place ces pièges de la mi-février à fin avril.

En étudiant le cycle de vie de ce frelon, on s'aperçoit que nous pouvons agir très utilement et individuellement contre le fléau. En effet, les nids construits dans l'année se vident de leurs habitants en hiver car l'ensemble des ouvrières et des mâles ne passent pas l'hiver et meurent. 
Seule les reines et jeunes reines se camouflent, dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs etc… 
Elles n’en sortent que courant février et recommencent à s'alimenter. 
C'est à ce moment que nous pouvons agir. 

Merci à notre hôte Chantal !